26/05/2010
Convergence
Voici ce que j'écrivais le 6 juin 2007, lors de la sortie de l'iPod Touch :
"Ce qu'Apple est en train de réaliser, à son rythme, c'est la convergence que l'on voit à l'oeuvre dans tous les romans de science-fiction, celle qui s'affranchit de l'outil (ordinateur, téléphone, lecteur multimédia, ...) : toutes les données qui vous importent, dans la paume de votre main, partout, tout le temps."
Depuis, il y a eu l'iPhone, l'iPad.
Reste la télé. Google vient de s'y mettre, Apple a déjà son "hobby" inabouti (l'AppleTV). Rendez-vous le 7 juin.
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27/01/2009
Le fil de la plume
Quand trois traits de plume définissent un visage, le plus important se trouve dans les zones blanches.
Une femme afghane veille son mari, dans le coma après un accident stupide. La répétition des gestes clôt une nouvelle réalité de soins, de silence, d'attente.
Mais l'attente de quoi ?
Ariq Rahimi écrit un court roman d'une densité troublante, dans lequel les murs d'un mariage en zone de guerrilla tiennent par la force d'une volonté et l'abandon face à ce qui nous dépasse. Comme un chant, le texte change de rythme, saute, revient, décrit et détaille, prononce ou, le plus souvent, tait : nos projections prennent place, jusqu'à ce rendre compte qu'il n'y a rien à projeter, vraiment rien à juger. Accueillir seulement la parole, de ruisseau à tempête, d'une femme à la lucidité de lame.
Dans un paysage de roches, l'eau chante, grossit et se fraie un chemin, vers ?
Magnifique roman.
11:10 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : syngué sabour, ariq rahimi, goncourt
11/07/2008
9,6 millions et moi
Cela fait plusieurs années que je regarde peu la télé, et quasiment plus TF1. Je n'aime pas les coupures pubs dans les films, je préfère la VOST à la VF - même pour les blockbusters -, je n'éprouve aucune sorte d'intérêt pour le sport télévisé et, quand j'ai cessé de le regarder, le 20h m'insupportait par la portion congrue accordée aux événements internationaux.
Pourtant, hier, comme 1,6 million de personnes supplémentaires, j'ai regardé le dernier journal de PPDA. Etrange départ, dans la dignité et un vrai professionnalisme (remercier l'entreprise qui vous vire, il faut une certaine dose de classe...).
Quelle élégante incongruité, une citation de Shakespeare dans un JT !
10:12 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ppda, tf1, jt
19/03/2008
Audacity of Hope
Je ne me sens pas, pour le moment, capable d'avoir des idées suffisamment claires pour parler de l'effroyable demande de Mme Sebire. [Edit à 23h : Mme Sébire a été retrouvée morte, chez elle. Les questions théoriques s'éteignent, au moins pour quelques heures.]
Je ne vois aucun intérêt à commenter le vide, le creux, l'inanité des joutes post-municipales, la nomination de ministricules dont on espère, surtout pour Nadine Morano, que ce sera l'occasion qu'ils ferment leur gueule et arrêtent de sortir des monstruosités.
Je me tamponne le coquillard de la chute des marchés, que j'ai annoncée depuis deux ans au moins, et dont la rationalité économique - c'est-à-dire ce qu'on ne lit que rarement dans la presse, et ne voit jamais à la télé - oblige à dire qu'elle n'est pas finie.
Les émeutes au Tibet ? Rien ne changera, avec ou sans boycott des JO, pardon, de la cérémonie d'ouverture des JO, une menace propre à faire peur aux dirigeants chinois, n'est-ce-pas... Ils doivent en trembler la nuit.
Mais il y a quelque chose qui m'a impressionné, aujourd'hui.
Je n'ai pas envie d'être ironique, anti-américain, si franco-français, quand je lis l'adresse de Barrack Obama à Philadelphie.
Je ne peux qu'espérer que cet espoir-là n'est pas qu'une envolée lyrique, que les moyens lui seront donnés de vivre et s'épanouir.
Lisez-le, en oubliant l'Irak, les multinationales, Monsanto et le reste.
16:25 Publié dans Des mots m'émerveillent, Détours du monde, Polis, -itis : la Cité, Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, usa, philadelphie, obama
02/03/2008
Découvertes musicales (8)
Cela fait quelques temps que je tournais en rond, musicalement.
Et puis, par la grâce de Taratata, et bien que l'émission n'ait plus cette magie de l'époque France 2, deux découvertes. Et une troisième par une simple affiche dans le métro.
Yael Naim. Vous connaissez ce nom, ou au moins la chanson-phare, depuis quelques semaines. Je l'ai entendue pour la première fois il y a plusieurs mois, dans une reprise au piano, époustouflante d'humour et de grâce, de l'insupportable Toxic de Britney Spears. Sur l'album du même nom (le premier qui dit "éponyme", tarte à la crème journalistique au moins aussi agaçante que "concrètement", sort !), une autre version de la même chanson, ou comment changer le plomb en or. La voix est douce, la femme est belle, ou l'inverse. Un album chanté en anglais et en hébreu, magnifique.
Asa. "Fire on the mountain" trace son chemin sur différentes radios. Une voix claire et chaude, un album léger aux influences folk et reggae. Les influences africaines, nigérianes, sont présentes bien que légères, comme une citation - rien à voir avec les scies à la Amadou et Mariam... Des titres en anglais et en yoruba, d'une musicalité tendre et accueillante.
Lizz Wright. Régulièrement, station Champs-Elysées Clémenceau, sur la ligne 13, un panneau affiche les concerts à venir du New Morning ou de la Maroquinerie. Je note les noms des artistes ; de retour à la maison, une rapide recherche sur iTunes et je tente l'écoute. Beaucoup ne me convainquent absolument pas - Renan Luce, Miky Green -, mais la magie opère parfois. C'est le cas avec The Orchard, album bluesy servi par la voix dense et légèrement voilée de Lizz Wright. Parfait le soir, après une longue journée, pour s'abstraire de la violence urbaine.
Et j'ai commandé un iPhone 16Go par une entremise américaine pour pouvoir stocker toutes ces musiques que j'aime (yeah !)...
20:07 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, asa, yael naim, lizz wright
29/02/2008
In-carnet
J'en (encore) perdu un petit carnet Muji.
De ceux qui me suivent partout, sur lesquels je note, ou pas, tout et n'importe quoi.
Et je ne suis pas sûr qu'il sera retrouvé par une hôtesse d'Air France, celui-là (vu que j'ai pris l'avion APRES l'avoir perdu).
Rien de bien grand, ni de très heur(eux). Rien de bien grave.
Mais j'ai l'impression d'une page manquante au milieu du "livre" (livré/délivre/l'ivre, etc.).
*****
Souvenir.
Mes grands-parents m'avaient offert Ivanhoé dans une collection au grammage épais et à la couverture façon début vingtième siècle.
J'avais commencé à le lire.
Chez l'imprimeur, une machine avait dû s'emballer. Quelques pages étaient déchirées.
Je n'ai pas continué.
Je n'ai jamais lu Ivanhoé.
*****
Il a pourtant la possibilité d'un hasard :
mon téléphone dans le carnet.
14:25 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris
12/10/2007
Peut-on encore regarder les Guignols ?
Depuis quelque temps, les Guignols de Canal + ont entrepris une sorte de croisade hystérique contre les expulsions de clandestins.
Et c'est de pire en pire.
Après avoir parodié hier une pub Air France en la concluant par "Faire de la France le pays le plus blanc de la terre", ce qui est profondément insultant pour les Antillais, les Guyannais, les Polynésiens et les Réunionnais, entre autres, ce soir, ils ont osé "faire un sketch" adaptant "La vie est belle" avec Roberto Begnini.
C'est-à-dire : comparer la police française aux exterminateurs nazis.
Peu importe ma position personnelle par rapport à cette politique. Mais il y a des symboles qui font tache, des comparaisons qui me choquent, des attitudes qui quittent le droit de critiquer, le droit légitime de caricaturer.
Les Guignols ont franchi ce soir la limite de la liberté d'expression : ils sont entrés dans le champ du nauséabond, en franchissant le point Godwin.
Comme Gringoire et Je suis partout, Staline et les khmers rouges : amalgames en miroir, où une partie de la population est désignée à la vindicte populaire (les Juifs, les koulaks, les intellectuels ; ici : la police).
Il n'y a aucune différence de fond.
Aucune.
20:15 Publié dans Polis, -itis : la Cité, Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : guignols, canal +, police
10/10/2007
"Victoire" des Bleus ?
Euh, j'voudrais pas casser un mythe, mais il me semble bien avant entendu plusieurs fois, lors des reportages, que l'essai qui a permis à la France de devancer les Blacks résultait d'un "en-avant" de Michalak.
Or, un "en-avant", c'est une faute.
Et au rugby, contrairement au football, on ne conteste pas les décisions (ou l'absence de décision) de l'arbitre.
Les Néo-zélandais auraient-ils raison d'en vouloir plus à l'arbitre qu'aux Bleus ?
12:57 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rugby, bleus, blacks, en-avant
01/10/2007
Parfois, se taire...
B.O. de Lost Highway.
Piste 20.
Rammstein, "Hierate Mich".
Elle : "Tu sais que c'est de l'allemand."
Moi : "Oué, comme Tokio Hotel"
Gros moment de solitude. Comparer Tokio Hotel et Rammstein...
C'est bloguable. :-D
18:55 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : rammstein, tokio hotel
09/09/2007
Cinéma et musique
1. As time goes by, dans Casablanca
Au-delà de sa réputation de "chef d'oeuvre absolu", il n'y a pas une scène de ce film qui ne m'émeuve, un personnage qui ne me trouble. Le mélange entre les archétypes (les méchants, le traitre, les gentils, l'amant, le mari, la femme, ...), entre les valeurs (l'honneur, le devoir, la corruption, la lâcheté, l'amour, ...) est en constant et magique équilibre.
La chanson est indissolublement liée au film : aucune reprise (Sinatra ou autre) ne sait rendre la magie de ce morceau, à ce moment du film.
Remarquez que, contrairement à ce qui est presque devenu un proverbe, Ingrid Bergman n'a jamais dit "Play it again Sam"...
2. Roxane d'après Sting, dans Moulin Rouge
Depuis ce film, il m'est impossible d'entendre Roxane "comme avant". En fait, je trouve même cette version meilleure que l'originale, toute en tension alors que la première faisait pleurnicharde.
3. Little Star de Stina Nordenstam, dans Romeo + Juliet
Je ne connaissais pas cette artiste, et je suis immédiatement tombé pour sa voix. Quand il m'arrive de la réentendre, le film surgit.
4. (j'ai honte, oula j'ai honte) I've got the power de Snap, dans Bruce Almighty
Daube de dance années 90, dans un film "de consommation courante". Et pourtant, cette scène totalement crétine est jouissive.
(je n'ai trouvé que la version allemande... il y avait russe, aussi :-D. Environ 40-50 secondes pour la chanson.)
5. (erm...) I like to move it move it de Reel 2 Real, dans Madagascar
Sourire banane en voyant ce film, et en cherchant les dizaines de citations d'autres films...
A chaque fois que le ventre de Elle s'agite, j'ai envie de la chanter :-D
(... et je cherche à qui passer le relais : my sis', Alecska, mamzelle roüge, ça vous dit ?)
10:30 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note





