15/07/2008

Défilé des instants

Un vrai week-end de juillet.

 

Le train bondé au départ, une heure de trajet et voilà la Touraine.

 

Jardin, terrasse, champagne et bons vins, barbecue à chaque repas. Le soleil est bon, chaud comme il faut, vent léger entre deux rayons pour se rafraîchir. L'odeur du bois en fumée claire montante.

 

Visites familiales : le facteur rajeunissant d'un petit homme de près de sept mois au contact de son arrière-grand-mère. Oncle, tante et cousine le soir.

 

Déjà lundi, il faut rentrer. De toute justesse, on monte dans le train (16h20 pour un départ à 16h22...).

 

Et Paris, un soir d'été, qui se vide et s'étire.

29/06/2008

Temps et plus

Je relatais il y a peu les changements qui s'annoncent d'ici à fin janvier.

Les choses vont vite.

Elle est hautement courtisée, espérée, attendue, dans un service de soins palliatifs d'un hôpital de la proche banlieue. Après trois entretiens très positifs avec le chef de service, l'équipe et l'ancienne titulaire du poste, la rencontre avec le DRH se transforme en bérézina : ancien modèle, rien ne l'amuse plus que de mettre en doute tout le parcours de la candidate, depuis le premier stage, de manière agressive, allant jusqu'à douter de la réalité de son expérience professionnelle ! Tout cela pour conclure que dans sa grande mansuétude, il lui pourrait lui proposer un CDD de six mois ou un an, renouvelable, avec le salaire d'une débutante sortie de fac. 100% démotivation, ça c'est un recruteur !


Mais, comme la vie est riche de surprises, à peine rentrée, Elle découvre un mail du chef de service lui demandant des nouvelles de l'entretien, et de le rappeler très vite... Ce qui fut fait, avec compte-rendu de la forme et de la teneur de l'entretien, et des conséquences sur l'envie de prendre le poste. Emotion du chef de service, qui annonce prendre les choses en main.


La suite lundi.


De mon côté, un collègue me fait part d'un poste dans lequel il me verrait bien, sur une zone géographique qui me passionne et où tout est à faire.


Seule question : comment annoncer mon envie de postuler à mon patron, dans la période troublée actuelle ?


Quant à Solal... il a découvert l'art de prendre son pied, sa première purée de carotte, sa première compote de pommes, un merveilleux hochet qui fait beaucoup de bruit (pauvres parents !) et la manière de focaliser l'attention de ses grands-parents.


Ce qui nous permet de nous enfuir à Tours, pour quelques courses (et cette fois, nous ne sommes pas rentrés bredouilles).

09/05/2007

Joli mois de mai

A l'usage des derniers jours de congé, on se réjouit du mois de mai. Week-end de quatre jours : c'est quatre jours ensemble, à Paris ou à Caen.  Peu importe la ville, peu importe le temps.

 

Alors on marche, dans la ville - quelle qu'elle soit -, on cuisine, on se tient la main, simplement. On passe des heures ensemble, les heures pleines de présent, brêves de l'angoisse de demain.

 

Difficile retour au quotidien éloigné. Corridor de l'ennui - le Corail en rail nocturne.

 

A l'arrivée, le chat en quête de compagnie. L'appartement est nickel, les chemises repassées et rangées : ré-confort.

 

Tout se fait trop grand : le lit, deux serviettes dans la salle de bain - dont une ne servira pas demain -, la cafetière "familiale" du matin.

 

On est ce que l'on fait. On naît aussi à ce que l'on a choisi.

 

A vendredi, mon amour.

19/02/2007

A l'air gratuit

A Tours, on a marché des heures.

 

Le dernier jour des soldes affiche une intense contradiction. Aux "Dernière démarque !" hurlants leur réduction en rouge sur de grands placards blancs s'oppose le démontage en cours des panneaux intérieurs. Abandonné, un présentoir vide affiche le "solde" rendu à zéro par la frénésie consommatrice. Ce qui reste est laid, comme si la pustule "-50%" sur fond orange se prenait pour un baiser de princesse.

Ce n'est pas non plus la "Nouvelle collection" : quelques articles, sagement alignés, avant-garde absurde de cartons à déballer. La contradiction flagrante entre ce qui reste et ce qui va arriver : le plus laid et le plus récent n'ont rien à se dire, ou pas encore. Quelques vendeuses rangent nonchalamment. Les caissières trompent l'ennui en papotant. Le grand magasin est avachi.

 

Dehors, c'est déjà le printemps. L'énergie parcourt les rues de la ville, groupe de lycéens, familles en tranquille goguette. Non consommée, ni accumulée, elle est libre, rayonnante.

 

Gagner son temps à le perdre ou perdre son temps à le gagner ?