15/04/2007

A voir : Les contes de Terremer

medium_terrmer.jpg Dans une terre d'allure moyen-âgeuse, aux villes construites sur les ruines d'époques disparues, les humains découvrent avec crainte et désarroi que sécheresse et maladie surgissent, tandis que la lumière, et avec elle la magie, s'affaiblissent.

Après un acte fou, un jeune garçon s'enfuit, en proie à d'intenses conflits intérieurs. Un magicien parcourt le monde, à la recherche de l'origine du déséquilibre. Ils rencontreront une jeune fille au visage marqué.

Difficile d'en dire plus sans dévoiler les premiers ressorts de l'intrigue.

Réalisé par le fils de Miyazaki, les contes de Terremer est une très belle épopée à plusieurs niveaux : film d'apprentissage, récit gentiment philosophique, réflexion sur la volonté de vivre. Et contrairement aux Disney, pas moralisateur pour deux sous !

Le monde de Goro Miyazaki a cependant une tonalité moins contemplative, plus sombre que celui de son père. On n'y rit moins légèrement, on y voyage d'un pas moins alerte, on y croise des périls extérieurs (marchands d'esclave, revendeurs de drogue, ...). Son écriture, plus "efficace", perd parfois le charme des tours et détours que l'on rencontre dans Porco Rosso ou Chihiro : cela donne une construction plus ramassée, dans laquelle une ou deux pauses "hors sujet" auraient été bienvenues.

Le style graphique du Studio Ghibli est reconnaissable, malgré une qualité de dessin que j'ai trouvée légèrement inférieure à Mononoke ou Chihiro.

Mais une fois encore, la magie opère : on est sorti sourire au ciel, émus et heureux.

Evidemment, et comme toujours, à voir absolument en VO si vous ne voulez pas perdre la magie délicate de la langue japonaise.

(Attention : ne pas y emmener des moins de six-sept ans, deux ou trois scènes sont violentes.)