03/02/2008
La ville vide
Séminaire de direction à Lyon.
Le tôt réveil pour un TGV matinal de plus, retrouver les collègues, arriver à l'hôtel.
Journée de palabres, d'échanges à l'intérêt variable. Les objectifs atteints de l'année écoulée, ceux à atteindre de celle qui commence. Notre petite structure a l'avantage d'éviter la mauvaise foi, en presque totalité de ses membres.
Dîner dans la ville, quartier de l'Opéra. Sympathique. La rue de la République sombre doucement dans la suspension nocturne.

L'air est immobile, givré. Peu à peu, il n'y a que les patrouilles de police pour animer la nuit.
Vers une heure du matin, la place Bellecour est immensément vide.
Le monument aux Arméniens monte la garde, dans l'attente d'un hypothétique péril.

Je retrouve l'hôtel et le scandaleux moelleux d'un matelas de plumes.
Demain sera d'une autre couleur.
08:45 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lyon
04/09/2004
Félins matinaux
Hier, Lyon paisible sous le soleil d'été. La douceur de la Saône répond à la tendresse de l'air, tandis que quelques voitures se faufilent autour de la gare de Vaise. C'est vendredi : le public particulier de la fin de semaine, premiers jours de lycée pour beaucoup, un sac nonchalant étendard, main dans la main des couples aux couleurs appariées.
La ville est certaine ici, moins provocante que Paris, à vraiment prendre le temps d'une terrasse ombragée, plus tout à fait au nord, pas encore le sud. Les mots du déjeuner fusent, football, VTT, programme du weekend ensoleillé - la mâcon blanc de bistrot, léger et parfumé pour un plat de poisson *respectons les traditions - m'en fiche, je prend un steack*.
La vue sur la Saône interdit l'emportement, passant paisible, un ou deux péniches de transport étalé.
Le train filera septentrion dans l'après-midi, les reliefs, les plaines, voilà la capitale. Soirée de pétillement *y avait Raymond Devos à la télé, vous l'avez raté ?* - les matins de 6h fatiguent un tantinet, malgré l'émerveillement chaque fois renouvelé des quais sortant du sommeil.
Et ce matin, ciel bleu par la fenêtre, deux pattes se posent, réveil envoyé par l'appel du jour. Le chat noir est revenu, il ose entrer maintenant sans crainte, tour de son propriétaire *la pile de DVD en est restée toute tremblotante*, on chasse les paquets vides, on court derrière une idée de souris, on joue à tout explorer, on cherche... quelqu'un ? plus sûrement à reconnaître les lieux, curieux aux oreilles dressées. Et puis, une fois bien chahuté, roulé en boule sur le canapé, l'heure de la sieste arrive, c'est parti pour une grasse matinée *pour lui en tout cas*
Jolie rencontre à nouveau, allez viens, félin, on va se faire un café !
13:15 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lyon





