11/08/2006
Se méfier des idées préconçues...
Aller-retour à Lausanne hier pour le boulot. Ca ne me plaisait que moyennement de me lever à 4h45 pour grimper dans l'avion de 7h... de passer la journée à expliquer pour la énième fois les principes et le fonctionnement du logiciel (c'était une formation)... peut-être d'avoir le temps de déambuler dans une ville suisse (donc forcément sage, posée, chiante)... de reprendre l'avion depuis Genêve pour arriver à la maison plutôt tard.
Idée préconçue n° 1 : c'est pas parce que c'est prévu comme ça que ça se passe comme ça.
"Longtemps, je me suis couché de bonne heure." Euh non, en fait, pas longtemps, mais vu l'heure matitudinale du réveil, je me suis couché tôt. Mauvais choix. 00h39 le téléphone sonne. "Allo ? M. Jerome ? Air France à l'appareil. Le vol de 7h00 est annulé, je voulais savoir si le vol de 8h00 vous convenait." "Mrfbfr quoi ?" (voix endormie).
Au final, réveillé (tout seul) à 4h puis à 5h30 du mat...
Idée préconçue n° 2 : c'est pas parce que tu mets ton réveil à 5h50 que tu ne vas pas te réveiller AVANT.
Lever, doucher, élégance étudiée (Ron : costume Ch. Lacroix, chemise et cravate sobres Nodus, richelieu noirs), taxi, Roissy, enregistrement de l'aller et du retour. Et hop, un saut de puce. Idée préconçue vérifiée, celle-là : les hôtesses Air France sont effectivement malaimables, plus vieilles et plus moches sur les courts-courriers...
Surprise à l'arrivée : comme dans ces vieux livres-dont-vous-êtes-le-héros, il faut choisir la bonne porte. D'un côté :"France - arrivée". De l'autre : "Suisse - arrivée". Qu'est-ce que ça veut dire ? J'arrive DE France mais je vais EN Suisse. Je choisis quoi ? Au bout de quelques secondes, un agent de sécurité me propose son aide : "Vous allez où ?" "En Suisse" "C'est par là." "Merci monsieur".
Un policier français (il s'est perdu ?) vérifie mon passeport pour SORTIR de France, et quelques mètres plus loin - mais là, c'est normal, la police suisse le vérifie pour l'ENTREE sur le territoire. A savoir : on sort de France à Genêve, pas à CDG.
Idée préconçue n° 3 : c'est pas parce que l'aéroport est suisse que tu ne peux pas aller en France directement. UN aéroport peut desservir DEUX pays.
Lausanne. Cité lacustre (un grand classique là-bas). Au fond, dans la brume bleutée d'un lendemain de pluie, les Alpes. Devant, une ville (laquelle, en face de Lausanne ?). Le lac. Quelques voiliers, quelques barcasses à moteur. Pieds dans l'eau, une ville aux immeubles cossus mais pas m'as-tu-vu, des couleurs presque italiennes (jaune jonquille, ocre léger, ...). Des volées d'escaliers d'une rue à l'autre, un peu comme Rome. Des cafés en terrasse sur de grandes avenues aux rares voitures. Un air de dolce vita (en moins méditerranéen, faut pas exagérer quand même...).
Idée préconçue n° 4 : c'est pas parce que c'est la Suisse que c'est chiant. Ca m'a même donné envie d'y aller en touriste avec Elle pour quelques jours.
Pour le reste, c'était bien, aussi. Et retour tard à la maison, comme prévu.
10:55 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : suisse, lausanne





