01/01/2005

Je t'aime, Jacques Brel

Pour la rosée qui tremble au calice des fleurs
De n'être pas aimée et ressemble à ton cœur
Je t'aime

Pour le noir de la pluie au clavecin de l'étang
Jouant page de lune et ressemble à ton chant
Je t'aime

Pour l'aube qui balance sur le fil d'horizon
Lumineuse et fragile et ressemble à ton front
Je t'aime

À l'aurore légère qu'un oiseau fait frémir
En la battant de l'aile et ressembles à ton rire
Je t'aime

Pour le jour qui se lève et dentelles de bois
Au point de la lumière et ressemble à ta joie
Je t'aime

Pour le jour qui revient d'une nuit sans amour
Et ressemble déjà, ressemble à ton retour
Je t'aime

Pour la porte qui s'ouvre pour le cri qui jaillit
Ensemble de deux cœurs et ressemble à ce cri
Je t'aime...

25/12/2004

Jacques Brel

Tout d'un coup, un mot s'allume dans la masse de tous les mots. Alors, on devient un peu comme son frère et on lui donne une couleur. Quand on écrit une chanson, on emploie des mots en noir et blanc, qui sont souvent la plupart des mots qu'on emploie et, de temps en temps, il y a des mots en couleur. Il y a des mots que l'on sait, qui font partie de nous, parce qu'on leur a donné un sens. On leur a donné une troisième dimension.