10/07/2004
Bon, ben là, c'est vraiment la fin
Décollage a 2h du matin de Singapour, vol agité (par mon voisin de l'autre cote du couloir *heureusement pour lui, sinon je crois que j'aurais craque* - un gamin d'une vingtaine d'années, complètement hystérique et hyperactif, à bouger et faire des commentaires sur le film ou rire à haute voix ou enquiquiner les hôtesses pour tout et n'importe quoi...), atterrissage après 9h du matin heure de Paris (3h de retard... que ceux qui sont venus m'attendre lèvent le doigt *ca partait pourtant d'une bonne intention*).
Retour à Paris, je retrouve avec désespoir les "chanteurs" du RER - toujours du folklore tzigane, toujours faux - surtout que je me rend compte être debout depuis le jeudi 10h du soir (pour vous) avec juste 4h de sommeil...
*ah ! et je peux enfin écrire avec des accents*
Bref, un grand et beau et surprenant voyage.
Photos à venir (une sélection... j'vous rassure)
Merci de m'avoir suivi ici pendant ces presque trois semaines. *et puis, hein, on est pas mécontent de son public, quand même*
18:35 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie
09/07/2004
Promis, j'y suis pour rien !
Doooonc on est samedi, il est 00h30, heure de Singapour. Le decollage prevu a 22h50 aura finalement lieu d'un autre avion vers 01h50... Probleme de valve de kerosene, *qu'ils ont dit*.
Comme il est tard, il y a peu de raleurs (et autour de moi, pas de raleurs francais, que se passe-t-il ???)
Ca fait bientot 22h que je suis debout *j'avais prevu de faire une nuit aux heures francaises, pour me recaler avant l'arrivee... bon, ca, c'est encore jouable* : d'abord le Sydney-Melbourne avance d'une heure *en avance a l'aeroport* puis attente a Melbourne, le Melbourne-Singapour parfaitement normal, et depuis 3h dans le putatif Singapour-Paris *y nous ont r'lache ya qq minutes*
Donc on change d'appareil.
Pour le moment...
Comme quoi, j'ai ete un poil optimiste dans la note precedente. Faut pas vendre la peau de l'ours, nan, faut pas la vendre...
21:05 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie
08/07/2004
Sydney s'estompe dans la bruine...
... annonciatrice de la veille du depart.
J'ai passe une journee ensoleillee a photographier la ville, a courir le bitume pour m'impregner des sensations de cette jeune cite. Le jardin botanique est plante de panneaux surprenants : "Merci de marcher sur l'herbe". La Sydney Tower m'emporte vers le regard de l'ange *je sais, je l'ai dit tout a l'heure/hier - ca prouve que je fais ce que je dis*, je ne sais combien de centaines de metres au-dessus de la ville pour des photos forcement panoramiques.
Je rentre tot, 4h30 pour essayer de profiter d'un soleil bas sur l'opera. Rate, un nuage passe a ce moment-la ; tant mieux, ca fait un arc-en-ciel *tsk ! banal par ici* juste derriere l'edifice. Et puis il bruine ce soir, et la ville disparait estompee chinoise dans le soleil couchant. *et un beau contre-jour sur le Harbour Bridge*
Manly sous la bruine, aussi, station calme nocturne. Demain, reveil tot pour partir pour l'aeroport a 9h. Plan de vol : Sydney-Melbourne le matin, puis Melbourne-Singapour-Paris pour arriver samedi a l'aube *a l'heure ou blanchit la campagne* *oui oui, le monsieur fatigue a aussi ses lettres*
*et je sais toujours pas quoi faire de ces dollars de Singapour, vu que je n'y reste qu'une heure au retour*
Quel voyage !
C'aura ete une epopee amicale, climatique, exploratrice et parfois jubilatoire. Le mal du pays n'est qu'un souffle leger sur mon ame *especialmente los escasos dias que nos quedaron para compartir*
Le peu que j'ai vu de ce continent austal me donne envie de decouvrir le reste : le nord, l'ouest, l'est ; on me parle aussi de la Nouvelle-Zelande, toute proche *relativement*.
Et penser a demain : l'Amerique latine ? *promis, chef, je repars pas avant... disons quelques semaines ;-)*
14:15 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie
La plus belle baie du monde
Le 7 juillet.
Petit dejeuner devant une plage surperlative : sable clair, surfs "lifeguard" prets a l'usage, la mer est bleu acier, le ciel aussi, terrains de beach-volley, jeunes gars et filles en short clairs pour une partie loufoque, mamans appretees avec lunettes de soleil fashion et poussettes tout-terrain *c'est vachement chic, par ici*
ET CETTE LUMIERE !!!!!
Dans le ferry, pont superieur, a l'avant. Pour voir la ville venir, le soleil dans mon dos. Le ciel commence a se couvrir au sud, il fait 15 degres environ et bien plus en plein soleil. *enfin je n'ai pas froid !* Un joli vent, les voiliers ont largue pas mal de toile et filent lumineux.
Sydney est une belle cite, aux immeubles varies, aux styles interpretes et melanges. De grands parcs pour la faire respirer. Demain, je monte sur la Sydney Tower, voir la ville du point de vue de l'ange.
Les passages pietons australiens, politique pour les handicapes oblige (et bien appliquee partout, d'ailleurs), sont sonorises : battement lent au rouge, un pip et battement rapide au vert. En fait, c'est plutot dangereux : on s'habitue vite a ne se fier qu'a son oreille, en oubliant qu'il peut y avoir deux passages desservis par un meme feu... *Oups !*
La ville est reellement organisee autour de la baie, qui n'est pas une zone morte mais grouille de ferries (publics ou prives), d'activite (les port de commerce et militaire sont juste un peu plus loin), de voiliers, ...
L'opera ne faillit pas a sa reputation, exterieur. Tourne vers la baie, les ondulations blanchatres de son toit multiple refletent le soleil d'hiver. C'est beau. L'interieur accuse son epoque, beton nu et epoxy marron. Impressionnant.
Darling Harbour est un port reamenage pour les jeux de 2000 en immense complexe convention-entertainment, iMax inclus. L'arrivee en monorail est le seul interet, on traverse litteralement suspendu.
Le Queen Victoria Building est une galerie commerciale ancienne (fin XIXeme ?), sur 4 niveaux et un sous-sol, moquettes, fresques, horloge suspendue monumentale pour servir d'ecrins a des boutiques essentiellement de luxe. Tres joli.
Le Harbour Bridge a des allures gothamiennes dans le crepuscule mouille, projecteurs au sodium soulignant ses piles, ne manquent que les gargouilles ou les colosses neoclassiques *et Batman*.
Le crepuscule est electrique, reseau urbain orange pour dessiner la ville, neons et fenetres eclairees pour dire l'existence de la multitude de vies actives, fourmis pour la gloire de l'Australie et de la finance mondiale *oui, rive sud, c'est le quartier des affaires*
C'est beau, le business, la nuit ;-)
J'attrape la correspondance pour Manly, le ferry a cette heure-la (5h20) a des airs de sortie de bureau. Rentrer du boulot ainsi, c'est une etrangement calme coupure, lente oscillation de la houle pour bercer les passagers ereintes. Un temps suspendu. Photos entre chien mouille et loup humide, les couleurs s'estompent, la ville se retire.
Differences avec Melbourne : ca bouge, ca vibre, ca navigue, il y a du monde, les gens font normalement la gueule *tiens, on est en ville*, les habits sont plus sombres, tailleurs stricts et costumes rayes. Les Australiens semblent avoir d'abord une passion pour les T-shirts *jamais vu une telle variete* puis, avec l'age, pour les chemises *le paradis !!! mais je ne suis pas la pour ca - ou alors, acheter une autre valise...*
*Private : du ferry au bac, on a emprunte les memes bateaux *galeres ?* avec bonheur.*
09:35 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie
Hobart-Sydney sans escale
Le 6 juillet.
Sous le *tres* froid soleil tasmanien, circuit pedestre dans la ville capitale : architecture coloniale *c'est sobre et efficace, on ne perd pas de temps en fioritures*, vue sur la baie. Je marche deux ou trois heures, je crois avoir fait le tour. C'est petit, ici.
Les prix australiens sont, en chiffres, sensiblement les memes qu'en France - sauf pour l'electronique, le hi-tech, etc., hors de prix -. On se croit donc en terrain connu, a la *bonne* surprise pres que le dollar australien en hiver vaut environ 0.60 euro...
*en plus, c'est les soldes*
Aeroport. Les adieux. Et hop, en route pour Sydney !
Survol nocturne de la ville : c'est vaste lumineux, enfin une vraie ville etendue, bouchons visibles d'ici, buildings illumines, longues avenues eclairees. On survole la ville pour atterrir. Lumieres sur des kilometres, dans toutes les directions.
Mon hotel est a Manly, sur la rive nord de la baie, une des plus belles plages dsient-ils. Pour y aller : le ferry, transport urbain public, de 6h a plus de minuit. Ce qui veut dire, le centre-ville et l'opera etant au sud : deux fois par jour l'arrivee maritime, c'est mieux qu'un conte de fees ! Je suis a 30 minutes du Circular Quay (le debarcadere principal des ferries) *entre 30 minutes de RER et autant de mer, que choisissez-vous ?*
Sydney nocturne est une merveille, le Harbour Bridge et l'opera eclaires. Il fait plus chaud ici, meme a 10h du soir : environ 13 degres *ah oui, j'ai attrape une angine en Tasmanie* La traversee est belle, diesel, calme et paisible.
*C'est beau a couper le souffle* J'essaie quelques photos a 800 et 1600 ASA, mais la houle n'est pas amie du 1/4 de seconde...
09:10 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie
Esperance Bay
Le 5 juillet.
Temps "de Tasmanie" ce matin : il pleut, il fait beau, il pleut, il refait beau - ca fait des arcs-en-ciel par dizaines *c'en est presque lassant* *euh non, quand meme pas : c'est plutot fascinant*. Je pars a la decouverte de la Huon Trail, cap au sud-ouest le long de la riviere du meme nom.
C'est plus complique pour les photos, mais l'air a pris une teinte metallique assez etonnante. En hauteur, ca ressemble un peu a l'Auvergne, sauf que ce sont des eucalyptus. Le long de la riviere - couleur petrole, pour accompagner le ciel -, des voiliers au mouillage, je double un camion de "timber", arbres coupes rouge denudes, le concours de piano de Sydney a la radio. Toutes les maisons sont en bois. C'est paisible.
Une nouveaute : le coca local "Hartz Cola", moins sucre.
Il y a des mimosas partout. Selon la floraison, on sait s'il fait plus chaud ou froid. A Hobart, c'est deja la fin. Ici, ils sont jaune eclatant, on est plus haut, plus froid. Arbres de 10 metres, ceux-la sont anciens. Plus au nord *oui, je rappelle : je suis sur l'autre hemisphere*, ils sont deja passes : ca bourgeonne, la fin de l'hiver est proche.
C'est aussi un pays de vin, d'eau minerale, de chutes et de canopee.
Ce soir diner francais : poulet, tomates provencales, gratin dauphinois, fraises au miel et aux epices. Et un Crozes-Hermitage 98 de Jaboulet pour accompagner tout ca, tres mineral *marre des vins fruites de l'annee*. On m'offre un "double brie" cheese d'ici, c'est rigolo.
Precision : pour le taux d'alcoolemie, apres discussion avec Kylie (une australienne), il semble que les mesures soient differentes. 0.05 g/l, c'est ici deux verres. Comme 0.5 g/l chez nous. Donc pour eux, ca doit etre par volume d'air expire... *c'est malin, il y a pourtant de bonnes bieres par ici - James Boag's par exemple*
08:55 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie
05/07/2004
Sous le pont de... Richmond
Le 4 juillet.
Grasse matinee ce matin, je suppose qu'on en avait tous besoin.
Je me rend compte que l'hotel que j'ai reserve a Sydney est sur la rive nord, ce qui veut dire... arrivee en ferry devant l'Opera tous les jours !!! Ca va faire de beaux souvenirs et de belles photos ;-)
Petite journee, on decide de ne pas faire trop de route. Richmond est une ville *un gros bourg* colonial a quelques kilometres de Hobart, qui s'enorgueillit de son pont ("le plus ancien d'Australie" - construit par des bagnards en 1836), de son eglise catholique ("la deuxieme plus ancienne" etc.). Avec la lumiere basse, c'est vraiment tres joli.
Puis detour par la Seven Miles Beach - comme son nom l'indique - et vue de Hobart au couchant depuis l'autre rive. C'est beau.
Autre invitation de Carmen a participer a leur celebration *on est dimanche, pour les endormis*. Decidemment, le rock chretien ca fait bizarre. Et puis, hein, le Notre Pere, c'est quand meme autre chose.
Soiree tres sympa dans un bar ou se produit un guitariste, le Sal's *le bar, pas le guitariste*. Tiens, comme j'ai un peu hesite en voiture *tu parles, t'as failli te payer une banquette* et que la voiture derriere moi avait de jolis gyrophares rouge et bleu, je me suis arrete. Bon, les flics d'ici sont plutot sympas : elle m'a tout bien indique... avant de me faire souffler dans le ballon. "0.00" - on peut pas faire mieux. mais quand meme, subir son premier controle d'alcoolemie a l'autre bout du monde, sans avoir bu, c'est assez... ironique *non non papa, je te promet que je bois pas quand je conduis. C'est pour ca que j'ai pas de voiture d'ailleurs. Euhhhh j'veux dire...*
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C'est la pleine lune ou quoi ?
Le 3 juillet.
Bon, dans tous les voyages, il y a une sale journee. Ca doit etre celle-la. Ca avait pourtant bien commence.
Matin radieux sur Hobart, 10 degres. On visite le marche de Salamanca devant les anciens entrepots de gres, "architecture coloniale typique" dit le guide.
Depart pour Port Arthur, ancien lieu penitentiaire dans une presqu'ile facile a controler : les Anglais avaient dispose le long de la bande de terre de 100m de large des chiens, dont la laisse etait suffisamment longue pour qu'ils puissent manger dans la meme gamelle mais suffisamment courte pour qu'ils ne puissent se bagarrer. Autrement dit, ajoute au telegraphe semaphore, un endroit dont on ne peut sortir. En fait, dix prisonniers ont disparu en s'evadant (sur plusieurs dizaines de milliers qui sont passe la...) - morts ou vivants, l'histoire ne le dit pas. Ah oui, et puis le regime carceral anglais n'a rien a envier au bagne de Cayenne...
Le probleme est que le site, qui etait quasiment une ville entiere, a ete vendu pour demolition a la fermeture du centre penitenciaire ; ce qui restait a ensuite ete detruit par un incendie de foret en 1897, puis, pour faire bonne mesure, par un autre incendie en 1899. Autrement, c'est plein de jolies pelouses, quelques murs, la maison du commandant, mais ou est l'histoire *tragique* du lieu ??? Bref, on s'ennuie ferme.
Soiree, il faut aller au casino. OK. C'est le plus ancien casino d'Australie. Super. Apres Las Vegas, ca fait quand meme un peu patronage... *et c'est pas de l'aigreur, j'ai rien perdu*
Ah et puis tant qu'a faire, pas de reseau a l'universite pour imprimer mon billet pour Sydney (ca sera resolu plus tard), et je me suis enferme dehors (fichues serrures a l'americaine qui se bloquent quqnd on ferme la porte). Donc je suis bon pour 10 minutes de marche pour aller chez l'amie de Carmen qui l'heberge recuperer le double. J'ai l'air malin, tiens...
Si, quand meme, les jolies choses de la journee : la Baie des Pirates (sic), - falaise, anse cachee, plage de sable, c'est Disney mais en vrai-, des mails recus de par-dela les collines, les montagnes, les oceans, j'ai finalement pu imprimer mon billet (on a change de fac...), un bref appel en France.
Comme quoi, la pleine lune, c'est une question de point de vue. Comme toutes les superstitions. Ca r/ira mieux demain. De toute facon, faut une journee comme ca pour mieux gouter le reste, non ? :-)
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03/07/2004
Bruny's Island
Le 2 juillet.
Matin clair, ciel bleu sur Hobart. Voiture louee, en route pour le Sud (si si, c'est encore possible, il doit rester cinquante km avant le bout du monde).
Arrivee sur l'ile en ferry. Paysages feeriques dans la lumiere d'hiver, soleil bas meme a midi, ca ressemble a un teatime illimite. La lumiere est hallucinante de purete, les UV brulent les yeux et le visage *promis, je fais attention*. Ici, le bleu du ciel est majuscule, moins profond qu'en Mediterranee mais plus transparent, comme la chaux du phare le plus au sud de l'ile, blanc iridescent. *arrete, ca va faire carte postale* *ben, c'en est, et en vrai* Donc, beaucoup de photos... On a croise un lapin et un wallabi, la foret humide a bien merite son nom *ca glisse meme avec 4 roues directrices - ah oui, j'vous ai pas dit ? pour une cat. B, j'ai eu un Nissan X-Trail tout neuf... jamais conduit un truc aussi gros - et a gauche, en plus*
La conduite a gauche, on s'y fait finalement, sauf que les clignotants sont VRAIMENT du mauvais cote (je mets les essuie-glaces une fois sur deux...) et pour tourner a droite a un carrefour. Sinon, ca va. Enfin, pour le moment.
Retour de l'ile (en ferry, oui *c'est bien, y en a qui suivent*). On decide de monter sur le Mont Williamson, qui surplombe la ville. 1500 metres au-dessus du niveau de la mer. 20 minutes de la mer. Tasmanie terre de contrastes. Il vente terrible, la neige colle, *c'est super pour les boules de neige, breve bataille improvisee* Carmen et Yinan, malaysiennes, ont decouvert la neige ici pour la premiere fois. * ou sont mes vacances d'ETE ?* La baie de Hobart s'etend decoupee et grisee de crepuscule sous nos pieds, litteralement : un pas de plus et on marche *on tombe* sur la ville. La lune est pleine, vous le savez, et double : reflet dans l'ocean.
Je suis use de vent et de soleil, marin apaise reste a quai, le bruit de la mer accompagnait le ferry, 'love song' en chinois *elles ont meme apporte des CD !* sur la radio. Une pluie passagere acheve de peindre en melancolie une journee pleine au sens entier. Il est 4h de l'apres-midi...
C'est vraiment beau, ici. Le plan ideal pour une retraite, on a du croiser vingt voitures au maximum. Chien, chat, provisions pour un mois, livres par cartons, parabole pour l'internet (quand meme) : allez hop !, je me retire !
*on doit quand meme s'ennuyer un peu*
Allez, au lit !
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01/07/2004
Tasmanie - le diable par la queue ?
Aeroport de Melbourne Tullamarine. C'est une belle journee, matin frais, pas de vent. Depart tranquille pour le Sud, une derniere vision de la ville dans la douceur du matin.
Une heure de vol, une heure de sommeil...
Descente sur Hobart entre les nuages. Le ciel se degage juste avant l'arrivee, terre brune d'hiver sous quelques plaques neigeuses, ca a l'air aride vu de la-haut. Les reliefs montagneux saupoudres de blanc encadrent des hauts plateaux vert sec et gris branchage, coupes d'une riviere bleu metal, des croupes forestieres pour marquer la limite.
La ville capitale est nichee entre mer et montagne : voila la Tasmanie, etat dont la plus grande partie du territoire est classee parc national - une partie inscrite au patrimoine de l'humanite *oui, je lis des guides, aussi*
Le ciel devient clair et le soleil de midi, si bas, dit : plus au Sud, c'est l'Antarctique. Terre de crepuscule d'apres-midi, on atterrit comme a Marseille par mistral, demi-tour en mer, nez vers la terre. "Hobart international" annonce fierement le hangar ameliore - c'est plus petit que Hyeres. Techniquement, les vols entre etats d'Australie sont-ils internationaux ???
Demain, on louera une voiture, depart pour Bruny's Island, ainsi nommee en l'hommage a l'amiral Bruny d'Entrecasteux (oui oui, un francais, meme ici...)
Diner chinois fait main, c'est bon et ca rechauffe le sang glace dans ces maisons anciennes chauffees uniquement a l'electrique - il fait 10 degres dehors, la nuit)
Aye, j'ai reserve le retour : Sydney pour 3 jours et 3 nuits (et un bon hotel sur la plage, piscine et tout *nan, c'est pas du luxe, c'est pour se preparer au voyage de retour vendredi : Sydney-Melbourne-Singapour_Paris...)* *enfin, c'est ce qu'on dit dans ces cas-la, a qui tu veux faire croire ca ?*
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