07/11/2006
Découverte musicale (7)
Je demandais il y a quelques jours à être enthousiasmé par un chanteur. C'est fait.
Abd al Malik écrit un rap lumineux et sombre sans mélodrame. La rédemption (Gibraltar), la racaille (Soldats de plomb, Les autres), mais aussi la méfiance ordinaire (12 septembre 2001), une bavure policière (Mourir à 30 ans), une belle histoire d'amour (Adam et Eve). Et surtout, l'espoir (La gravité).
Sans s'exonérer de son propre passé, lucide sur la complexité du réel (écoutez les trois voix de Mourir à 30 ans : la victime, le garagiste, le policier), son rap plutôt littéraire - on est loin des éructations habituelles - rappelle, mais en plus noir, le slam de Grand Corps Malade. La dimension universelle, morale, en plus.
Avec des joyaux comme :
"Je me blesse tout le temps avec le tranchant de l'orgueil
Je suis de ceux qui lentement deviennent leur propre cercueil"
(La gravité).
Troisième écoute en deux jours : je reste emballé.
10:25 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : musique, abd al malik, gibraltar





