29/06/2008

Temps et plus

Je relatais il y a peu les changements qui s'annoncent d'ici à fin janvier.

Les choses vont vite.

Elle est hautement courtisée, espérée, attendue, dans un service de soins palliatifs d'un hôpital de la proche banlieue. Après trois entretiens très positifs avec le chef de service, l'équipe et l'ancienne titulaire du poste, la rencontre avec le DRH se transforme en bérézina : ancien modèle, rien ne l'amuse plus que de mettre en doute tout le parcours de la candidate, depuis le premier stage, de manière agressive, allant jusqu'à douter de la réalité de son expérience professionnelle ! Tout cela pour conclure que dans sa grande mansuétude, il lui pourrait lui proposer un CDD de six mois ou un an, renouvelable, avec le salaire d'une débutante sortie de fac. 100% démotivation, ça c'est un recruteur !


Mais, comme la vie est riche de surprises, à peine rentrée, Elle découvre un mail du chef de service lui demandant des nouvelles de l'entretien, et de le rappeler très vite... Ce qui fut fait, avec compte-rendu de la forme et de la teneur de l'entretien, et des conséquences sur l'envie de prendre le poste. Emotion du chef de service, qui annonce prendre les choses en main.


La suite lundi.


De mon côté, un collègue me fait part d'un poste dans lequel il me verrait bien, sur une zone géographique qui me passionne et où tout est à faire.


Seule question : comment annoncer mon envie de postuler à mon patron, dans la période troublée actuelle ?


Quant à Solal... il a découvert l'art de prendre son pied, sa première purée de carotte, sa première compote de pommes, un merveilleux hochet qui fait beaucoup de bruit (pauvres parents !) et la manière de focaliser l'attention de ses grands-parents.


Ce qui nous permet de nous enfuir à Tours, pour quelques courses (et cette fois, nous ne sommes pas rentrés bredouilles).

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26/06/2008

Obsession acheteuse

Premier jour des soldes.

Elle et moi partons vers dix heures du matin, Solal confié à sa grand-mère.

Direction les grands magasins et le Marais.

Résultat : rien. Rien de rien de rien. Tout est laid, vulgaire ou moche. Costumes du siècle précédent (au moins...), chemises tout droit sorties de Wall Street (le film avec Michael Douglas), chaussures de fille de l'année certes, mais lourdingues, bling bling au cuir épais.

Où sont donc les fameux "sur-stocks consécutifs à un mauvais printemps" dont on nous rebat les oreilles ?



Devant le si faible goût vestimentaire français, il se confirme que les soldes parisiens ne sont qu'un attrape-gogo, avec quelques exceptions, pendant lesquels les magasins sortent de la cave les produits les plus invendables.



Où sont d'ailleurs ces accros aux soldes censé(e)s se battre pour le moindre sac à main ? Il n'y avait personne côté hommes et pas tant de monde côté femmes.



Seules découvertes du jour : la boutique L'Eclaireur pour son cadre extraordinaire (un atelier réaménagé), et l'ambiance village méditerranéen de la rue des Rosiers, à l'heure du déjeuner.



Et une belle journée sous le soleil de Paris.

08:55 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : paris, soldes

20/06/2008

Mieux que la Wii Fit !

On nous a beaucoup rebattu les oreilles de la Wii Fit, ce laid plateau, genre de Curly plat, censé permettre de retrouver l'équilibre, affiner sa silhouette, développer son corps, régénérer son esprit, et j'en passe.

 

Il y a beaucoup mieux.

 

(mode Pierre Bellemare ON) 

 

L'objet-mystère du jour est doté de :
- quatre appendices latéraux pour faciliter la préhension
- un système sonore à modulation intégrée pour vous rappeler l'heure et la nature des exercices
- un poids évolutif, pour développer tout en douceur et sans faiblir votre musculature
- une interface tactile, qui déclenche autant de sous-programmes différents au contact par exemple d'un tissu, d'un mouchoir en papier, d'un morceau de feutrine.

 

J'ajoute à cela des caractéristiques particulièrement admirables :
- un triple système d'entretien, à périodicité semi-aléatoire : toutes les trois heures, une à deux fois par jour, une fois par jour
- un mode "échappe" pour améliorer la coordination de vos mouvements et perfectionner vos réflexes et votre équilibre
- un mode "silence" pour garantir une période minimale de récupération entre deux exercices.

 

Ce produit fabuleux, cet objet-mystère, est à vous au bout de seulement neuf mois d'attente ; il est déductible des impôts et ne génère que des coûts de maintenance minimes. *

 

Cette merveille, que tout couple digne de ce nom se doit de posséder, est disponible sans limitation de durée et saura vous accompagner pendant de longues années, pour ainsi dire toute votre vie ! **

 

J'ai nommé :

 

la Baby Fit !

 

(mode Pierre Bellemare OFF)

 

Petits caractères :
* les coûts de maintenance et d'entretien évoluent dans le temps. Données non contractuelles.
** à condition de réussir la période de grande maintenance et mise à niveau générale dite "adolescence"

 

 

Mine de rien, il nous muscle les cuisses, les adducteurs, les fessiers, les abdos, les dorsaux, les pectoraux, les isquiaux ceux des épaules, les biceps et les avant-bras : 9kg à bout de bras, autour de vingt fois par jour...

12:04 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

27/05/2008

Disréactions

Les chahuts récents révèlent un peu plus ce que je crois être mon mode de réaction face au changement.

 

Etape 1 : contrôle et rationalisation.

Au moment de l'annonce, je ne suis ni en colère, ni triste, ni anxieux. J'enregistre, c'est tout. Et je commence, rationnellement, à imaginer des solutions. Pleins. Des tas. Dans toutes les directions. Y compris les mauvaises (faire un procès au proprio pour requalifier le bail...).

Un seul motto : tout est possible, j'irais où je veux aller.

Une seule règle : "non" n'est pas une réponse, "impossible" n'existe pas.

 

Version couple : nous irons où nous voudrons aller. Rien ne peut nous en empêcher*.

 

Etape 2 : surgissement de l'angoisse

L'angoisse, c'est "la peur d'on ne sait pas quoi". Massivement. L'effet souris dans un labyrinthe.

Chaque nouvelle idée génère un flot de "oui mais" limitants, qui clapotent sur l'océan de mon angoisse. Certaines idées se noient prématurément, d'autres restent viables (après, tout est une question de moyens).

J'ai aussi tendance, dans cette phase, à ne pas vouloir décider, à remettre les décisions à la fois à l'autre et au lendemain.

Mais toujours un seul  motto, qui se fait plus discret, certes, mais présent.

 

Etape 3 : recherche de la bonne méthode

Une recherche désorganisée, par des discussions avec les amis, la famille ; des heures passées sur google et internet ; des analogies bancales, des comparaisons forcées, des parallèles improbables.

Et tout à coup...

 

Etape 4 : eurêka ! les bonnes hypothèses dans la bonne méthode

 

La problématique est posée depuis l'étape 1. Les hypothèses se sont affinées lors de l'étape 2. La méthode est trouvée depuis l'étape 3. Reste à planifier et dérouler la méthode.

 

Action ! :-)

 

(* Sauf la mort. Je ne suis pas narcissique à ce point... Pour le reste, ce n'est pas une question de fins, mais de moyens. Comme en voile : pour atteindre le but, on tire parfois des bords.)

13:37 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

26/05/2008

Intersections multidimensionnelles

A certaines étapes de la vie, la vôtre, la nôtre, se pose la question du choix dans une alternative. "Fromage ou dessert ?", "Et si on se mariait ?", "Mer ou montagne ?", "Changer de job ou continuer ?", etc.

 

Pour nous, comme dans les rêves de jeu science-fictionnel en trois dimensions, se posent, dans le désordre les questions suivantes, qui sont toutes liées entre elles :

- déménager, c'est sûr, mais Paris ou ailleurs en France ?

- France ou international ?

- Elle : trouver un job en cancérologie ou soins palliatifs

- Elle  : suivre un DU/DEA (essentiellement à Paris, pour ce qui l'intéresse), virer vers la périnatalité

- Elle : s'installer en libéral ? (ce qui interdit l'AP-HP)

- Moi : réorganisation annoncée dans l'entreprise. Rester ou partir ?

- Moi : mais pour faire quoi ?

- et tout ça dans quel timing réaliste ?

 

Impossible de se dépatouiller de tous ces possibles. Donc, on va essayer d'appliquer une méthode de "choix de projet d'investissement", pour voir ce que ça donne :-D 

 

Ce qui est certain, c'est que l'an prochain n'aura plus rien à voir avec la situation actuelle.

12:00 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

22/04/2008

Topographies urbaines

La vie souterraine, avec ses cheminements en clair-obscur, solide mécanisation du voyage, réduit l'éventail des bifurcations au triste choix de l'aller ou du retour.

 

Le flux des voitures, lui, ne fait qu'abrutir la déclinaison des carrefours en salmigondis de cliquetis mous - le bruit du clignotant.

 

Comment justifier l'enfermement urbain, quand, à des lieues de là, le terminal aéroportuaire s'ouvre en arc-en-ciel de destinations ; quand le port, la mer, l'océan, appellent un par-delà où chaque route est sienne ?

 

Et quand mes pas dessinent les cartes que j'arpente.

12:13 Publié dans Expéri-mental , Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage

11/04/2008

Découverte gourmande : Philippe Pascoët, maître chocolatier

Enfin une belle journée parisienne !

Le congé paternité approche de sa conclusion, et nous profitons d'un tendre soleil, température douce, pour harnacher Solal dans le porte-bébé et partir à l'aventure.

La fin de la rue d'Odessa est barrée par les CRS. Tout le carrefour, en fait. Camions à vitres grillagées, policiers en tenue anti-émeute, bouclier au pied. Y aurait-il une manifestation ? (oui, de lycéens...)

Etrange de marcher rue de Rennes sans aucun bruit de voitures. Par habitude, on reste sur les trottoirs, piétons égarés parmi les autres, alors que les quatre voies de circulation sont vides.

Rue Saint-Placide.

Les effluves d'un marchand de chocolat - on ne peut décemment pas appeler cela un chocolatier - nous chatouillent les narines. Nous ne restons que quelques secondes : masses informes de chocolat blanc, noir, aux noisettes, quelques tablettes gigantesques, tout indique la mauvaise qualité et l'attrape-gogo, ce travers typique des boîtes à bouffe qui confondent profusion et dégustation.

Vite, sortir.

Deux ou trois numéros plus loin, une devanture cérusée. L'échoppe est petite, presque vide, à la limite du spartiate. "Philippe Pascoët, maître chocolatier, Genêve, Paris".

La vitrine est sobre : une calebasse, quelques tablettes, arrangées avec goût.

La vendeuse, accueillante et souriante, nous propose de goûter un raisin sec au sauternes entouré de chocolat noir. Incroyablement délicieux !

Ici, pas de noms ésotériques, pas de pétasses au regard méprisant coincées dans leur uniforme de deuil, qui attendent, souveraines de maison close, que le client ose leur adresser une requête ("La carte de fidélité ? Il fallait me la demander avant, monsieur. Je ne peux pas annuler la transaction." - on approchait de Noël, je venais d'en avoir pour plus d'une centaine d'euros...). On est très, très loin, donc, de La maison du chocolat...

Thym, romarin, mangue, passion, menthe, thé, framboise, miel, ... : les chocolats annoncent la couleur - et la saveur. Pendant que la vendeuse nous prépare un coffret (même demande qu'à LMC : "noir uniquement, sans alcool, pas de pralinés, que des ganaches"), elle nous explique l'ouverture récente de la boutique parisienne, que toutes les saveurs ne sont pas présentes, que Ph. Pascoët a été plusieurs fois récompensé en Suisse, ...

Et nous propose, encore !, un chocolat à tester. Je le prends à la réglisse... car je N'AIME PAS la réglisse : un bon crash-test pour savoir si l'arôme écrase le chocolat. Surprise : c'est délicieux, à nouveau.

Nous repartons avec notre ballotin de 550 gr., 47 euros.


*****


De retour à la maison, et après quelques tests purement scientifiques et totalement désintéressés (bien sûr), le verdict :
le chocolat est craquant, fondant, parfumé, amer sans jamais tomber ni dans l'amertume ni dans le côté poudré des noirs trop noirs ; les ganaches sont très fines, aux arômes subtils, parfois francs, rarement violents (menthe, safran) et sans ce côté beurré qui finit par lasser chez Robert Linxe.

Philippe Pascoët flirte entre l'excessive retenue et la perfection de la réalisation. Sa nature suisse, probablement.

Un très grand chocolatier.

Philippe Pascoët
52 rue Saint-Placide (près de la rue de Rennes)
75006 Paris

[Edit du 13 avril : LA FRAMBOISE ET LE CITRON VERT SONT ORGASMIQUES !!!]

08:50 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : pascoët, chocolat, paris

25/03/2008

Fractions de la quatrième dimension

Jour de semaine, fin de journée. La musique aux oreilles : Jacques Brel. La rame arrive, je monte. Face à moi, pendant quelques instants, je vois... Jacques Brel, époque des Maldives (cheveux mi-longs, raie de côté, ...). Sursaut. En fait non, juste un homme qui lui ressemble beaucoup. L'ouïe et la vue ensemble : l'image devient imaginaire.

 

Jour de week-end, le coiffeur. Ciseaux, tondeuse, rasoir. Et l'angoisse diffuse au ventre, pendant toute la coupe. La main de la jeune coiffeuse qui n'arrête pas de trembler. Attention ma nuque !

 

Jour de week-end, le dimanche. Un corps de petite fille de treize mois, habité de peurs, d'angoisses et d'appels. Petit monstre grognant, criant et hurlant. Tout ce qui passe à sa portée se retrouve au sol. Le "diable de Tasmanie" aurait trouvé sa maîtresse. C'est si triste pour la maman, si épuisant pour tous !

 

Tout cela en si peu de jours : le printemps s'évacue dans d'invisibles sphères en décalage, la réalité se joue en dérapages.

 

11:24 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paris, metro

12/02/2008

Mettre au coeur

Elle était habillée de noir, bottes à boucle métallique. Brune, une frange au ras des sourcils, les yeux dessinée par le khôl. Ce qui attirait le plus le regard était ce long tube rouge accroché à ses cheveux, côté droit. Etrange accessoire.

Lui, de dos.

 

A eux deux, quarante ans au maximum.

 

Elle lui souriait, timide, les yeux grands ouverts. Une expression d'encore enfant, émerveillée et tendre.

 

Un puis deux baisers. Un câlin furtif, dans l'attente du bruit terminateur.

 

Qui sonne. 

 

Le métro quitte le quai de la Défense, emportant le jeune homme.

 

Sur le quai, elle l'a regardé partir.

15:11 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, metro

06/02/2008

Creux-vaison

Bien que la Maison des arts et métiers soit contiguë au musée Guimet, on chercherait en vain trace d'humanités et de cultures dans le salmigondis bourgeois des salles de réunion.

 

Surtout avec les collègues.

 

Séminaire du "management" - tous les cadres de l'entreprise.

 

Au jeu des présentations, DG est vraiment plusieurs crans au-dessus dans l'art de faire passer un message avec le moins de "bullshit words" possible. Ce doit être la maturité : a contrario, un jeune cadre de la DSI recourt à la quasi-totalité du lexique du "Soyons constructifs : l'art de ne rien dire en entreprise".

 

L'intense matière grise qui est la nôtre prend place et corps dans des "ateliers" aussi cruciaux que "5 idées pour augmenter le chiffre d'affaires" ou "... pour mieux utiliser sa messagerie". Ramenées à la somme des salaires que représentait l'audience, ce seront probablement les idées inutiles parmi les plus chères de l'histoire.

 

C'est vrai que j'oublie souvent que "participation" est un prélude à "motivation". Le mythe crétin de l'entreprise "participative", autre songe creux du management au petit pied.

 

Aux différentes pauses, surtout ne pas parler : à "théâtre", Directeur A répond "Le clan des divorcées" quand j'invoquais "En toute confiance"... Mieux vaut se taire, et ne pas risquer de vexer.

 

Pour le reste, "se retrouver autour d'un café fédérateur" se transforme en serrer des paluches autour d'une coupe de champagne.

 

Ou deux.

 

Trois.

13:30 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

25/01/2008

Le radar oedipien

Dans sa découverte du monde, Bébé a très vite appris à utiliser une de ses armes de distraction massive : les pleurs.

Mais que serait cette arme si son usage restait cantonné au triptyque "j'ai faim - j'ai fait caca - j'ai sommeil" ? Une vague bombinette, un léger gaz moutarde, pas de quoi déplacer les foules.

Aussi, dans sa quête éperdue d'expérimentations sans fin, Bébé a découvert récemment une des fonctionnalités annexes les plus dissuasive.

Jeune (si !) papa de retour du bureau, quoi de plus normal, naturel et légitime que de vouloir embrasser la jeune maman, certes fatiguée par la journée de biberons-couches-dodo, mais les yeux brillants de soulagement d'amour ?

Jeune (si, j'insiste) maman ayant passé la journée à courir d'une tâche maternelle à la suivante, quoi de plus sain, usuel et toujours légitime que de vouloir enlacer le jeune papa, épuisé par une dure journée d'un autre labeur et heureux d'enfin être à la maison ?

C'est alors, dans ce bref moment d'égarement des sentiments, des sens voire de la passion, que Bébé, avec un à-propos subreptice qui forcerait le respect du plus redouté des commandos marine, met en branle le plus terrible des accessoires, la Grosse Bertha des soirées sous la couette : le radar oedipien.

Son principe est simple : dès que Bébé détecte un rapprochement suspect entre papa et maman, le radar sonne l'alarme. A toute allure, la chaîne de commandement est activée. L'ordre tombe, catégorique et sans sommation :



OUUUUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNNN !



Alors, tels Atlas soutenant le monde, Caïns jumeaux incapables d'échapper à l'oeil, Papa et Maman, résignés, se séparent à regret.


Le câlin est fichu.


Et Bébé rigole.

20:47 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

23/01/2008

La traversée de Paris

Paris de nuit, le tumulte de l'avenue du Maine. Les bars et bistrots, derrière les mêmes vitres à la propreté aléatoire, ont changé : une nouvelle texture, plus claire, les couleurs qui ressortent, bois vernis, skaï brillant. Il n'y a plus de fumée.

Le dimanche, le plaisir-addiction se joue du gendarme : une sèche allumée au bec d'une gavroche stéréotypique, dans le coin sombre, protégé de plantes hautes, d'un bar de la rue de la Gaîté. Un narguilé au bar voisin. La peur de l'amende est une peur des jours ouvrés.

 

La vie de couple est une étonnante re-découverte. Se connaître tant, et pourtant des détails ont changé. Se savoir et pourtant, c'est l'ambiance des premiers instants. S'étonner d'être les mêmes, et différents. La texture aussi y a changé, en bien ni en mal : juste incomparable.

 

Reconfigurer un couple au sein de la triade nouvelle : du passé se souvenir, et se détacher. Vivre sans vouloir "re-vivre".

 

Une vie nouvelle, à trois points de vue.

14:30 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris

22/01/2008

Révisons la physique avec Bébé

L'arrivée d'un bébé dans une maison est l'occasion de nombreux changements. Parmi eux, une révision quasi-complète du programme de physique.



"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme." Particulièrement vrai pour les biberons et autres tétées, dont le contenu peut être régurgité, pissé, voire les deux en même temps, de préférence dans la salle de bain quand Papa ou Maman vient d'enlever la couche souillée au préalable par les restes du précédent biberon. On note d'ailleurs chez Bébé un très grand sens de l'à-propos et une bonne volonté à toute épreuve : quitte à avoir les fesses à l'air, autant que ce soit pour une bonne raison.

"La gravité est une force qui diminue comme le carré de la distance." Son opposé strict est donc l'inquiétude maternelle, force qui s'accroît comme le carré de la distance mère-enfant. C'est pour cela qu'une mère se lèvera moins souvent pour voir "si bébé respire" quand le berceau est dans la chambre des parents (distance entre 1 et 2m) et quatre ou cinq fois par nuit dans le cas de chambres séparées (distance supérieure à 3m). Le cas désespérant de la distance supérieure à cent mètres est utilement contrebalancé par l'usage du portable, où n, le nombre d'appels, augmente comme le cube de la distance.

"Le trou noir est un effondrement gravitationnel. Tout ce qui s'en approche est immédiatement avalé, sans pouvoir s'en échapper." La bouche de Bébé aussi, à partir du quatrième mois.

"Un système atteint l'équilibre lorsque son entropie devient maximale." Exemple : l'appartement de jeunes parents. Le principe entropique appliqué au bébé devient : "le principe anthropique". La seule façon de diminuer l'entropie du système est alors de faire intervenir un agent extérieur : la femme de ménage.

 

CQFD.

14:25 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

18/01/2008

Champagne !

Une promotion.

 

+ 5.29% de fixe et 7.5% de variable sur objectifs.

 

Les bras m'en sont tombés, tant je n'imaginais pas que mon patron arrive à obtenir quelque chose.

 

Champagne ce soir !

16:11 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

15/01/2008

A chacun selon ses besoins (et ses goûts)

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(bouteille offerte par une collègue)

21:27 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

G'ivre miroir

Hier était une soirée étrange.

 

Tôt levé pour attraper un des premiers TGV pour Paris, j'ai passé la journée dans le semi-coton d'une nuit si brêve (biberons à minuit et trois heures trente, lever à cinq heures, un rapide café, une demi-heure de route avec mon beau-père pour rejoindre la gare). Le trajet du retour en métro, rer, ne laisse que le souvenir du raclement métallique de suspensions défaillantes.

 

Dehors, il fait froid, le vent souffle par saccades. La nuit s'effondre déjà sur la ville, lumières en exorcismes.

 

J'arrive alors dans un appartement froid et subitement redevenu immense. Tout y est propre et rangé : la femme de ménage a fait son office pendant le week-end. Jusqu'au tapis d'éveil qui repose, droit contre la bibliothèque trop garnie.

 

Le chat ne s'éloigne pas de plus de dix centimètres de chacun de mes pieds, alternativement, au risque de la chute. Je lui marcherai sur la patte , sans chaussures heureusement, plus tard dans la soirée.

 

Depuis combien de temps n'ai-je pas été seul ici ? Mi-août, juste avant l'hospitalisation de Elle ? L'air, la lumière, les sons me semblent bizarres. L'air : froid, sans odeur, parfaitement neutre. La lumière : il fait sombre depuis que le rhéostat du lampadaire a rendu l'âme. Les sons : aucun bruit hormis les habituels parasites - le démarrage du Mac Mini et du disque dur annexe, un frigo qui vibre, le discret chuintement de la VMC.

 

Sur la commode, l'orchidée a encore perdu une fleur ; il ne reste que deux boutons, qui n'écloront probablement pas. Les bambous ont les feuilles jaunies à l'extrêmité, malgré la présence d'eau dans le vase transparent. Penser à mettre quelques gouttes d'engrais.

 

Dans la cuisine, le frigo regorge de victuailles. Je ferai ce soir un bar et un poulet. Le poulet, pour demain. Le chat crie famine et solitude, solitude surtout : même sa coupelle pleine, il préfère rester avec moi.

 

Je m'assoie dans le canapé écru, un verre à la main.

 

Je suis seul et je ne reconnais pas "chez nous" comme il fut "chez moi".

13:35 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

08/01/2008

Irrésolutions

Prendre des résolutions, j'y avais renoncé l'an dernier.

 

Cette année, je renonce à "souhaiter la bonne année", "et la santé, hein, surtout" hypocritement, à des collègues avec qui toute relation non-professionnelle n'est même pas envisageable.

 

Je sais, c'est mal.

11:10 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

02/01/2008

Au gui l'an neuf

D'usage, les soporifiques florilèges des "20", des "50", des "100". Chaque année, comme l'élection d'une Miss France, l'opposition de l'opposition, les applaudissements de la majorité, les voeux d'un chef d'Etat.

 

Franchement, on s'en fiche un peu.

 

Mais 2007, les transhumances basses-normandes, l'aventure utérine, quelques moments de grâce, des éloignements, des amitiés nouvelles, l'ennui au bureau, la découverte si brêve d'une certaine Afrique. Beaucoup de musiques, beaucoup de repas, beaucoup de vins et de champagne (surtout ces derniers jours). Ou bien une simple pizza faite maison, devant un bon film. Quelques livres, ouverts sur d'autres mondes. De longues promenades, ouvertes sur d'autres heures.

 

Des yeux qui brillent, des mains qui s'épousent, des esprits qui s'encontrent chaque jour davantage.

 

L'attente, aussi, jusqu'à ce 22 décembre.

 

Et une vie, pour 2008.

 

C'est ce que je vous souhaite à tous : une vie pleine, riche, entière, de contraintes choisies et d'envolées imprévues.

 

Libre.

 

"La vraie liberté n'est pas faire ce que l'on veut, mais de vouloir ce que l'on fait." (Bossuet)

13:10 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

28/12/2007

A l'air libre

Plus que trois jours, et l'on pourra retourner dans les bars, bistrots et brasseries de Paris.

Y compris avec un nourrisson.


Enfin !

20:46 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paris

20/12/2007

Drop lunaire

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(photo prise avec l'iPhone)

18:40 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : paris, la defense

O temps suspend ton vol (mais plus trop)

Le doute nous assaille, l'angoisse nous étreint, la tension monte et la lumière vacille : on ne sait plus quoi faire.

 

Après avoir tenté le charme musical (opéras, classique, ... auxquels il réagit vite et fort),
après avoir tenté la gourmandise (gingembre, chocolat, champagne, ... qui n'ont pas l'air de lui déplaire),
on est passés à des approches plus directes :

 

Western : "sors de là si tu es un homme !", "avance lentement, avec les mains bien en évidence"
Dessins animés : "aie confiansssss, crois en moiiiiiiii" (Le Livre de la Jungle)
Indiana Jones : "par ici, Indy, ce passage mène à l'extérieur !"
Policier : "attrapez-le !"
Film-catastrophe : "vite, il faut sortir d'ici !"

 

Rien n'y fait.

 

J'hésite à passer à la science-fiction : l'intégrale des Alien, car je crains que Elle n'en soit marrie à quelques heures jours de l'accouchement.

 

(Ceci est la huit-centième note en ligne depuis juin 2004.)

11:35 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

18/12/2007

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Pot de départ en retraite d'une collègue de La Compagnie.


Les mots "professionnalisme", "patience", "humour", "gentillesse" sont bien évidemment prononcés, avec toute l'emphase du discours écrit entre deux présentations Powerpoint et un tableau budgétaire sous Excel. Le mot "patience" renvoit d'ailleurs la partante à son statut d'assistante : Dieu que supporter un directeur est méritoire !

 

Le champagne tiède, les petits fours mous, les inévitables "verrines" en plastique. Cette fausse familiarité entre collègues de différents sites. Le directeur adjoint aux ressources inhumaines, surnommé "mord-les !", avec son costume croisé ringard, son nez légèrement couperosé et son sourire tartuffe. Effusions, cadeaux (des collègues d'un côté, de l'entreprise de l'autre - ne pas mélanger les torchons et les serviettes !), petits souvenirs et autres attentions, certaines vraiment émues.

 

Ceux qui partent ainsi sont en réalité ceux qui sont restés. Ca n'est pas une aussi grande lapalissade que ça en a l'air.

 

Que D*, oubliée depuis dix ans dans son grand bureau à plantes vertes, qui s'est pourtant adaptée avec le sourire à toutes les réorganisations, toutes les innovations techniques, tous les caractères - parfois odieux (la mémoire en reste après leur départ, couche parasite sur la "culture d'entreprise") - de patrons de droit divin ou dit-vin, va nous manquer maintenant qu'elle part "vivre pleinement sa retraite" ! On en vient même à rappeler le douloureux vide de ceux qui l'ont précédée dans la cérémonie d'expulsion, et dont la jeune génération ne supportait plus l'humour Almanach Vermot et les souvenirs "d'avant-l'informatique" depuis plusieurs années déjà !

 

L'époque change.

 

Peut-on encore rester TRENTE ANS dans une entreprise ?

14:25 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : entreprise, retraite

17/12/2007

Instant-au-nez glacé

Sortie du tunnel près de Nanterre-Université.

 

Sur la zone de maintenance, les rails ont leur habituelle teinte métal. Les traverses de bois couvertes de givre.

 

Deux rails vanille sur un chemin de coke.

11:27 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, metro

Dans l'attente...

Elle : "Dis, tu crois qu'il aura... tes épis ?"

 

Tskkk :-)

10:43 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

11/12/2007

Intermittence

C'est un fait, je n'écris plus beaucoup.

 

Le petit carnet Muji commencé en mars 2007 n'en est pas à la moitié - alors que les précédents s'étendaient rarement sur plus de trois mois.

Ce blog est en semi-jachère.

 

Je ne photographie plus beaucoup non plus - quelque chose me dit pourtant que cela ne tiendra encore que quelques jours.

 

Ce n'est pas tant que la vie soit en mode auto-centré depuis plusieurs semaines. Mais. Des choses de l'intime, il m'est difficile de trop parler. Blogueur pudique : oxymoron. Des choses de la vie, elles me semblent ou trop intimes ou trop futiles (changer de boulot ? la politique ?). Ou trop répétitives pour les non-concernés ("Je t'aime", ce genre-là). Des choses de l'avenir, nous n'avons plus de plans, juste des ébauches de possibles, ramifications nombreuses qui indéterminent la stratégie à déployer.

 

Le temps semble suspendu, circulaire du quotidien.

 

Quelque chose va arriver. Je sais à la fois "quoi" (ou "qui", en réalité) tout en en ignorant les conséquences.

 

"C'est trop calme... J'aime pas trop beaucoup ça... Je préfère quand c'est un peu trop plus moins calme..." (credits : Numérobis)

 

A few more days

15:07 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

03/12/2007

J'ai craqué...

Petit Papa Nawel est passé un peu en avance au rendez-vous de ma jeunesse.

 

Bon, pour le moment, c'est un super iPod Touch (mais ça n'est qu'une question de jours)Ayé, Turbosim programmée, cartes sim découpées (grosse frayeur hier soir...), tout fonctionne !

16:15 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : apple, iphone, noel

01/12/2007

Monte-en-l'air

Champs-Elysées Clémenceau, ligne 1, 9h05 du matin.

La station est presque vide. L'accord électrique du moteur de la rame précédente s'étouffe dans le tunnel.

Tout à coup, au coin de l'oeil, une tâche curieuse et bigarrée flotte au-dessus des panneaux publicitaires.

Quatre ballons, rose, orange, jaune, rouge, noués ensemble, virevoltent, perdus dans les jeux tourbillonnants de l'air déplacé par le trafic.

(photo ratée, retouchée du mieux possible)

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10:41 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : paris, metro

21/11/2007

Brêves de grêve

Loin de l'agitation politique et syndicale à coups de slogans réducteurs, de "revendications" ou de "positions raisonnables" biaisées, la grêve des transports parisiens s'étire et ne s'effiloche pas autant qu'on pourrait, en tant que client (je hais le mot "usager"), l'espérer.

 

En temps normal, c'est une heure de transports : métro 13 , métro 1 et RER A.

 

Jour 1, mercredi. Ca ne va pas durer. Le Boss est d'accord pour que je télé-travaille.

Jour 2, jeudi. Miracle : trois minutes d'attente, un taxi vide à 7h du matin, arrivée au bureau à 7h50. 35€ remboursés par La Compagnie.

Jour 3, vendredi. Télétravail à nouveau.

Jours 4 et 5, week-end. Il fait très froid, ce qui limite les sorties au strict minimum (courses, ...).

Jour 6, lundi. Il fait toujours un froid de canard, la situation ne s'améliore guère. Allez hop, un jour de congés.

Jour 7, mardi. RDV à la Madeleine à 7h du matin, le Boss m'emmène en voiture. Jusqu'à la Madeleine en taxi (10€).

Jour 8, mercredi. Toujours RDV à la Madeleine. J'anticipe et m'habitue. Bus 95 (à défaut de 94) jusqu'à l'Opéra.

 

Les retours se font vers 16h, à pied, en bus ou en métro (lignes 1 puis 4).

 

Mais le réveil à 5h30 commence à se faire sentir, et les soirées sont de plus en plus courtes.

 

Je mesure pourtant combien privilégié je suis : mon travail n'est pas "posté" (pas d'obligation de présence dans les murs de l'entreprise pour être efficace), mon patron est plutôt coulant sur les moyens du moment que le boulot est fait, je ne suis pas soumis à l'obligation de pointer.

 

Je ne me plains donc pas trop, et fais le gros dos en attendant que l'orage passe.

09:20 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : paris, bus, greve, metro

12/11/2007

Le temps inférieur

Hors les murs de l'appartement, le matin, vers 9h.



Le ciel prend sa translucence bleue du coeur de l'hiver. Les arbres retiennent à grand peine les dernières feuilles jaunies de l'année écoulée. Au sol, le tapis désespéré, mais encore sec et craquant. Qu'il ne pleuve avant longtemps, surtout ! L'air est sec, la ville est curieusement calme. Un chat fixe un point lointain, immobile et serein - ou est-ce une pièce d'artisanat africain, moustache métallique sur corps de bois [made in China] ? 

 

Aux oreilles les ballades légères de Yael Naïm.

 

Ca ferait presque oublier le métro et l'immeuble verre de mes heures salariées.

 

Je crois qu'il est l'heure de repasser au temps vécu.

10:54 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, metro

03/11/2007

La ligne droite est le plus court chemin d'un point à un autre

Je reste émerveillé par l'ingéniosité humaine. Surtout dans son versant "sens du commerce".

Prenez, (pas) au hasard, la rue Vavin, dans le VIème arrondissement de Paris. Les façades n'en sont pas hausmanniennes, mais restent typiquement parisiennes : hautes fenêtres devenant plus étroites dans les étages, portes en bois, l'obligatoire station de Vélib', à côté de la FNAC "Eveil et jeux".

Une rue qui ne paie pas de mine, entre le boulevard du Montparnasse et le jardin du Luxembourg.

Côté "Guignols", le jardin du Luxembourg.


Fort d'un sens du commerce rendu plus aigü par le portefeuille garni des habitants du quartier, la rue Vavin est progressivement devenu mono-activité :


des magasins de vêtements pour enfants, de 0 à 16 ans.


Que se passe-t-il quand votre épouse, enceinte de huit mois, s'oriente, tout à fait au hasard bien sûr, vers cette rue ?

TROIS HEURES de zigzag d'un trottoir à l'autre.

Une veste, deux t-shirts, deux salopettes, un pull en laine et un pyjama, de 3 à 9 mois.


(Ok, c'est super mignon, mais bon... En rentrant, je me suis vengé : huit bouteilles de vin au Monoprix !)

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18:10 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paris, montparnasse

12/10/2007

Les choses se précisent...

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21:03 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

02/10/2007

Légendes de Paris

Dans l'inconscient parisien, et dans la Légende *majuscule, oué* de l'Auvergne, dans la mémoire populaire, l'image du Bougnat est rémanente.

Et j'en ai enfin la preuve :

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En sens inverse, on m'a souvent parlé de la Tour Montparnasse.

Monté sur le deuxième plus haut immeuble de Paris, mon oncle confirme notre impression : elle n'existe pas.

La preuve (photo garantie sans trucage) :

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20:10 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paris, auvergne, bougnat, montparnasse

23/09/2007

Oui + 365 = ...

Il y a un an, c'était ça :

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Puis, on s'est enfui à Venise, et ça ressemblait à ça :

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Et maintenant, les choses se préparent pour un Noël unique :

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(atelier ponçage du berceau transgénérationnel de ma famille)


Et la vie est toujours aussi belle, chaque jour que je passe avec Elle.


Suki da

14:15 Publié dans Détours du monde , Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

05/09/2007

L'art contemporain pour les Nuls

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Esplanade de la Défense



Repeindre une oeuvre, est-ce la conserver ?

19:31 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

02/09/2007

Les dures réalités de la vie parisienne

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Brochettes de lotte au barbecue, tomates et tomates confites

10:20 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : paris

01/09/2007

Une première étape... (suite)

La short list de prénoms se réduit.

De 28, on est passé à 14.



C'est maintenant que les athéniens s'atteignirent :-)

10:27 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

28/08/2007

Après l'hôpital

La sortie du tunnel a toujours lieu au même endroit : juste avant d'arriver à Nanterre-Université.

 

J'en connais la configuration en virage, l'inertie pour y garder mon équilibre, le paysage. Ce tas de gravats sur lequel a poussé un arbuste, entouré de coquelicots quand la saison s'y prête. Les voies de la maintenance RATP, avec leur empilement longitudinaux de rails rouillés aux extrémités signalées en orange ou blanc. Le blockhaus immonde, son infâme sigle ANPE bleu et jaune usé, d'une agence tournée, je l'espère, vers la ville. La station, enfin, avec son escalier "temporaire" en assemblage de tubes, que j'ai toujours vu là.

 

Un immeuble s'est construit, récemment, de l'autre côté de la voie.

 

La sortie du tunnel a toujours lieu au même endroit. Qu'il pleuve, neige ou fasse beau, été comme hiver. Indépendamment de mon état de fatigue, de mon niveau d'énergie.

 

Pourtant lundi, après une semaine de poids, d'apnée - je ne trouve pas de meilleures images -, le ciel était plus bleu, les passagers plus légers. Le raclement de métail des roues sur les rails paraissait musical. Un léger sourire, je crois, ourlait mon visage.

 

Le "bon de sortie" est aussi un "bon pour respirer".

14:54 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, metro

26/08/2007

Une première étape...

Comme on sait désormais le sexe du bébé, nous nous sommes plongés dans un livre des prénoms.

Un après-midi de discussion, de suggestions : on arrive à une short list.




De 28 prénoms...




Courage, fuyons ! :-)

10:15 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

25/08/2007

Semaine sportive

Elle : 1
Pyelonéphrite : 0

Sortie de l'hôpital dimanche matin.

Enfin ! :-)

20:56 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

21/08/2007

Les joies de la maternité

Vingt-troisième semaine...

 

Le ventre qui tressaute parfois, animé d'une vie propre.

 

Mais aussi une sciatique lombalgie, une semaine d'arrêt de travail et, en ultime recours uniquement, une boîte d'anti-inflammatoires.

 

Ups and downs

 

[Edit du 21 août à 21h30 : en fait, ce matin, ça ne va pas mieux. Je reste à la maison. Appel à SOS Médecins. Verdict : infection rénale. Direct aux urgences de Notre-Dame de Bonsecours, la maternité où Elle est inscrite. Echographie du bébé : tout va bien. Echographie des reins : les deux sont atteints.

 

Rien de vraiment grave cependant. Deux à trois jours d'hospitalisation cinq jours, sortie prévue ce week-end, pour une antibiothérapie "ciblée" sur le germe dès qu'on sait duquel il s'agit.

 

Gros coup de chaleur.

 

Tout va mieux, ce soir.

 

Toutes les personnes rencontrées sur place sont vraiment très à l'écoute, chaleureuses et professionnelles. Ca rassure.

 

Et...

 

On sait ce que c'est, ce bébé : fille ou garçon ? :-)]

21:30 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

18/08/2007

J'ai épousé une fausse brune

Nous rentrons d'un petit après-midi de marche et de courses *vêtements de grossesse... et brochettes métalliques pour le barbecue :-)*.

Elle a de nouvelles sandales, et donc des ampoules.

Pour éviter de se baisser en s'asseyant sur le rebord de la baignoire, Elle a décidé de lever la jambe jusqu'au lavabo.



En étant enceinte de cinq mois et ayant mal au dos.



La logique féminine a parfois des détours surprenants...


*Je t'aime mon amour*

20:05 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

06/08/2007

Au secouuuuuuuuurs !!!!!

Le voisin du dessous a un piano.

Depuis que nous habitons l'immeuble, il en joue.

Mal.



Vingt-cinq fois par jour le même morceau, toujours trébuchant au même passage.

Mais depuis ce soir, c'est

L'enfer !



Mon voisin du dessous a acheté la méthode Hanon.

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Et tout me revient.

(les pianistes forcés comprendront)

18:00 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : piano, hanon, paris

16/07/2007

Culinarium

Au menu ce week-end :

- côte de boeuf de Salers (what else ? comme dit George), tomates provençales
- lotte sautée aux fenouil et estragon, gros champignons de Paris au pistou
- poulet rôti au thym et à l'ail, haricots verts frais
- tarte aux abricots (du boulanger, en fait)

Côté vins : un rosé Côtes de Provence 2006 et un chateau potensac 1999

Résultat des courses : on s'est régalés.

Ah, et je ne vous ai pas encore parlé de la découverte de la meilleure glace que j'ai mangée à ce jour : Mövenpick.

06:55 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : movenpick, cuisine

06/07/2007

Eclats mémoriels

Dix jours de vacances, ensemble. Une petite semaine en Auvergne, en famille.

 

Peu importe le temps (feu de cheminée et déjeuner dehors à 24h d'intervalle), quelques éclats feront trace. A la manière de Perec.

 

Je me souviendrai...

 

... de mon petit frère jouant, courant, lisant, interrogeant, empli de vie et la partageant
... d'Elle jouant avec lui, spontanée, immature, radieuse
... de mon père, jouant aux billes, au ballon, à l'épée avec des rameaux
... de mon grand-père, si fatigué au début, revivant de la présence des autres
... de son "C'est le bonheur !" lancé sans interlocuteur particulier, à la fin du déjeuner-barbecue. Quatre ans après le départ de ma grand-mère, nous l'avons retrouvé joyeux, quelques instants.
... de son quatre-vingt-treizième anniversaire, ému, et au moment du gâteau et des bougies : "Si c'est comme ça à chaque fois, j'en reprendrai bien pour quelques années !"
... de l'avion réservé pour le dimanche, oublié, pris le lundi (ouf ! les billets étaient échangeables), annulé pour cause mécanique, repris le mardi à 7h du matin (lever : 5h50), de la grêve des cars Air France à l'arrivée à Orly
... d'Elle, à l'aller, me disant : "C'est la première fois que je vole au-dessus des nuages" (Venise, c'était un vol de nuit)
... d'Elle, de son exclamation spontanée, au détour d'un virage, devant la beauté du pays d'Auvergne
... de quelques marches, de quelques courses, de quelques heures en cuisine

 

... des battements d'un tout petit coeur, entendus chez la gynécologue

 

... de cette maison, 1886, la sixième génération qui la découvre à peine, si jamais elle ne devait pas rester dans la famille.

11:30 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : auvergne

21/06/2007

Instamatic du souvenir

Avez-vous un premier souvenir de votre famille ?

 

La question a surgi, absur