03/02/2012

Oh irony

Janvier.

 

Le département dans lequel je travaillais a été dissout en fin d'année. J'ai trouvé un point de chute, dans un service très technique, avec une vision "surtout ne pas s'engager sur un résultat".

 

Au secours.

 

Et finalement, sans que je sache pourquoi/comment, un directeur vole à mon nouveau chef un tiers de mon temps pour des sujets stratégiques.

 

Ouf.

 

Reste à gérer l'entre-deux chaises.

 

"Marcher sur des oeufs"

20/10/2011

"Clôture de l'amour" au Théâtre de Gennevilliers : un malentendu

Pourquoi les critiques s'acharnent-ils à présenter cette pièce comme la séparation d'un couple ? Par lecture premier degré de l'argument de l'auteur ?

 

Ce ne sont pas deux personnes qui se séparent, un-couple-avec-trois-enfants qui se déchire. Ou alors, si c'est le cas, ça sonne faux. Afféteries, mots branchouilles inutiles ("over fluide" : pitié !), triple répétition de phrases slogans, références Culturelles (avec un grand C) expliquées façon Wikipédia : tout cela ne fait pas sens.

 

En revanche, se dévoile le monologue, éperdu et rageur, de l'auteur adressé au Théâtre, et, car "le théâtre, c'est quelqu'un qui dit : "Je ne suis pas d'accord" ", la réponse du Théâtre à l'auteur.

 

Dans l'impossibilité des mots à satisfaire le Théâtre tel que l'auteur se le représente, le Théâtre s'ouvre pourtant :"J'ai même aimé ta merde", dit-elle.

Dans la triple répétition, les trois coups.

Dans les à-côtés bêtement postmodernes ("si nous étions au théâtre, le public verrait..."), un indice.

Dans la conclusion muette, déguisée, un point d'ironie final: tout ceci n'est que du théâtre.

Tout cela fait théâtre.

02/10/2011

Cap Horn

La Compagnie a décidé que notre service n'était plus utile : il n'y aura pas de budget pour 2012.

 

Sans attendre que l'on me fasse une "proposition", j'active mes réseaux pour trouver mon prochain poste.

 

Par gros temps, être à la barre plutôt que se laisser dériver.

03/08/2011

Répartie enfantine

Solal, 3 ans et demi

"Tu vois Maman, j'avais bien raison. Les petits aussi, des fois, ils ont raison !"

 

Ca promet...

31/03/2011

Jouer un coup d'avance

La Compagnie subit de grands changements.

 

La direction internationale dans laquelle je suis va être scindée, une partie vers l'Allemagne, une autre vers l'Italie.

 

Et moi, je suis à Paris.

 

Conclusion : la campagne pour un poste à l'étranger, prévue d'ici deux ans, commence maintenant.

 

Asie ? Amérique latine ? Moyen-Orient ? Etats-Unis ?

21/12/2010

La vie en rush

Solal a trois ans demain.

Alexandre, deux mois moins une semaine.

 

Noël dans quatre jours. En famille. Y compris mon père, revenu de l'enfer caribbéen où il était retenu.

 

2010 enfin d'année !

07/09/2010

A quoi sert-il ?

Des notes espacées depuis plusieurs mois.

 

L'année 2010 a mieux commencé que 2009, mais l'écriture semble s'être dissoute dans la répétition des jours.

Pourtant, j'ai voyagé (Russie, Afrique du Sud, Egypte) et continue (Maroc, Turquie, Russie à nouveau).

Pourtant, les vacances, quelques jours en Auvergne. Le retour à Paris est un choc sonore : quels bruits ? Et quelle chance avons-nous d'en être protégés, à la maison.

Pourtant, nous avons changé de statut : de "jeunes parents", nous sommes, depuis le 2 septembre, devenus "parents d'élève".

Pourtant, le ventre de Elle s'arrondit, deux coeurs qui battent ensemble, plus que quelques semaines. La naissance devrait prendre place pendant les vacances de Toussaint. Ce n'est pas plus mal, je crois, pour que Solal ne se sente pas mis de côté.

Solal est entré en maternelle en courant. Il s'y plait, se réveille tôt le matin, et ne comprend pas qu'il n'y ait pas école le samedi et le dimanche ! Que de progrès en quelques jours !

Pourtant, depuis lundi, la séparation matinale est grosse de larmes retenues. Il ne pleure pas devant moi, mais nous dit avoir pleuré le matin.

 

La rentrée : un deuxième acte dans l'année.

21/05/2010

Orange sanguine

Croisement du boulevard Pasteur et de la rue du Docteur Roux, ce matin, vers 8h40.

 

Une grosse berline accélère avant le rouge.

 

François Bayrou et son chauffeur.

 

Il faut vraiment qu'il arrête avec cette obsession de l'orange : elle aurait pu devenir sanguine.

18/09/2009

Annus horribilis

... disait la Reine.

 

Passé le stress du déménagement, de multiples fragments de réalité ont semblé conspirer en Crime de l'Orient-Express.

Nous adapter au nouvel appartement. De 53 à 79m², les meubles rétrecissent, les tapis deviennent ridicules, les affiches se polaroïdent, plus rien n'est "sous la main". Et le local poubelle comme l'accès à la cave ne sont pas dans l'escalier.

Vivre avec les soubresauts contractuels de l'AP-HP : renouvellement en mai ? renouvellement fin septembre (toujours pas confirmé !) ?

Résister au catactère délétère de l'équipe dans laquelle Elle travaille, micro-attaques incessantes, à la limite du harcèlement moral.

Entrer dans la période d'énorme doute, classique lors d'un changement de poste mais rarement à cette échelle. Ne pas oser en parler, jusqu'à l'intenable.

S'inquiéter de Solal attiré par les prises, les couteaux (un cutter, ce matin...), les verres, la boîte à outils.

Faire opérer le chat, découvrir un mal chronique. Et comment l'expliquer à Solal si... ?

Réorganiser, difficilement, notre budget, entre passage d'un salaire sur 12 mois payé le 30 à une rémunération sur 13,5 mois versée le 20 ; le nouveau loyer ; la nounou à temps plein ; l'équipement (remis à plus tard, essentiellement) de la maison ; les imprévus en centaines d'euros. Tout en voulant continuer à profiter de Paris et des vacances. Il y avait des réserves.

Subir les avanies techniques : porte du four dessertie par les déménageurs, clavier du portable réduit à un alphabet de 23 lettres, siphon de l'évier mal serré, voyages-sncf toujours en rade au moment où l'on se décide, ascenseurs capricieux (même au premier étage, la poussette pèse).

Rater un train à trois secondes près, parce que le contrôleur n'a pas daigné attendre Elle, Solal dans ses bras (et que je n'ai pas pensé à bloquer la porte avec une valise).

Courir, tout le temps, pour les transports, la nounou, les courses, le boulot, l'Administration.

Mal dormir, se réveiller dans la nuit, trop souvent.

Mal manger, boire trop.

Oublier d'oublier.

Se sentir vieilli, fatigué.

Paniquer, à l'illusion du sans-issue, quand la suite de petits riens et de vrais soucis semble géométrique.

 

 

Accompagner, une ultime fois.

 

 

 

L'effondrement n'aura pas lieu.

07/08/2009

A demi

Les derniers mois ne resteront pas dans nos mémoires comme une période aisée. L'accumulation de soucis (professionnels, personnels, familiaux, "animaliers", ...), la vie parisienne et sa course effreinée, les longs mois de temps maussade ont usé nos énergies au-delà du point où voir Solal rire et jouer nous confortait.

 

"Burn-out" est un mot qui a été employé. Entre autres.

 

Puis survient un événement qui remet beaucoup de choses en perspective.

 

Enfin :

 

Les vacances d'été arrivent.

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