22/04/2008
Topographies urbaines
La vie souterraine, avec ses cheminements en clair-obscur, solide mécanisation du voyage, réduit l'éventail des bifurcations au triste choix de l'aller ou du retour.
Le flux des voitures, lui, ne fait qu'abrutir la déclinaison des carrefours en salmigondis de cliquetis mous - le bruit du clignotant.
Comment justifier l'enfermement urbain, quand, à des lieues de là, le terminal aéroportuaire s'ouvre en arc-en-ciel de destinations ; quand le port, la mer, l'océan, appellent un par-delà où chaque route est sienne ?
Et quand mes pas dessinent les cartes que j'arpente.
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25/03/2008
Ex-action
Lutter contre l'ennui administratif - celui de 9h30-17h -, contre l'inanité du "business", la versatilité des consignes, l'immobilisme des objectifs, la vacuité des enjeux stratégiques.
Le quotidien ouvré s'étale, s'étire, s'étend - tension et résistance élastiques.
Le soir, la vie, trois, unies dans la ville grise d'agressivité, urbaine triste et désirable à la fois.
"Il y a le ciel, le soleil et la mer."
Evader la nuit.
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30/09/2007
La nuit de l'écrit
Le temps passe, au silence de l'écrit.
Les mots sont un puits, un affleurement du sens aux limbes de la pensée, la phrase y sourd en à-venir.
Le petit carnet à spirale gît, éventré, noire arabesque brisée de l'accordéon alphabétique.
J'espère, en toute illogique.
10:15 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26/07/2007
Ecriture automagique : de Paris à Caen
La poétique du désir est une fonction inverse du temps comprimé : quand la seconde s'envole vers l'infini, il n'est plus trace de grammaire, à peine de mots, plutôt de quelques sons, de gorge ou de mains, ballet des éphémères.
Rossignol chantant à l'oganisation du monde : l'oiseleur au filet prend l'air musical, envole son vocabulaire.
Ceci n'est pas une note, dit-elle ; à rebours du commencement : c'est cela qui m'ensorcElle, la collection petit-cailloutesque des notes in-scansées.
Par l'aléatoire des vertiges se dessine panorama la champignonnière glauque des nébuleuses béton : à chaque fenêtre sa touche, clavier lumineux phare sonore des cantates incorporées.
Que la grammaire soit : et la musique fut.
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04/06/2007
Die hard 48
Je crois que j'ai décidé de ne pas me laisser aller.
A l'ennui professionnel, aux tensions imbéciles des relations hiérarchiques en période de stress, à l'étirement filasse des jours ouvrés en solitaire, au vide comptant pour rien (films, télé, internet, transports du commun, entreprise, ...) ne s'opposent au final que l'absolution éthylique - dont je me méfie d'expérience - et l'assomption samedi-dominicale de la présence de Elle. Un ou deux livres, aussi, pour meubler les heures bancales.
Techniquement, à l'aune des obligations démagogiques des "activités pour le week-end", je suis nul. Rien de planifié, pas d'idée préconçue dans la lenteur oiseuse des heures professionnelles, une tendance certaine à contourner les horresco referrens du tout un chacun (courses - par Internet -, lessives - en semaine -, ménage - sous-traité -) : cela sonne comme un programme d'inaction.
Pourtant, chaque fin de semaine est le début de la mienne. Chaque fin de semaine est "moteur, action !" de la vie à deux, si deux qu'il n'est nul besoin de bulle. Imaginer, concevoir, partager ; par opposition aux comptabilités tristes des agitations.
Suki da.
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29/05/2007
De la distance
Kilométrique, s'entend.
A l'excitation masochiste de l'installation d'un double foyer, plus de deux cents kilomètres de l'un à l'autre, succèdent les heures vides et pleines.
"Auraient dû succéder", plutôt.
L'attente d'un vendredi soir, une gare, un train. Les courses en prévision du week-end. La première seconde où l'on se revoit, prélude à des milliers d'autres. L'infime instant du premier contact entre nos peaux arrachées à l'éloignement. La proximité de corps juxtaposée aux coeurs.
La voix téléphonique, à l'usage, ne suffit pas. Nos silences sont plus riches qu'un pauvre transmetteur.
Une seule image radio : trop et pourtant innécessaire. L'essentiel est là, en nous. "Et je ne saurais te dire comment le soleil factice des lampes s'en arrange".
Suki da. Tu manques.
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25/05/2007
Car rien n'est éternel
La passion ambiante pour l'immobilisme est un ferment délétère du quotidien : comment penser vivre dans une suite géométrique d'arrêts - version signal d'alarme ? A retenir son souffle (universitaire, professionnel, familial, alimentaire, ...), comment ne voient-ils pas l'asphyxie venir ? Sont-ils si certain de l'optimum de leur situation que tout changement ne pourrait qu'être pire ?
Même pas, puisque leur plainte est récurrente. Aucun animal n'agit ainsi, immobile sur son rocher, criant à la blessure : il serait rapidement dévoré.
Je fais le choix du mouvement, le choix de la puissance de la volonté.
Ou, comme on me l'a dit un jour : "de la volonté de vouloir".
Coeur, eau, armes et bagages : je ne risque rien, puisque l'essentiel est léger, et essence.
Jouir du jour, en route pour demain !
14:00 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26/01/2007
Instants-années d'hier
... à Lyon, l'arche livresque d'une librairie, "le bal des Ardents"... vous qui entrez ici, laissez toute espérance ? Mais DES LIVRES (délivre), alors ? ...
... le paysage figé de neige de part et d'autre du TGV... pendant les tours de garde, pour passer les heures, je lisais "La compagnie des glaces" : "l'immobilisme, c'est la mort"...
... le terminus mouvant d'une rame de la ligne 14 : incident à St-Lazare, à Madeleine tous les voyageurs sont invités à descendre ; la rame avance puis repart en arrière, de l'autre côté... où conduisent les terminus de nos lignes souterraines ? L'autre côté du métro...
... à l'angle de la rue de la Gaîté et du boulevard Edgar Quinet, un bus immobile, cadavre hameçonné par un 4x4 garé dans le virage ; aucun conducteur, une vieille dame qui reste assise... rêver la ville sur "pause" et seul à s'y mouvoir...
Être sur le gué, entre deux rives : dérive et gai
16:12 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09/01/2007
Et tonnant !
J'ai décidé de combattre l'hydre.
De double nature, elle nidifie en soi et en contexte. Le métro rabotant des matins loirs. Le bureau tipp-ex des envies bleues. Les heures abrasives des remises à demain. Les impossibles gnomes du confort charentaises.
L'hiver m'ennuie à se coucher trop tôt, à cracher sa brume graisseuse sur mon visage sévère.
Le seul rictus qui vaille est le sourire certain. Le seul masque qui sied s'appelle sérénité. Le seul habit, de lumière. C'est dessiné que l'on décide : la destinée se contente du mou.
J'ai décidé de combattre libre. Par ce que tant Elle que moi réfutons l'à-valoir.
17:05 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08/01/2007
Andromède
J'ai le sentiment de perdre cette forme d'attention flottante, passerelle de la rêveréalité.
Nevermore ?
15:15 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13/11/2006
Traverser le jour sombre
On a parfois de sales surprises.
L'instant d'angoisse où les crocs vous sautent à la gorge, vous entraînent vers les remugles boueux de l'impossible.
Recroquevillé en amande, on perd sa voix, on perd ses choix, immobile dans l'indicible.
Juste presser "Stop", "Pause" à sa limite.
L'effondrement intérieur se fait tonne, quintal, un éclair lent dans la fange chocolat.
Vouloir le monde statue de sel, pour enfin respirer. Et se noyer, parce que c'est impossible.
Et puis, à force d'attente, à combat pour oser attendre la seconde suivante, à douceur de patience, Elle qui ouvre la route.
Ad augusta per angustia : on ne peut plus vrai, au juste.
(merci mon amour)
18:10 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24/10/2006
Orage
Les rafales nocturnes carillonnent sur le métal sale du volet roulant. Au chaud sous la couette, j'écoute le grelot de la pluie sur la rambarde d'aluminium. Tout dort. Ou devrait dormir.
A mon tour je sombre, le lit mouvant sur la marée des sommeils. A la barre d'un vaisseau immobile, j'affronte les craquements d'un bois trop vermoulu, l'épique et crac combat de l'air contre la branche. Quelque chose tombe sur la terrasse, je crois. Mais demain, je ne trouverai rien.
Echo atmosphérique, le rêve se peuple d'enfuis, hurlant. Ou bien moi. Dans les décombres du sommeil, la friable apparence en lambeaux sur un horizon d'argent.
Réveil en sursueur : l'image s'écope lentement.
Le chat me regarde, indifférent.
Et s'affale.
16:25 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18/10/2006
Qu'analyse
- Vous savez quoi ? C'est toujours kiffant, cet atterrissage de la pensée...
- Que voulez-vous dire ?
- J'veux dire, le moment où ça s'calme. Quand ça s'arrête de grincer... ya comme un moment où j'entend le silence, où j'pense le silence, en fait.
- Oui... ?
- D'un coup, ça s'évapore. J'ai plus de bruit dans la tête, le ciel bleu qui perd son métal, ou le ciel gris, qu'est plus acier. Comme quand on était môme et qu'on faisait crisser la craie sur le tableau noir, entre deux cours. C'est pas tant que le bruit de la craie est horrible, y en a même qui vomissent quand ils l'entendent. Mais c'est aussi le moment où ça s'arrête. Ca pourrait continuer, mais ça s'arrête. Là, c'est bon. Ben c'est pareil. Le silence, c'est penser que le bruit va revenir. Mais que c'est arrêté.
- Et comment est-ce que ça s'arrête ?
- ... Chais pas trop...
- ...
- J'sais juste que ça va pas tarder.
14:20 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02/10/2006
Instantané à retardement
En juin, une note sur le blog de ckck, une photo aussi, ont déclenché ceci en commentaire. Et comme la photographe est d'accord, on reprend. (Tentative honteuse pour dissimuler que les photos du mariage et de Venise prennent tout notre temps libre, mais ça en vaut la peine).
Or donc. (en résumé : prise de paresse, titre de la note, ckck laissait champ libre aux commentaires ; j'ai commenté.)
*****
Paresse

Je crois bien que j'étais la seule à la voir.
Les piétons ensoleillés martelaient le pavé de leurs urgences nécessaires. Gauche, droite, gauche, droite : brouhaha du quotidien.
J'avais plutôt envie de flâner. Mon esprit baguenaudait, confortablement installé au chaud de cette belle journée.
Quelle osbcure rythmique poussait les employés de la voirie à parsemer de caries l'aplat régulier du passage carrelé ?
Clac, le bruit d'un talon sonore. Métal radiant : la plaque d'égoût se dore.
En fait, tous ces pavés, ils sont en granite, non ? Depuis quelle région ont-ils voyagé ? Qu'ont-ils vu, depuis ce temps ?
Mon esprit voletait de fil en fil ; je m'étais arrêtée. J'étais à la croisée de la ville.
Pas si seule.
Elle était là, devant moi. A contre-jour - ce qui est somme toute logique.
Sans y penser, j'appuyai sur le déclencheur. Elle me sourit et s'effaça devant l'action.
Ce n'est pas tous les jours que l'on tire le portrait de sa paresse.
20:45 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22/08/2006
A contre-jour
L'odeur faisandée d'une graisse de pluie s'étend sur le bitume ridé de la ville.
C'est le moment où la défaite gagne les platanes : à quoi bon ? autant tomber ! Effeuillés.
Peu à peu, l'exhalaison mortifère s'épand d'avenues en ruelles, d'impasses en ronds-points : on en vient toujours là, murmure-t-elle.
Les bus girent au ralenti de leurs essuie-glaces libellules. Les voitures se collent au cul, reconnaissance particulaire de canidés mécanisés. Les corps, morts, traversent, pauvrement abrités d'un auvent défraîchi, d'un parapluie souillé par l'armée des poussières de plomb. Seuls d'anthracite pigeons vaquent, s'ébrouent : encore trop doux pour que congèlent les amibes du quotidien.
Hébétée, la ville lumière s'enfonce, s'alanguit, névrotique.
C'est l'heure où la Seine se Tamise, dans la magie cendre d'une cité rincée.
Au pont de l'Alma, le Zouave s'ébroue.
Regard au ciel, à la boue : Verdun n'est plus si loin.
(PS : je sais, le Zouave n'a rien à voir avec Verdun, c'est la guerre de Crimée)
10:21 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13/08/2006
A tire d'Elle
Je ne suis pas certain que tout cela était ni prévu, ni coordonné. Rien ne semblait m'y préparer. Pourtant, tout paraît y avoir amené.
J'ai rencontré Elle de manière fort improbable.
C'était une question d'espace, une question de temps.
De mots échangés, savourés, creusés à la veine de l'instant.
Se trouver sans s'être cherchés.
Et chercher à se rencontrer vraiment.
Le vent souffle parfois, fort ouragan - on se fait à naviguer, craindre la déchirure de la grand voile. S'abriter d'une calanque. S'oser à continuer. Imaginer un itinéraire d'eldorado, sur tous les instants du globe.
Comme rêve-élation.
10:55 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03/08/2006
Manquent
J'ai parfois rêvé que je m'effaçais - lente dissolution à l'acide des liens déconnectés un par un.
Virer le complexe pour retrouver le fil ténu de la vie limite.
J'ai parfois rêvé que je grandissais - progression "nécessaire" des accomplir adultes.
Contribuer au contexte pour s'y retrouver assuré, bientôt à retraiter.
J'ai souvent eu du mal à mes amitiés - la pièce supplémentaire que l'on garde sous blister.
(PS : note écrite il y a plusieurs semaines, tout va bien, hein)10:45 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19/07/2006
Canicule
Je regardais ma bouteille l'air d'y rien comprendre.
Vide, déjà ? A peine quelques pas dans le désert urbain avaient suffi à l'épuiser ?
La ville était morte de chaleur, les stores et rideaux métalliques baissés. Chauffés à blanc, aussi : l'air se gondolait à les approcher. Du bitume sale s'élevait une nuée de doryphores, chercheurs de blanc pour y apposer leur triste grisaille.
J'étais vêtu de peau, invisible, ma gibecière au côté, le tendre verre entre deux morceaux de pain bis.
La ville s'était figée dans la texture patissière d'un lourd sirop d'urgences. Personne en rythme, pas âme qui vibre. Les scarabés diesel crevaient, entrailles au soleil, dégorgeant la boue argentifère de grossières figures hagardes. Je voyais ces fils, de l'ocre au rose pâle, qui pendaient de leurs chevilles amollies, de leurs attachés-cases radiateurs. Ils traînaient, même plus manipulés depuis les palaces de verre fumé. De temps en temps un fil tintait, se cabrait, pénétrait la faible enveloppe et s'abreuvait de quelques lampées de fluide qui dégouttait de la carcasse déjà blanchie.
La chaleur me rendait fou, je crois. A moins que ce ne fut la soif.
Les arbres avaient résolu de disparaître, de nuit, en une. Personne n'avait compris le léger froissement, ce son de baryton qui avait traversé les squares. On ignorait où. A vrai dire, tout le monde s'en fichait.
Ca ferait de la place pour un cimetière de terrasses.
La Seine s'était noyée. C'était aussi simple que cela. Elle gisait, gonflée, le teint verdâtre, immobile dans le ressac lent de l'alternance des feux. Les crabes péniches la gravissaient parfois, avant de s'ensabler plus loin, dans le désert péri-urbain.
Sculpture de cire, la Tour Eiffel penchait et se tordait Dali. Le millefeuille du Sacré-Coeur avait déjà disparu, jus rosâtre d'une meringue fondue. Montmartre pleurait sous ses pavés : l'un après l'autre ils se fissuraient, explosaient, rendant au ciel leurs volées de moineaux bâtisseurs. Quand les noeuds se défont, il n'y a plus de filet.
Je fermais les yeux. J'imaginais l'onde. Le cristal de sa surface, le tintement clair de ses atomes, la fraîcheur vibrionnante des souvenirs de pluie, de rincée, d'averse. Cela désaltérait. Redevenu, un tant soit peu, élastique, je reprenais ma route.
La bouteille pleine et fraîche caressait mon côté en chantant. Je savais où j'allais/étais/irais.
A la source.
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26/06/2006
Miller en pages
Nexus
A la croisée du réel
Plexus
Un coup porté au corps, plié dressé - le coeur en chamaille
Lexus
Droit, avancer à travers l'étau, à l'impression de la finitude
Si l'or du temps ne se gaspille pas, que fais-je derrière ce bureau ?
L'orpaillage est-il suffisant ? Ou faut-il, au risque du néant, chercher la veine ?
14:15 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14/06/2006
Mode [absorb]
Les mots se déchirent au tissu réalité.
C'est juste la trame de l'instant que je ne veux pas oublier.
On prend parfois des coups de là où on ne s'y attend guère.
Un twister dans la gueule, pour s'élever - j'espère.
P(e)ace at a quiet p(e)ace.
10:03 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09/06/2006
Slamatinal instantané
Je me suis perdu des heures dans les chemins de l'obligé
Sous le ciel étain d'une ville aphasiée
Mais le soleil revient, tu t'prends à rêver
Qu'un chat sur le balcon va t'emmener au loin.
Ma radio débite des fragments publicités
Ils tiennent pas un instant devant le pur océanique
D'un ciel qui de printemps, devient ciel d'été.
07:25 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02/06/2006
Note inutile
J'ai envie :
- de vacances avec Elle, du soleil, l'appareil photo, des bouquins
- de faire une soirée avec les blogueurs que j'aime, quelque part dans Paris
- d'un mac mini pour la télé, parce que j'en ai marre de devoir brancher le Powerbook à chaque fois
- d'une cuisine plus grande, mais vraiment plus grande
- d'enfin trouver un costume qui me plaise, parce qu'il n'y a plus que des trucs moches chez Paul Smith *on me souffle Vivienne Westwood, je vais voir*
- d'une semaine au vert (gne)
- de travailler au 4/5ème, tiens.
Pff, même en me concentrant très fort, pourquoi ça marche pas ?
19:51 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28/05/2006
Le chemin du soi
Sous la table encombrée de l'agape espagnole
Le rhum roule et déroule en fil incohérent
La trame de coutil des tissages passagers.
Métissage pastis.
Je repense l'instant où l'ombre s'étendait,
Noire ressouvenue d'un bienveillant espoir.
Nos chemins de traverse sont que routes égarées,
Apprentissage, métier.
Je reprend ces instants de la flamme gazinière,
Bleu fil exténué comme un songe d'absolu.
L'allumette craquante détruit son existence.
Sacré feu d'artifice.
Je vis alors surgir le cénacle espéré.
L'assemblée nourricière des aurores félines
Quand se trouvent ébahis les allants de cent ans
Dans le matin souris.
*STOP. Je suis un dactylographe. ERASE.*
22:43 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18/05/2006
Sa(f/p)aris routier.
C'est au passage des mots que je fais le guet.
A l'heure où les phrases sortent s'abreuver, je trouve mon compte courant de verbe en verbe
avec ou sans intérêt.
L'autre de la vie est plus ou moins possible, sens pas si unique que ça.
Au code grammatical, j'ajoute les infractions flashées : verbaliser un nom, s'amender d'un adverbe.
Le sens s'y crée bleu comme un code. Il s'ouvre en intégrale des sussurés. Ne reçoit ni ne prend : don bègue du vague en l'âme.
Les kilomètres de bitume singulièrement effilés. On ne se casse plus le pied à franchir le pont des arts.
Dans l'immobilisme urbain, cohésif, tout s'organise - décomposition d'essence au pire de la vie réglée.
J'ai une fuite d'huile, un joint qui a chauffé. A s'impenser cul las, batterie déchargée, on ne se mesure qu'au créneau au lieu d'éclairer la route. Et la prendre.
Je veux des territoires, des miles à orthographier.
Des espèces à découvrir - j'emmerde le trébuchet.
Partir en tête, en coeur, en âme.
Et riche.
10:00 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25/04/2006
Nêtre
Je m'en fous.
Ce n'est pas un combat, pas une lutte, pas même un engagement moral - "la morale, c'est toujours la morale des autres".
C'est de l'ordre de l'intime. Comme intimer l'ordre. De/à moi.
Vingt-deux morts là-bas. Soit.
Trente-quatre mille morts ailleurs. Soit.
Six millions de morts aussi. Soit.
Les Dr Folamour de la bombe, de la "Guerre de Civilisations". Soit.
Aussi cons, mais plus nuisibles, que les prophètes de la "Fin de l'Histoire".
Mathématiquement, le dernier record est à six milliards de morts.
Ou quatre-vingts milliards, en effaçant par voie de conséquence la totalité de l'Histoire.
Je sais qu'il y aura des massacres, des horreurs, de l'immonde.
La seule chose qu'apprend le passé, c'est que l'on est capable de recommencer : au-delà du stade conceptuel de l'horreur inventée, l'existence de l'industrie humaine prouve sa capacité à relancer le processus. On ne peut pas psychanalyser l'Histoire.
Mon grand-père est né en 1914. Il est aussi né dans l'Offlag XVII A, de 1940 à 1945. Il est né, encore, quelque part dans le désert algérien.
Mon père en 1947. Ma mère en 1949. Ils sont aussi nés, je suppose, en 1962 et en 1968.
Ma soeur et moi sommes nés en 1974 et 1972. Aussi en 1986, pour moi. Et surtout en 1989.
Mon petit frère est né en novembre 2000. Il est aussi né le 11 septembre 2001.
Voilà pour les étapes marquées : il y a toutes les autres, intimes.
Pourtant, je m'en fous.
Je ne renoncerai pas.
Je ne diminuerai pas le possible du rêveréel.
Nêtre : j'ai trop peur de l'apostrophe.
21:20 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21/04/2006
L'étoffe
Je pars au buisson comme on crie famine.
L'abreuvoir des imbéciles ne me rassasie pas, au contraire - le sel de la t'erre.
Mais vibrer. Ah ! Vibrer.
Virer de bord comme aux détours du chemin. Prendre la rue traversière de ces absences hypothécaires. Démontrer la vacuité des aspirations trémullantes. Le quotidien m'emmerde comme déjection nécessaire, excrétion circulatoire des heures arasées. On se lève saoûl, on s'étire drogué, en ligne coupée près du corps viscère. La fonction crée l'(org)âne.
Vient le soir.
Vient l'heur.
Elle est île. J'y aborde en poisson tant que le vent caresse. Je m'y fond comme soie.
Suki da.
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07/04/2006
L'ardu dire
Je ne suis pas certain de.
Sur-prendre en photo : est-ce que vois un fragment de mon ressentir ?
L'odeur de l'irréalité. On ne "pose" pas les mots, en fait ; on les dé-pose : ratures et repentirs.
Plus ou moins féconds. La tourbe primitive, la glaise grammaticale qui s'assèche craquelée.
Je refuse les carreaux de piscine. Alignés séparés divisés uniformes.
A se baigner dans la boue des sens, ça débarrasse les parasites.
Et ça pue de vie.
En attendant, ou alors, le cellophane de nos mémoires trafiquées.
L'ordre de la pensée, ça n'existe pas. Ca crève dans l'asphyxie du non-formulé, du non-écrit, du non-devisé.
Penser en ordre : morfondre. La sclérose en claques des certitudes.
Stop |ça| et encore |ici|, demain, toujours.
Si veulx.
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03/04/2006
Ex-orcisme
(D)ef-fleurer l'intimité : le JE du virTUel. Je, court, résumé, sur le clavier, par touches : pas-niées, ou down. A l'aube : enrobée de phonèmes/(faux-)semblants d'être par l'esprit.
"Traverser le fantasme" : le contraire de l'ex-stase. Le blog : stase. Et constat de l'un-suffisance.
Mais.
Venir aux autres, en peur.
Avenir au zoo, trompeur.
"Mais" à l'envers : aime.
L'un, l'une, les autres. Il faut des différences pour lire/unir. Moins de six mois désormais. A moins d'un, je serai. Moisson de ce que l'on s'aime.
Hâler : tirer. Exhaler : souffler. S'exalter. Emoi.
Suki da.
10:17 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09/03/2006
Diction-AIR
Rêver.
Chevaucher les pavenvolés des rêvilles que l'on irrigue : le ciel s'approche à la montée solaire.
Faut-il être ici ou maintenant ? Je préfère tenir en main l'ailleurs onirique de mes élations verbale:physiques:cérébrales / Serrer bras l'immensité des réalisés.
Les mots sont un décalque froissable, déchirable, mâchable en papillons dans l'antre de la réalité *lucioles* s'éteignent au pied des émotions.
Mot : soit
Motion : je postule le mouvement. Conséquemment :
Emotion / E(x)motion : dire vivre est mouvant, est stable.
Addiction.
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02/03/2006
Intuition du jour
Sommes-nous en train d'initier le passage de la civilisation alphabétique à la civilisation numérique ?
Nommer, c'est lier par concept.
Dénombrer, c'est séparer par unité.
Or "lier" est un facteur de paix (au sens large). "Séparer", une source de conflits.
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24/02/2006
Dépenser
Clapotis bayou des fragments de pensées. Extension omnivore des filaments de sens. La cohérence est un effort. L'incohérence, une fuite. Plombière.
Lance lumineuse, rouge, or, blanche d'une intuition. Déchire le gras tumulte de l'inactive. Et pour quoi ? Uriner un concept filaire, il n'y aura plus qu'en faire pelote d'une nouvelle certitude ? A thésauriser dans l'armoire des idées fixes, blêmes. Bunker baillon bouclier pour la vie aveugle.
Non.
Je préfère l'artifice.
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27/01/2006
Récursivité
Je viens de bloguer.
;-)
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17/01/2006
Note intime
Le surgissement s'est fait hier soir, en un flash, pendant la paisible vision d'une Nausïcaa aux prises avec son destin de guerre et de lumière.
Ashitaka - Mononoke.
C'est très exactement cet accomplissement-là.
Et la masse grouillante des singes anthropophages m'indiffère.
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10/01/2006
Sablier
J'amarre mes souvenirs aux rochers des enfances.
La montagne gravite en extase tellurique
Et j'avance.
(en écho aux Colères, pour M. R.)
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20/12/2005
Lever du J-our
L'étouffement a parfois une vertu salvatrice : celle de réapprendre à respirer. J'ai trop vécu en apnée, ces dernières semaines, pour ne pas re-sentir la lente oscillation humide de quelques alvéoles pulmonaires.
Hier, on a rêvé Lisbonne.
Alors bien sûr, le soleil, le Tage, la chaleur, les pavés sable ou obsidienne, la ville et ses sept collines (comme Rome).
Alors bien sûr, deux journées de boulot, les collègues de toute l'Europe et des USA.
Mais surtout, se lever tôt, déjeuner ensemble, marcher jusqu'au métro, puis sortir et découvrir les rues décorées, les marchands de marrons sucrés, se tuer les mollets et les cuisses dans les escaliers interminables d'Alfama, s'élever progressivement dans le Funiculaire de Bica au-dessus des toits des tuiles de la ville, se faufiler par le tramway 12 entre le linge qui sèche dans les ruelles moyenâgeuses autour du Castelo...
Marcher en se tenant la main pendant trois, quatre, six heures, une bière en terrasse, face au soleil à Cascais.
"Just the two of us" - la chanson n'a pas tout à fait raison.
Dans ces heures-là : "d'eux", plutôt que deux.
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22/11/2005
(silences)
Ecrire, c'est jouir dans l'entre-phrase des sens.
Aimer, c'est jouir du sens des entre-phrases.
*maybe*
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Anagrammes
A partir du nom :
"Jeune roi mort" - super...
"Jouir être nom" - Lacan, quand tu nous tiens !
"Jour note rime" - blog, quoi...
"Rire mouton je" - dessine ?
:-D
Trouvé, après bien d'autres, ici
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Préliminaire
J'atteins progressivement l'état liquide de la pensée.
L'autre, là, le carnet gris, me fait de l'oeil en spirale.
Je frustre les heures sans appareil photo.
J'ai des rêves de Gaffiot - c'est idiot -, de Bescherelle et de Trésor.
De Robert aussi. De tourner les pages pour me p(r)endre aux mots. Comme : on en dé-pend.
Coll(i/u)sion graphoman(iaqu)e.
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28/10/2005
Diem
Balancer le bocal des mots contraints:contre un.
On tombe sur le sol, soubresauts inspiratoires.
Branchies recherchent fréquence.
Une grande impulsion en-vole l'âme vers la fenêtre fermée.
Ce n'est que du verre.
Brisé.
Dans un rêve d'Arizona, je navigue la ville en océan de vingt mille.
C'est une belle jour-née.
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27/10/2005
Carpe
C'est comme le fil d'un ongle sur le tableau noir de nos récitations.
Mémoire brisée en fragments d'inaudible, sous le regard sévère et les rires, pendant que l'horrible courant remonte à l'échine. On pourrait peler la peau, ça ne ferait rien d'autre.
J'étouffe.
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25/10/2005
Mouhahahahahahahahahaha (2)
You Are Somewhat Machiavellian |
![]() You're not going to mow over everyone to get ahead... But you're also powerful enough to make things happen for yourself. You understand how the world works, even when it's an ugly place. You just don't get ugly yourself - unless you have to! |
Mouais.
Si je peux éviter d'être "ugly", c'est mieux. J'ai eu la chance de ne pas me trouver souvent face à ce choix.
20:21 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Re-venir
J'ai failli tuer ma jeunesse.
Progressivement ; dans les cahots des mots en "o" : boulot, impôts, taux, métro, ... ; dans la litanie purulente des "tu dois", "il faut", "j'ai besoin que tu" ; dans la houle ballottée des remises aux lendemains, à plus tard, à un jour, à jamais.
Ce n'est pas comme de jouer à Doom ou Battlefield : on ne vise pas, on n'aligne pas, on ne tire pas. On se détache, doucement. On échange le "pourquoi pas ?" de l'insouciance contre le "si je pouvais" des heures faussement remplies de préoccupations adultes.
On se réveille mécanique chaque nouveau matin, un autre robot ménager - radio, café, douche, rasage, parfum, chemise, cravate, "à ce soir" -, de marque générique : "bonsalarié" ou "col blanc inc.". On hésite à programmer une sortie - on pourrait être fatigué le lendemain, ce n'est pas vendredi ; ou bien : oui, mais c'est un peu cher ; ou encore : d'accord, plutôt la semaine prochaine - sans se rendre compte que l'horreur n'est pas dans le "hésiter" mais dans le "programmer". Il faut penser aux courses, au pressing, aux factures, au repas du soir.
On se stresse à l'idée de partir en vacances - comme si ça pouvait changer quelque chose : je ne suis pas chef de petite entreprise. Aurais-je dû appeler le bureau pendant les congés ? Et si tel projet avait avancé ? Et les budgets ?
Et puis en fait, il y a quelques évi(e)dences un tout petit peu trop fortes pour la ouate triste de l'âge du renoncement.
Regarder les feuilles mordorées de l'automne. S'émerveiller de champignons. Se piquer les doigts en ouvrant les bogues fraîches, encore vertes. Pire : se rendre compte qu'on a oublié à quel point ça pique. Se retrouver au calme, avec pour seuls horizons ceux des monts d'Auvergne, des châteaux à découvrir, de Salers flanelle sous le soleil oblique. "On va visiter cela ?" : "Oui" ou "Non" mais pas "Un jour, peut-être". Il y a des milliers de choses que l'on n'a pas vues, et aucune en regret.
Je m'étais enfermé dans la tour d'acier des contraintes acceptées depuis de trop longues semaines. Cette simple idée, hier nuit à l'heure de dormir, m'a dessillé.
Je n'ai pas réussi à tuer ma jeunesse.
Heureusement !
12:40 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03/10/2005
Ma vie pérégrine
Dans les matins de retours, on se prend à rêver.
J'ai cru percevoir les chemins de traverse d'une Tour Eiffel illuminée ; le faisceau phare orientant les pas sur la rotondité de la Terre. Toutes les directions y menent, même si Rome n'est plus ni céleste ni impériale. Alors j'ai marché, j'ai marché des heures abruties, des instants salés, quelques minutes acides pour souligner la douceur du repas quotidien.
Sur le bord de la voie, on ramasse les champignons de poussière en cherchant la magie d'une fricassée d'instants. Le vin de groseille se répand sur l'asphalte, parfum amer-sucré des fruits d'une saison passée, pause consacrée aux lares qui nous y conduisirent. Le dit "Mange !" s'épaule de saveurs familiales, à l'ombre des cryptes des souvenirs partagés.
J'ai faim de magie.
09:57 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25/09/2005
Terre, heure nocturne
Il n'y a rien devant le ciel.
Juste les kilos de nos accointances demeurées. Juste le sang de nos contrats intéressés. Juste l'heure comique d'un ridicule concentré.
Je fleurette le temps en mouchetant l'impact. Attaque, parade, riposte. Allez !
A coup de sabre, j'estoque et taille dans les puérilités des désirs imposés.
Je meurs, parfois.
D'une fleur, d'une pause, d'un soupir. Qu'un papillon passe, le temps suspend son crash.
Mais je sais que deux mains existent.
Qui s'ouvrent chaque matin pour accueillir le souffle du repris.
Et je tourne les yeux vers le ciel, le soleil en incrustation dans le crâne de mon absence.
Vivant.
Il n'y a rien devant le ciel.
Juste si Elle.
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Euh, il est un peu bizarre, le monsieur

You're Avant Garde Indie. You listen to abstract
music like free-jazz and Krautrock. You drink
too much coffee and you scare the fuck out of
the rest of us. We're afraid to call you
pretentious because we know that we all just
don't get it. There are few of you out there,
and most of you will probably die soon.
You Know Yer Indie. Let's Sub-Categorize.
brought to you by Quizilla
Je vais vérifier ma CDthèque...
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23/09/2005
A la manière de...
Darkplanter (se) : (v.t.) Néologisme (vers septembre 2005) désignant l'action de se ridiculiser par des théories fumeuses, destinées à s'autocongratuler a posteriori, devant un public petit à petit lassé de tant d'inconséquence et de vacuité.
(à la manière de Un mot par jour)
19:23 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19/09/2005
Dois-je vraiment publier ça ?
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![]() Your seduction technique can be summed up with "charm" You're great at telling potential lovers what they want to hear. Partially, because you're a great reflective listener and good at complementing. The other part of your formula? Focusing your conversation completely on the other person. Your "sweet talking" ways have taken you far in romance - and in life. You can finess your way through any difficult situation, with a smile on your face. Speeding tickets, job interviews... bring it on! You truly live a *charmed life* |
[Edit] Et Elle a le même résultat... ça promet, ou bien ?
13:10 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16/09/2005
Annabelle lit.
C'était un de ces soirs de velours, juste avant l'orage.
Qui éclata dans les minutes suivant mon retour. Les cordes sonnaient sur les carreaux de la terrasse, fouraillant d'humide les feuilles assoiffées des arbustes en contrebas. A chaque éclair, le bouleau à moitié crevé pulsait en théorie de lignes son ombre sur la fenêtre. Août s'achevait, dans la débandade d'un ciel purgatoire.
Collé de fatigue, je m'inondais d'une douche à peine tiède, accompagné du son crapotant d'une vieille radio météosensible.
BANG.
Je sursautai. Le vent claquait, certes, mais j'avais entendu un choc. Sourd, vivant, minéral.
Je tournai mon regard vers la baie vitrée. Une forme noire frémissait dans les rafales, étalée de ses cinquante centimètres, quelques plumes jais ballottées par l'air mourant de la terrasse.
Un corbeau.
L'aile cassée.
La bête bougeait peu. Je résolus de prendre soin d'elle. D'abord, se protéger du bec - un gros élastique y pourvoirait. Puis atteler le membre brisé. L'animal bougeait à peine, essaya de me griffer une ou deux fois, mais retombait péniblement dans la catatonie du post-accident. J'espérais que mes souvenirs ne me feraient pas faux bond - mais l'attelle avait l'air de tenir, l'aile dans le bon angle.
Jour après jour, l'animal me fuyait moins. Les morceaux de viande que je lui jetais devaient y être pour quelque chose. Pendant ce temps, Paris se noyait dans le ciel métal d'une tempête homérique. On parlait déjà d'évacuer certaines zones, deux lignes de métro étaient fermées, les caves s'inondaient en suivant les courbes de niveau depuis le bord de Seine, les voies sur berge noyées tandis que les premières victimes, ces sans-abris vivant sous les ponts, surpris dans le coma alcoolisé de leur errance, surfaçaient au gré du courant. Ca prenait des airs de fin des temps, idée imbécile publiée à foison, tandis que geignaient les parisiens : "Que fait le gouvernement ? Il ne pleut plus et l'eau monte ! C'est scandaleux !".
Je restais de plus en plus enfermé, ne sortant que pour les quelques courses nécessaires au maintien d'une activité minimale. Entouré de livres, je passais les heures en muette conversation. Le corbeau me regardait, posé sur la malle en osier d'un souvenir familial.
C'est le dix-septième soir, je crois, qu'il frappa à ma porte.
Un homme jeune, les cheveux en bataille, le regard d'une douceur enfiévrée. La pâleur de son visage dessinait de bleu l'entrelacs de ses veines. Sa main fine m'étreignit comme à regret.
Il entra sans bruit et glissa sur le parquet ciré jusqu'à l'animal.
Quelques secondes ; ils étaient repartis.
Je ne suis plus très sûr de ne pas avoir rêvé tout cela. Pourtant, l'osier de la malle porte des griffures impossibles. Mais surtout, je me souviens, je crois me souvenir, au moment de refermer la porte, d'un mot. Clair et tellurique.
Nevermore.
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12/09/2005
Delire y homme
J'ai traversé vos ombres.
A la simple lumière de cette évidence, je me trouve incorporé au










