24/02/2009
Les merveilles de la Création
Aujourd'hui, la nounou a emmené Solal au Salon de l'Agriculture.
(Bon, il a déjà vu des vaches, en Auvergne - bon sang ne saurait mentir)
Combien j'aimerais être avec lui, plutôt que dans le quotidien morne de ma vie de bureau !
Photos à suivre :-)
13:17 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salon, agriculture, auvergne
19/02/2009
Puits gravitationnel
Au bureau, ma prise de fonctions déclenche des effets intéressants.
Un de mes anciens collègues est tombé dans le syndrome "MRVC" (Ma Relève Verra Ca, en militaire) et considère que, sur tel ou tel projet, la relève, c'est moi. Sur le fond, il a raison. Mais la forme qui consiste à m'envoyer un e-mail avec le compte-rendu de la dernière réunion (sous forme de liste de choses à faire mais sans indication de qui doit faire quoi pour quand) en m'indiquant qu'une réunion doit être organisée (par moi) la semaine prochaine... me, dira-t-on, chagrine.
Retour à mon ancien boss, qui confirme le fond et modifie la forme : on fera une vraie réunion de transmission, avec toutes les parties.
Quant à mes nouveaux collègues, ils voient arriver avec soulagement "l'homme qui va s'occuper des aspects d'organisation et de production". Je me retrouve donc avec une liste de tout ce qui est à améliorer, à mettre en place, à déployer sur la totalité de la zone, à prise d'effet immédiate... Passé le sentiment d'avalanche, je promets de leur revenir avec leur liste mise en forme, hiérarchisée par enjeu pour que l'on puisse ensemble la prioriser : tout ne peut pas être pour tout de suite, partout !
Pendant ce temps, mes deux nouveaux patrons (hiérarchique et fonctionnel) me mitonnent une liste d'objectifs (quoi pour quand) qui tient déjà sur deux pages.
Vivent les créations de poste...
11:43 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : la compagnie
09/02/2009
Nouvelle vie
Solal fait désormais quatre pas tout seul et ressemble de plus en plus à un petit garçon.
Elle a réussi sa première grande réunion à l'hôpital.
Nouveau job en place, avec déjà un dossier intéressant et complexe sur le Maroc et l'Algérie. Un déplacement au Maroc début mars.
Fin des cartons dans l'appartement. Il reste encore du tri et du rangement, notamment inverser la place de deux bibliothèques (arg !) mais on en voit le bout.
Lave-vaisselle livré et en marche : c'est amusant de constater que l'on garde encore les réflexes de la vie sans machine (de l'art d'économiser les couverts).
Reste à faire :
- changer de banque
- terminer les formalités de changement d'adresse
- et surtout, accrocher enfin les cadres aux murs.
Deux baby-sitters à rencontrer : on va pouvoir recommencer à sortir.
Au restaurant d'entreprise, ce midi, un collègue : "Tu as l'air serein et reposé."
Pas faux.
13:18 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13/01/2009
En désir
Chaque soir, en débouchant du métro, ligne 6, je vois la Tour Eiffel illuminée depuis le boulevard Pasteur.
Chaque matin, dans la cohue tressautante de la rame, le dôme des Invalides, endormi sous le ciel laiteux de l'aube hivernale.
Hier, j'ai croisé un jardin d'enfants, minuscule, au départ de l'avenue de Breteuil.
Paris s'oublie dans la froidure, la neige a disparu - seules quelques fragments de glace dans les creux et caniveaux.
La Seine se joue immobile, au droit des tours de la Défense.
Côté cour, côté jardin : je traverse l'espace
en attendant demain.
Aimez-vous Brahms..
13:36 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, metro, seine
05/01/2009
En nouveau
Le déménagement : une épreuve. Il ne reste plus que sept ou huit cartons à ouvrir, tous les autres l'ont été en 48h, avant les vacances.
Reste à bien ranger.
Les vacances : si loin de l'agitation de l'an passé ! Belles, un peu de neige pour que Solal la découvre, de bons repas, de bonnes bouteilles en famille.
Et un virus.
La rentrée à Paris : longue comme une autoroute, pour trouver le contrat de travail de mon prochain poste, à la maison-mère, dans la boîte aux lettres.
Et toujours pas d'Internet.
Il neige ce matin sur la ville, qui allège la reprise.
Bonne année 2009 à tous !
11:46 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10/12/2008
Dénouaison
Appartement dans la rue bruyante : signature annulée.
Appartement moche au calme : à décaler ? (Il reste deux jours avant la signature)
Bail signé.
Et l'on se rend compte que nous ne disons plus "l'appartement" ou "la maison" en parlant de celui où nous sommes encore pour quelques jours.
Vivement le déménagement !
15:30 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05/12/2008
Dénouement
Je suis toujours étonné par la capacité de la réalité à se constituer en un noeud dense et lourd avant de se sublimer en un enchaînement fluide de dénouements parcellaires.
Alors que nous luttions péniblement contre le temps et l'angoisse de la fin du préavis, contre le langage codé des annonces et le bourrage de crâne des agents ("j'ai déjà trois dossiers, il faut vous dépêcher". Tu parles ! Un mois après, l'appartement est encore annoncé...), nous sommes "retenus" pour un beau 90m2 dans un quartier semi-populaire de Paris. Appartement parisien typique (parquet, moulures, cheminées), une belle orientation.
Mais dans une rue bruyante. Et cher.
Aussi, après moultes hésitations, réflexions, girouettes, résolution en crise de "franche discussion" et explosion de la bulle de stress, nous avons décalé le rendez-vous de signature d'une semaine.
Et visité un autre appartement, plus petit (79m2), dans un meilleur quartier, une résidence calme, avec un petit jardin d'enfants. Pour moins cher. Du récent, donc sans aucun charme, et de grandes pièces.
Dossier faxé. On verra en début de semaine pour la réponse.
Et là, j'ai encore deux annonces sous les yeux, même gamme de surface, même gamme de prix, meilleurs quartiers encore (Luxembourg et Notre-Dame des Champs).
J'ai bien envie de tenter...
16:20 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paris
18/11/2008
Quotidien, le retour
Les vacances furent belles et bonnes.
Familles, soleil, entre 15 et 20°C dans la journée, de grandes promenades, la CB qui chauffe...
Un dîner et une nuit magique avec vue sur le Vieux Port.
Celle-là :

Et maintenant, reprendre la recherche d'appartement, continuer à négocier le changement de poste, boucler tous les dossiers avant la fin de l'année.
Sous la pluie et avec 8°C.
Grmf.
11:29 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marseille, paris
24/10/2008
L'effet "quand" tique
(suite du précédent)
Mercredi, lendemain de cette étrange soirée à l'opéra, nous nous sommes faufilés, en heure creuse, à l'exposition "Picasso et ses maîtres".
Ce ne sont pas les chiffres qui m'importent ici. Ceux dont la presse nous a rebattu les oreilles. Le seul intérêt qui j'y trouve, est cet engagement de l'Etat d'assurer les oeuvres les plus chères : je suis heureux que cela permette de mettre en regard des pièces si majeures.
"Mettre en regard" se lit ici à plusieurs niveaux.
Par thématique, les oeuvres de Picasso aposées à celles de ses prédécesseurs, dialoguent, conversent, débattent, s'affrontent.
Face à "La Coiffure" de Renoir (1900-1901), "La Coiffure" de Picasso (1906). Mais si Renoir porte le regard sur la femme coiffée, et sa chevelure encore lâche, Picasso insiste sur le geste de coiffure par la servante, et la tresse en cours d'achèvement, pendant que la duègne sans visage admire un invisible reflet dans son petit miroir.
A "Saint François d'Assise dans sa tombe" de Zurbaran (1630-1634) répond la toile cubiste "Homme à la guitare" (1911-1913). Sujets différents, traitements sans comparaison possible, et pourtant construction identique, dialogue évident.
Ce ne sont que deux exemples, parmi d'autres.
Je craignais que cette exposition ne soit qu'informative, démonstrative, une juxtaposition de toiles partageant des thèmes communs.
Elle est beaucoup plus que cela.
Elle est l'épreuve du talent de Picasso face à ses très grands prédécesseurs.
On y voit à la fois d'où part Picasso, comment il se tient dans son époque, sa recherche picturale et sa position dans le monde : vitale, voire vitaliste, celle des petits, des habituels seconds couteaux, servie par une réflexion permanente.
Une des plus belles expositions qu'il m'ait été donné de voir.
(mais quelle foule !)
20:15 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : picasso, maitres, exposition, peinture
16/10/2008
L'effet cantique
Un week-end en semaine, ou tout comme.
Mardi, nous sommes allés voir Rigoletto, à l'Opéra Bastille. Orchestre, places légèrement de côté à gauche (en regardant la scène), au sixième rang.
Rigoletto, je le connais assez. J'ai écouté des dizaines de fois la version de D. Fischer-Dieskau - Renata Scotto - Carlo Bergonzi, sous la direction de Rafael Kubelik. Je l'ai vu aux Chorégies d'Orange en 2001, sous la direction de Marco Guidarini, avec une Kathleen Casselo éblouissante en Gilda, dans une belle mise en scène de Paul Emile Fourny ; et, déjà, à l'Opéra Bastille, avec Leo Nucci (extraordinaire, bien qu'un peu cabotin) dans le rôle-titre, Ruth-Ann Swenson (ah c'est terrible, ces chuitements à l'américaine sur de l'italien !) et surtout Whilard White en Sparafucile, un choc immense. Déjà dans la mise en scène de Jérôme Savary.
La soirée fut bonne mais pas enthousiasmante.
Daniel Oren conduisait son orchestre bizarrement, alternant une certaine mollesse (très décevante attaque de l'ouverture), jouant avec le volume sonore en dents de scie ("et je remonte le son" quand aucun chanteur n'a de notes, "et je rebaisse le son" quand chant il y a), très désagréable, limite en décalage. On n'est pourtant pas à une table de D.J.
Quelle tristesse, aussi : la mise en scène de Jérôme Savary a vieilli ! Elle est devenue lourdinque, le décor envahissant, la symbolique terne, sans intérêt ! Oscillant entre la maison des Schtroumpfs pour le décor et... rien pour la conduite d'acteurs ou des choeurs. A ranger aux oubliettes...
Kristinn Sigmundsson, en Sparafucile, est à oublier très vite : voix creuse, sans souffle, débit haché, aucune fluidité. Je sais, je compare à Whilard White. Mais même si le second est exceptionnel, là j'ai été vraiment très déçu !
Mon opinion sur Juan Pons, en Rigoletto, est incertaine : j'ai simplement cru qu'il était mauvais au début de la représentation (débit haché, entrecoupé, toujours en force, sans nuance, limite gueulard, immobile sur scène, ...) mais ses évidentes difficultés à se déplacer (au point de manquer tomber dans la dernière scène du dernier acte...), le nombre de fois où il s'est passé la main sur le visage (pour s'éponger) et surtout son terrible geste d'impuissance lors du salut me font penser qu'il était très fiévreux. Avis réservé, donc.
Stefano Secco, en Duc de Mantoue, est techniquement très bon, mais, comme me Elle me l'a fait remarquer dans l'air culte "La donna e mobile", "il ne s'amuse pas"... ce qui est dommage dans ce rôle en général et à ce moment-là en particulier.
Heureusement, Ekaterina Syurina est une Gilda très fraîche, intense, une voix irradiante et un évident plaisir de chanter. Elle a clairement emporté la soirée tant musicalement que dans le coeur du public.
Bref, une soirée typique à l'opéra, où l'agencement identique de pièces ne produit pas le même résultat chaque soir.
15:00 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rigoletto, opera, bastille, paris
10/10/2008
La montre musicale d'Ennio Morricone
Je cherche le stylo-plume noir de mon grand-père.
Un Montblanc obsolète, assoiffé d'encre, système à pompe. Le corps fuselé en Bakélite, arêtes franches, et un éclat à l'extrémité
Je pense à cette chanson de Nougaro : "J'ai perdu le Montblanc dans la neige, Celui qui tu m'avais offert".
Ce que l'on ne vit pas ce jour ne peut être que passé. Au comptoir de l'éternité, il n'y a pas de remise qui vaille, l'étendue ne se replie pas.
Ce stylo, urgence, saisissement de l'instant.
Pour qu'il soit.
(Pour qui le soi ?)
Il est temps.
07:21 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07/10/2008
La recherche du temps perdu
Depuis quelques jours, et devant l'échéance du 31 janvier 2009, nous nous penchons avec intérêt sur les annonces de locations d'appartement à Paris.
J'avais oublié les subtilités du langage immobilier...
"7eme étage" : à Paris, à quelques exceptions près (XIIIe, XVe, ...), les immeubles n'ont que six étages. Plus les chambres de bonne. Donc : chambres de bonne réunies, c'est-à-dire des appartements froids en hiver, chauds en été, aux murs en biais (pratique pour les cadres...), des m2 perdus sous les fenêtres étroites.
"duplex" : enlever 8 m2 environ pour l'escalier (4 par étage)
"atypique" : biscornu
"bon plan" : un truc bizarre, qui ne correspond ni au plan en étoile rêvé (toutes les pièces distribuées depuis l'entrée, aucune place perdue), ni au long couloir typique des immeubles hausmanniens
"charme" : petit
"beaucoup de charme" : petit et faible hauteur sous plafond
"clair" : sombre
"le charme de l'ancien" : peintures du début du siècle précédent, salle de bains minuscule sans aération, cuisine large comme un seul homme
"remis à neuf" : une couche de peinture blanche et un bac à douche Conforama. L'électricité aux normes ? Vous plaisantez !
"immeuble récent" : dans le pire des cas, années 60, avec chauffage au sol et convecteur "grilles-pains", simple vitrage, charges exorbitantes; dans le moins pire, années 90, chauffage et eau chaude électriques, ce qui n'empêche pas des charges d'un minimum de 150-200 euros par mois (faut bien payer le plip et le double digicode)
"double vitrage" : car le boulevard est un des plus circulants de Paris...
"chambres au calme" : salon au bruit
"XX m2 environ" : enlever 5 à 10 m2 pour la surface réelle
Et le pire, ce sont les annonces de particuliers :
"sérieuses garanties demandées" : je suis certain que les salariés de Lehmann Brother France avaient des tas et des tas de garanties...
"caution solidaire" : vous êtes mariés, employés en CDI ou fonctionnaire, vous gagnez plus de 5000 euros par mois (à deux), mais je veux aussi la caution de vos parents retraités...
"location courte durée" : je vous fais un contrat de faux meublé (un an maximum), renouvelé chaque année, pour avoir une meilleure déduction fiscale
18:55 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paris, appartement
23/09/2008
23 septembre 2006
... "oui !"
... "oui !"
Bon anniversaire :-)
17:52 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18/09/2008
Conquérir le monde

10:30 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : solal
25/08/2008
Samedi cinéma
Une fois vidées les valises, rangées les affaires, repris le quotidien métro-boulot-dodo, recherchée la nounou (et finalement trouvée ce lundi matin), nous avons décidé de lutter contre l'immobilité des sens du quotidien urbain en nous lançant dans une grande aventure : retourner au cinéma ! (Sisi.... depuis l'arrivée de Solal, rien n'est simple pour une sortie nocturne !).
Deux films au programme, le second en quelque sorte en réaction au premier.
The Dark Knight
Les critiques annonçaient un Batman "noir". Je ne m'attendais pas à ce que ce soit à ce point.
Outre le traitement de l'image, en tonalités sombres, grises, métalliques, des journées sans soleil, des pluies orageuses, des nuages si épais que le fameux logo-projeté-pour-appeler-Batman en devient flou dès le commencement du film, je n'ai que rarement vu un scénario aussi palpitant et aussi désespéré.
Loin du déploiement linéaire d'une intrigue à base de super-méchants contre super-gentils, l'écriture est ici terriblement humaine : triple billard à trois bandes entre la pègre, le Joker et Batman ; entre la corruption, le procureur à l'éthique de paladin et Batman ; entre Harvey Dent, Rachel Dawles et Bruce Wayne ; où chaque action entraîne sa réaction, logique terrible de l'escalade ; où les décisions d'un instant peuvent sauver, tuer ou épargner. Et n'interdisent ni les repentirs, ni les regrets.
Dans le monde post-11 septembre, il n'y a définitivement pas de sauveur. Et finalement que peu d'espoir.
L'espoir est pourtant présent, ténu et fragile. Il réside non plus dans les héros, mais dans la simple décision personnelle d'individus moyens. Chacun de "ceux qui n'y peuvent rien" est libre de son choix, pour le bien ou pour le mal. Au-delà, il n'y a que "des idées plus grandes" - qui ne règlent aucune situation, ou l'aveugle chaos.
Heath Ledger en Joker réalise une prestation qui efface totalement celle de Jack Nicholson : moins outrancier, beaucoup plus psychotique. Michael Caine incarne en Alfred non pas le soutien légèrement dépassé ou critique des opus précédents mais une présence à la fois désabusée et protectrice autour de Bruce Wayne.
Ce film est graphiquement, musicalement, par son scénario, un très grand film d'action. Mais Dieu qu'il est sombre !
Tellement sombre et angoissant qu'il nous a paru indispensable d'administrer un antidote.
(Et cette magnifique définition du basculement dans la psychose : "Insanity is a lot like gravity. All it needs is a little… push." "La folie ressemble beaucoup à la gravité. Il ne lui faut qu'une petite... pichenette.")
Wall-E
Il nous fallait, pour affronter le reste de la nuit, une bulle de légèreté, d'humour, de sentiments positifs. Wall-E a parfaitement rempli ce rôle.
Une jolie histoire, lisible autant par les enfants (avoir une petite amie, lutter pour ne pas la perdre, oser braver le danger et sortir des lignes) que par les adultes (l'impact environnemental, l'enfermement consumériste, l'ordre comme inhibition de la personnalité, des tonnes de citations d'autres films, ...).
Un personnage principal bien conçu dans les moindres détails, y compris un pragmatisme très "appliqué" (mes chenilles sont cassées ? celles-là, sur un robot en panne, sont comme neuves - foin de morale chez les robots !) ; des personnages secondaires émouvants, drôles, même les humains sont attachants, à partir du moment où ils se nomment. Le méchant n'est pas TRES méchant, mais, clin d'oeil, à une particularité physique qui rappelle un autre méchant célèbre dans un film culte (d'ailleurs aussi cité musicalement) (oui, j'évite de spoiler).
Servi par une réalisation parfaite, des sons qui font langage alors qu'il n'y a quasiment pas de dialogue, un rythme cohérent dans une structure très classique (prologue, acte 1, événement disruptif, acte 2, épilogue), Wall-E est vraiment un beau film d'animation.
Et un très beau moment d'humour et d'émotions.
18:50 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : batman, dark knight, wall-e, cinema





