30/03/2009

As time goes by... (2)

Soudain, l'appel à la prière se fraie un chemin dans la cacophonie urbaine. L'air est humide, atlantique, chaud dès que le soleil apparaît. La ville subitement bascule : ce n'est pas l'Afrique seulement, c'est aussi l'Islam, dans sa version apaisée (sunnisme malékite, pour les plus intéressés d'entre vous).

 

Le chant du muezzin efface les buildings : des minarets tombe la parole, et la ville s'y blottit.

 

Dans la Medina près du Palais Royal (la plus petite, la plus marocaine des deux - l'autre est derrière le Hyatt, grosse de néons et autres pièges à touristes), l'enfilade de colonnes abat le couchant sur les échoppes étroites où s'empilent jusqu'au plafond les babouches, les pièces d'argenterie, les faiences, les vêtements. Une saignée au sol graisseux mène à une petite cour : le marché de gros aux olives. Immenses bidons en plastique bleu, où se serrent des dizaines de variété. Le pavé de la cour dégorge son trop-plein d'huile et de poussière mêlées, ça colle et glisse en même temps, de façon surprenante.

 

La nuit tombe, nous dînerons de fritures et d'un poisson grillé.

Commentaires

ah le Maroc...
je rêve d'y emmener ma fille et son père, qu'ils découvrent les couleurs les odeurs l'agitation de la ville, le calme du désert...
ça me donne trop envie d'y aller !

Ecrit par : Lelapin | 01/04/2009

> Lelapin : et pourtant Casablanca ne m'avait pas été recommandée comme le plus bel exemple de ville marocaine !

Le désert... j'espère un jour, aussi.

Ecrit par : Jerome | 07/04/2009

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