27/01/2009
Le fil de la plume
Quand trois traits de plume définissent un visage, le plus important se trouve dans les zones blanches.
Une femme afghane veille son mari, dans le coma après un accident stupide. La répétition des gestes clôt une nouvelle réalité de soins, de silence, d'attente.
Mais l'attente de quoi ?
Ariq Rahimi écrit un court roman d'une densité troublante, dans lequel les murs d'un mariage en zone de guerrilla tiennent par la force d'une volonté et l'abandon face à ce qui nous dépasse. Comme un chant, le texte change de rythme, saute, revient, décrit et détaille, prononce ou, le plus souvent, tait : nos projections prennent place, jusqu'à ce rendre compte qu'il n'y a rien à projeter, vraiment rien à juger. Accueillir seulement la parole, de ruisseau à tempête, d'une femme à la lucidité de lame.
Dans un paysage de roches, l'eau chante, grossit et se fraie un chemin, vers ?
Magnifique roman.
11:10 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : syngué sabour, ariq rahimi, goncourt
13/01/2009
En désir
Chaque soir, en débouchant du métro, ligne 6, je vois la Tour Eiffel illuminée depuis le boulevard Pasteur.
Chaque matin, dans la cohue tressautante de la rame, le dôme des Invalides, endormi sous le ciel laiteux de l'aube hivernale.
Hier, j'ai croisé un jardin d'enfants, minuscule, au départ de l'avenue de Breteuil.
Paris s'oublie dans la froidure, la neige a disparu - seules quelques fragments de glace dans les creux et caniveaux.
La Seine se joue immobile, au droit des tours de la Défense.
Côté cour, côté jardin : je traverse l'espace
en attendant demain.
Aimez-vous Brahms..
13:36 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, metro, seine
05/01/2009
En nouveau
Le déménagement : une épreuve. Il ne reste plus que sept ou huit cartons à ouvrir, tous les autres l'ont été en 48h, avant les vacances.
Reste à bien ranger.
Les vacances : si loin de l'agitation de l'an passé ! Belles, un peu de neige pour que Solal la découvre, de bons repas, de bonnes bouteilles en famille.
Et un virus.
La rentrée à Paris : longue comme une autoroute, pour trouver le contrat de travail de mon prochain poste, à la maison-mère, dans la boîte aux lettres.
Et toujours pas d'Internet.
Il neige ce matin sur la ville, qui allège la reprise.
Bonne année 2009 à tous !
11:46 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








