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27/05/2008

Disréactions

Les chahuts récents révèlent un peu plus ce que je crois être mon mode de réaction face au changement.

 

Etape 1 : contrôle et rationalisation.

Au moment de l'annonce, je ne suis ni en colère, ni triste, ni anxieux. J'enregistre, c'est tout. Et je commence, rationnellement, à imaginer des solutions. Pleins. Des tas. Dans toutes les directions. Y compris les mauvaises (faire un procès au proprio pour requalifier le bail...).

Un seul motto : tout est possible, j'irais où je veux aller.

Une seule règle : "non" n'est pas une réponse, "impossible" n'existe pas.

 

Version couple : nous irons où nous voudrons aller. Rien ne peut nous en empêcher*.

 

Etape 2 : surgissement de l'angoisse

L'angoisse, c'est "la peur d'on ne sait pas quoi". Massivement. L'effet souris dans un labyrinthe.

Chaque nouvelle idée génère un flot de "oui mais" limitants, qui clapotent sur l'océan de mon angoisse. Certaines idées se noient prématurément, d'autres restent viables (après, tout est une question de moyens).

J'ai aussi tendance, dans cette phase, à ne pas vouloir décider, à remettre les décisions à la fois à l'autre et au lendemain.

Mais toujours un seul  motto, qui se fait plus discret, certes, mais présent.

 

Etape 3 : recherche de la bonne méthode

Une recherche désorganisée, par des discussions avec les amis, la famille ; des heures passées sur google et internet ; des analogies bancales, des comparaisons forcées, des parallèles improbables.

Et tout à coup...

 

Etape 4 : eurêka ! les bonnes hypothèses dans la bonne méthode

 

La problématique est posée depuis l'étape 1. Les hypothèses se sont affinées lors de l'étape 2. La méthode est trouvée depuis l'étape 3. Reste à planifier et dérouler la méthode.

 

Action ! :-)

 

(* Sauf la mort. Je ne suis pas narcissique à ce point... Pour le reste, ce n'est pas une question de fins, mais de moyens. Comme en voile : pour atteindre le but, on tire parfois des bords.)

Commentaires

"... Comme en voile : pour atteindre le but, on tire parfois des bords.)"

Certains skippers dérivent plus que d'autres, la route n'est pas toujours optimisée...
Mais si dans la vie la route était optimisée, cela se saurait... nul n'est besoin qu'elle le soit d'ailleurs, il suffit qu'elle permette notre bonheur.

Je vous embrasse.

Ecrit par : Serge | 30/05/2008

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