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03/05/2008

A long journey, ou tout comme (1)

Paris - Copenhague, et retour.

A cinq heures du matin, la pluie noie la nuit et freine le petit matin. Le taxi se prend pour un surfeur au milieu de l'autoroute A3 : bref moment d'effroi. 'électronique allemande corrige le mauvais réflexe - freiner - du chauffeur, et la route reprend son défilement épileptique : bandes blanches, phares rouges.

Charles-de-Gaulle terminal 1

Le vieux terminal camembert en béton projeté se rhumatise à devoir respecter les nouvelles règles de sécurité. L'élégance initiale des salles d'embarquement en pétales se trouve pénétrée par l'ombilic obscur des scanners, un de chaque côté du satellite, qui transforment ces loges privées en enfilades chitineuses de sas ouverts.

Le Boeing du vol Scandinavian Airlines de sept heures est quasiment vide. Quelques hommes d'affaires, une famille de quatre, jeunes gens et jeunes femmes épars. Une personne d'âge mûr, connue de l'hôtesse.

Vol au-dessus d'un glacier de nuages ridés, vallonnés, rarement percés. Le soleil, le ciel bleu : hors-terre du voyage aérien.

L'avion plonge dans le blanc, la mer gris-vert et son port-container en sillage, quelques fermes, un ou deux clochers.

Copenhague.

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