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29/02/2008
In-carnet
J'en (encore) perdu un petit carnet Muji.
De ceux qui me suivent partout, sur lesquels je note, ou pas, tout et n'importe quoi.
Et je ne suis pas sûr qu'il sera retrouvé par une hôtesse d'Air France, celui-là (vu que j'ai pris l'avion APRES l'avoir perdu).
Rien de bien grand, ni de très heur(eux). Rien de bien grave.
Mais j'ai l'impression d'une page manquante au milieu du "livre" (livré/délivre/l'ivre, etc.).
*****
Souvenir.
Mes grands-parents m'avaient offert Ivanhoé dans une collection au grammage épais et à la couverture façon début vingtième siècle.
J'avais commencé à le lire.
Chez l'imprimeur, une machine avait dû s'emballer. Quelques pages étaient déchirées.
Je n'ai pas continué.
Je n'ai jamais lu Ivanhoé.
*****
Il a pourtant la possibilité d'un hasard :
mon téléphone dans le carnet.
14:25 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris
27/02/2008
La France (des riches malhonnêtes) a peur
Emoi à Neuilly, Megève et au Cap d'Agde.
Coup sur coup, dans un pays pourtant aux mains (d'après les théories gaucho-conspirationnistes en vogue) des défenseurs du Grand Capital, des amis des patrons et des copains des nantis, trois événements jettent le trouble et distillent l'inquiétude dans les heures oisives bien que rémunératrices des rentiers affairistes et des capitaines mafieux d'industries louches.
A Neuilly, heureuse commune sans HLM, une pauvre propriétaire qui, poussée par son trop bon coeur, hébergeait presque gracieusement deux immigrés polonais dans un 9m² aux normes de 1920, est condamnée à six mois de prison après qu'un incendie eut coûté la vie à cinq pompiers.
Si en plus il faut louer des appartements salubres à tous les niaquoués de la terre...
Dans toute l'Europe, à la suite d'une rocambolesque affaire d'achat de fichiers luxembourgeois, le fisc s'intéresse de très très près aux malheureux robin-des-bois défenseurs du revenu âprement gagné, qui, pour éviter les injustes et absurdes ravages du shériff "Impôts" et de ses deux acolytes "ISF" et "TVA", n'ont eu d'autre solution que de placer leur argent entre les mains supposées avisées de banquiers allogènes.
Si en plus il faut nourrir les pauvres et les fonctionnaires avec nos impôts...
Dans toute la France, les plus grandes multinationales de produits ménagers sont sous le coup de descente d'une chienlit financière à écusson "RF", accusant ces fleurons de l'industrie mondiale d'entente et de cartel.
Si en plus il faut respecter les règles de la concurrence pour faire plaisir aux pauvres cons-sommateurs...
Ploutocrates, deux-cents familles, initiés et émules de Stavinsky, craignant le grand soir fiscal, poussent un cri unanime : "Vraiment, ce pays marche à l'envers", avant de retourner se réfugier dans le silence et la peur.
Et, espérons-le, la honte.
Mais j'en doute.
(et moi, je trouve tout cela d'une ironie cinglante)
13:17 Publié dans Polis, -itis : la Cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22/02/2008
Abidjan (1)

Cité lagunaire, Abidjan est souvent perdue dans une brume légère qui s'élève tardivement dans la journée. La chaleur, en cette fin février, milieu de la saison sèche, est facilement supportable : 24° la nuit, environ 30° la journée.
L'arrivée nocturne est très différente de celle de Douala. Route à plusieurs voies, très carrossables, lampadaires en état de fonctionnement. On passe sous le symbole de la Côte d'Ivoire : deux éléphants dressés, trompe contre trompe. L'aéroport, déjà, tout en carrelage et couloirs sans vie, indiquait un niveau économique plus développé.
07:55 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, afrique, abidjan, cote d'ivoire
21/02/2008
Retour d'Afrique
Trois longues, chaudes et pleines journées à Abidjan, pour le boulot.
Dont une journée d'incentive sur une île au milieu de la lagune...
Le vol de nuit annule l'idée de distance.
Paris embouchonné à sept heures du matin.
Je suis crevé, mal au crâne.
*****
Il faisait trente degrés, et l'eau de la piscine était chaude.
Photos et récit à suivre.
10:51 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : voyage, afrique, abidjan, cote d'ivoire
12/02/2008
Mettre au coeur
Elle était habillée de noir, bottes à boucle métallique. Brune, une frange au ras des sourcils, les yeux dessinée par le khôl. Ce qui attirait le plus le regard était ce long tube rouge accroché à ses cheveux, côté droit. Etrange accessoire.
Lui, de dos.
A eux deux, quarante ans au maximum.
Elle lui souriait, timide, les yeux grands ouverts. Une expression d'encore enfant, émerveillée et tendre.
Un puis deux baisers. Un câlin furtif, dans l'attente du bruit terminateur.
Qui sonne.
Le métro quitte le quai de la Défense, emportant le jeune homme.
Sur le quai, elle l'a regardé partir.
15:11 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, metro
06/02/2008
Creux-vaison
Bien que la Maison des arts et métiers soit contiguë au musée Guimet, on chercherait en vain trace d'humanités et de cultures dans le salmigondis bourgeois des salles de réunion.
Surtout avec les collègues.
Séminaire du "management" - tous les cadres de l'entreprise.
Au jeu des présentations, DG est vraiment plusieurs crans au-dessus dans l'art de faire passer un message avec le moins de "bullshit words" possible. Ce doit être la maturité : a contrario, un jeune cadre de la DSI recourt à la quasi-totalité du lexique du "Soyons constructifs : l'art de ne rien dire en entreprise".
L'intense matière grise qui est la nôtre prend place et corps dans des "ateliers" aussi cruciaux que "5 idées pour augmenter le chiffre d'affaires" ou "... pour mieux utiliser sa messagerie". Ramenées à la somme des salaires que représentait l'audience, ce seront probablement les idées inutiles parmi les plus chères de l'histoire.
C'est vrai que j'oublie souvent que "participation" est un prélude à "motivation". Le mythe crétin de l'entreprise "participative", autre songe creux du management au petit pied.
Aux différentes pauses, surtout ne pas parler : à "théâtre", Directeur A répond "Le clan des divorcées" quand j'invoquais "En toute confiance"... Mieux vaut se taire, et ne pas risquer de vexer.
Pour le reste, "se retrouver autour d'un café fédérateur" se transforme en serrer des paluches autour d'une coupe de champagne.
Ou deux.
Trois.
13:30 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03/02/2008
La ville vide
Séminaire de direction à Lyon.
Le tôt réveil pour un TGV matinal de plus, retrouver les collègues, arriver à l'hôtel.
Journée de palabres, d'échanges à l'intérêt variable. Les objectifs atteints de l'année écoulée, ceux à atteindre de celle qui commence. Notre petite structure a l'avantage d'éviter la mauvaise foi, en presque totalité de ses membres.
Dîner dans la ville, quartier de l'Opéra. Sympathique. La rue de la République sombre doucement dans la suspension nocturne.

L'air est immobile, givré. Peu à peu, il n'y a que les patrouilles de police pour animer la nuit.
Vers une heure du matin, la place Bellecour est immensément vide.
Le monument aux Arméniens monte la garde, dans l'attente d'un hypothétique péril.

Je retrouve l'hôtel et le scandaleux moelleux d'un matelas de plumes.
Demain sera d'une autre couleur.
08:45 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lyon








