21/11/2007

Brêves de grêve

Loin de l'agitation politique et syndicale à coups de slogans réducteurs, de "revendications" ou de "positions raisonnables" biaisées, la grêve des transports parisiens s'étire et ne s'effiloche pas autant qu'on pourrait, en tant que client (je hais le mot "usager"), l'espérer.

 

En temps normal, c'est une heure de transports : métro 13 , métro 1 et RER A.

 

Jour 1, mercredi. Ca ne va pas durer. Le Boss est d'accord pour que je télé-travaille.

Jour 2, jeudi. Miracle : trois minutes d'attente, un taxi vide à 7h du matin, arrivée au bureau à 7h50. 35€ remboursés par La Compagnie.

Jour 3, vendredi. Télétravail à nouveau.

Jours 4 et 5, week-end. Il fait très froid, ce qui limite les sorties au strict minimum (courses, ...).

Jour 6, lundi. Il fait toujours un froid de canard, la situation ne s'améliore guère. Allez hop, un jour de congés.

Jour 7, mardi. RDV à la Madeleine à 7h du matin, le Boss m'emmène en voiture. Jusqu'à la Madeleine en taxi (10€).

Jour 8, mercredi. Toujours RDV à la Madeleine. J'anticipe et m'habitue. Bus 95 (à défaut de 94) jusqu'à l'Opéra.

 

Les retours se font vers 16h, à pied, en bus ou en métro (lignes 1 puis 4).

 

Mais le réveil à 5h30 commence à se faire sentir, et les soirées sont de plus en plus courtes.

 

Je mesure pourtant combien privilégié je suis : mon travail n'est pas "posté" (pas d'obligation de présence dans les murs de l'entreprise pour être efficace), mon patron est plutôt coulant sur les moyens du moment que le boulot est fait, je ne suis pas soumis à l'obligation de pointer.

 

Je ne me plains donc pas trop, et fais le gros dos en attendant que l'orage passe.

Commentaires

Rapide bilan après une semaine :
L'impératif de l'école fait que je ne peux pas partir pour le travail avant 8h30 (il me parait difficile de laisser mon fils à l'entrée de l'établissement avec une pancarte).
Avec mes désormais 5 heures de transport quotidien (enfin de transport... Il y a dedans 1h-1h30 de marche, surtout le soir), les journées de travail sont courtes mais sans que la quantité de boulot diminue pour autant.
La tension monte dans les rames surpeuplées, la circulation des multiples véhicules devient dangereusement anarchique (je veux dire, encore plus que d’habitude) ; je ne serais pas surpris qu’il y ait eu une augmentation des incidents (bagarres, accidents de la route) ces derniers temps.
Avec des retours au foyer compris entre 20h30 et 21h, je ne suis jamais sur d’être de retour à la maison avant le coucher de mes enfants.
Bref, je crois que je commence à saturer un peu là…

Écrit par : aymeric | 21/11/2007

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