« 2007-07 | Page d'accueil
| 2007-09 »
29/08/2007
Quel est le coût de notre santé ?
On parle souvent du "trou de la Sécu", plus ou moins abyssal ; des franchises, des déremboursements, du nomadisme médical, ...
Mais j'avoue avoir été surpris lors de la sortie de Elle de l'hôpital.
Les dépenses étant prises en charge par l'Assurance-Maladie et la mutuelle, non seulement je n'ai rien payé (soit) mais je ne SAIS même pas combien cela a coûté.
Je ne peux que l'estimer à partir du prix de la nuit affiché dans la chambre : environ 850€ plus 60€ de chambre individuelle. Soit 5400€ pour le séjour. Auquel il faudrait, je pense, ajouter une échographie foetale aux urgences, une échographie rénale, les prescriptions, les analyses biologiques. Je suis incapable de dire si c'est "cher" ou pas, ne connaissant rien aux coûts réels d'un hôpital et ne faisant pas partie des poujadistes pleurnichards.
Je suis heureux d'être en France, qu'un tel système de protection sociale fonctionne aussi bien. Dans un autre pays, et à défaut de mutuelle, je ne vois pas comment de moins favorisés que nous auraient pu régler la note.
Mais je reste choqué de ne même pas savoir ce que cet incident a coûté à la collectivité.
Comment peut-on imaginer responsabiliser les usagers, si on ne leur communique pas le coût réel de leur santé ?
16:13 Publié dans Polis, -itis : la Cité | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : hopital, assurance maladie
28/08/2007
Après l'hôpital
La sortie du tunnel a toujours lieu au même endroit : juste avant d'arriver à Nanterre-Université.
J'en connais la configuration en virage, l'inertie pour y garder mon équilibre, le paysage. Ce tas de gravats sur lequel a poussé un arbuste, entouré de coquelicots quand la saison s'y prête. Les voies de la maintenance RATP, avec leur empilement longitudinaux de rails rouillés aux extrémités signalées en orange ou blanc. Le blockhaus immonde, son infâme sigle ANPE bleu et jaune usé, d'une agence tournée, je l'espère, vers la ville. La station, enfin, avec son escalier "temporaire" en assemblage de tubes, que j'ai toujours vu là.
Un immeuble s'est construit, récemment, de l'autre côté de la voie.
La sortie du tunnel a toujours lieu au même endroit. Qu'il pleuve, neige ou fasse beau, été comme hiver. Indépendamment de mon état de fatigue, de mon niveau d'énergie.
Pourtant lundi, après une semaine de poids, d'apnée - je ne trouve pas de meilleures images -, le ciel était plus bleu, les passagers plus légers. Le raclement de métail des roues sur les rails paraissait musical. Un léger sourire, je crois, ourlait mon visage.
Le "bon de sortie" est aussi un "bon pour respirer".
14:54 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, metro
26/08/2007
Une première étape...
Comme on sait désormais le sexe du bébé, nous nous sommes plongés dans un livre des prénoms.
Un après-midi de discussion, de suggestions : on arrive à une short list.
De 28 prénoms...
Courage, fuyons ! :-)
10:15 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25/08/2007
Semaine sportive
Elle : 1
Pyelonéphrite : 0
Sortie de l'hôpital dimanche matin.
Enfin ! :-)
20:56 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22/08/2007
La dictature de l'émotion
D'où vient que la majorité (62% au dernier sondage) de mes contemporains semble incapable de prendre le nécessaire recul sur l'abjecte réalité qui est la nôtre ?
Dans ce terrible fait divers qu'est l'enlèvement et le viol d'un petit garçon, que nous dit-on en réalité ?
1. Pourquoi un homme dangereux a-t-il été libéré ?
Parce que c'est la loi. Sa peine est arrivée à son terme, il a été placé sous le régime de la surveillance judiciaire, c'est-à-dire d'un suivi après sa peine. N'importe quel criminel, à la fin de sa peine, est libre. Pas, heureusement, les criminels pédophiles, grâce à de récentes lois. Non, il n'a pas été "lâché dans la nature". Il y a des défaillances du système (libération le 6 juillet pour une convocation de surveillance judiciaire le 24 août...), mais pas de vide juridique complet.
2. Comment se fait-il que le Président ne parle que du suivi des agresseurs sexuels après la fin de leur peine ? (Mme Guigou, sur Europe 1, hier matin)
Parce qu'il existe déjà des lois régissant la peine des criminels sexuels pendant leur peine, lois dont Mme Guigou est à l'origine, et qu'on ne va pas refaire ce qui existe déjà (obligation de soins en contrepartie de la réduction de peine normale pour tout autre condamné, ...). Mais ça n'est pas politiquement "utile" de rappeler que cela existe déjà. Politicienne minable.
3. D'où vient que personne ne s'interroge intelligemment sur la notion de "collège médical" pour décider du sort d'un criminel sexuel ?
Si Quand la future loi sera passée, je peux déjà prédire qu'il y aura un jour, le cas d'un criminel pédophile libéré car considéré comme "non dangeureux" par le collège médical, et qui aura récidivé. Je prend les paris, hélas. On dira alors : "C'est la faute aux experts.". Ce qui conduira à l'établissement d'une loi encore plus stricte, encore plus anti-humaniste, de privation de liberté sans condition de soins.
4. Comment se fait-il que la seule réaction à "l'hôpital fermé pour délinquants sexuels" est "le bagne de Cayenne", ce qui, comme tout ce qui est excessif, est totalement crétin et insignifiant ? (cf. le Monde de ce jour)
La question est plus large que cela. Certains pédophiles sont capables de faire le chemin vers le suivi médico-psychiatrique qui peut leur permettre de sortir de leurs pulsions. D'autres non. Doit-on enfermer ces derniers hors de tout système de justice, à vie ? Je pose la question. La pédophilie est une construction déviante de la personne. Pas une maladie biologique ni une prédétermination génétique.
5. Les pédophiles sont-ils des monstres ?
Dire qu'un pédophile est un monstre, c'est nier son humanité. Non, les pédophiles ne sont pas des "monstres". Leurs actes sont immondes, monstrueux, mais eux sont humains : c'est pour cela que l'on peut les juger, les condamner et tenter de les guérir s'ils y sont prêts. Par tant, l'enfermement à vie sans jugement (ce à quoi revient "l'hôpital fermé après la peine") me pose un sérieux problème moral.
6. Un pédophile a-t-il le droit d'être en liberté ?
Se rend-on compte de l'horreur sous-jacente à la seule formulation de cette question ? Une catégorie d'êtres humains pourrait être, sans que ça ne choque personne, interdite du droit humain le plus fondamental, celui d'être libre, parce qu'une partie (une partie seulement) d'entre eux vont récidiver (on ne sait quand, on ne sait où) ?
Il n'y a pas de réponse simple à un problème aussi complexe. Je n'ai pas la solution. Il semble que des ensembles de mesures fonctionnent, cf. cet article (excellent, informatif et non engagé, pour une fois) de Rue89.com (lien trouvé chez Christophe).
Il y aura toujours un "risque pédophile", comme un "risque viol" ou un "risque tueur en série". On peut le limiter, on peut le diminuer.
Mais, hélas, le risque zéro n'existera jamais.
Et il nous faut vivre aussi avec cela, en tant que parents.
11:27 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pedophilie, justice, morale
21/08/2007
Les joies de la maternité
Vingt-troisième semaine...
Le ventre qui tressaute parfois, animé d'une vie propre.
Mais aussi une sciatique lombalgie, une semaine d'arrêt de travail et, en ultime recours uniquement, une boîte d'anti-inflammatoires.
Ups and downs
[Edit du 21 août à 21h30 : en fait, ce matin, ça ne va pas mieux. Je reste à la maison. Appel à SOS Médecins. Verdict : infection rénale. Direct aux urgences de Notre-Dame de Bonsecours, la maternité où Elle est inscrite. Echographie du bébé : tout va bien. Echographie des reins : les deux sont atteints.
Rien de vraiment grave cependant. Deux à trois jours d'hospitalisation cinq jours, sortie prévue ce week-end, pour une antibiothérapie "ciblée" sur le germe dès qu'on sait duquel il s'agit.
Gros coup de chaleur.
Tout va mieux, ce soir.
Toutes les personnes rencontrées sur place sont vraiment très à l'écoute, chaleureuses et professionnelles. Ca rassure.
Et...
On sait ce que c'est, ce bébé : fille ou garçon ? :-)]
21:30 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18/08/2007
J'ai épousé une fausse brune
Nous rentrons d'un petit après-midi de marche et de courses *vêtements de grossesse... et brochettes métalliques pour le barbecue :-)*.
Elle a de nouvelles sandales, et donc des ampoules.
Pour éviter de se baisser en s'asseyant sur le rebord de la baignoire, Elle a décidé de lever la jambe jusqu'au lavabo.
En étant enceinte de cinq mois et ayant mal au dos.
La logique féminine a parfois des détours surprenants...
*Je t'aime mon amour*
20:05 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17/08/2007
Pitoyable rentrée
Bientôt la rentrée. Et ce que l'on en perçoit n'est pas des plus réjouissants quant à une supposée capacité d'intelligence humaine.
Le pourtant raisonnable Michel Sapin qui affirme calmement que le fait que le Conseil Constitutionnel ait retoqué l'article sur la déductibilité des intérêts des emprunts passés est "un échec de Sarkozy". On doit donc en conclure que la validation de la loi sur le service minimum par le même Conseil est un succès de Sarkozy. De même, un autre socialiste juge bon de dire que cet article "ne concernait que les plus riches". Acheter sa maison à crédit est donc un privilège de riche. Qu'en pensent tous les ouvriers, employés, fonctionnaires, retraités qui sont propriétaires à crédit ? Au moins, cela clarifiera, pour M. Hollande qui "n'aime pas les riches", le fait que oui, il ne s'aime pas. Puisqu'il est propriétaire.
De l'autre côté, la botoxée Ministre de l'Economie Mme Lagarde court les plateaux-télés pour dire que "non, ce n'est pas une crise boursière, mais un réajustement brutal". Outre que cela ne veut rien dire, faut-il être naïf (ou banque centrale) pour croire qu'une incantation étatique, fût-elle ministérielle ou à coups de milliards, peut redonner confiance (= faire changer d'avis) des agents économiques irrationnels qui, après avoir mis tous leurs oeufs dans le même panier, les retirent tous en même temps ? La crise est nécessaire, la bulle de crédit DOIT exploser : est-ce maintenant, est-ce à cette vitesse ? On verra dans deux mois.
Pendant ce temps, la presse et l'Internet bruissent de l'angélisme froissé de Wikipedia. Ciel, des personnes modifieraient à leur avantage les articles les concernant ? Mon Dieu quelle horreur au paradis du savoir désintéressé ! Sont-ils donc si naïfs ? Bien sûr, c'est beaucoup plus intéressant quand c'est signé CIA ou TF1 que quand il s'agit d'agités conspirationnistes rédigeant des articles à la gloire de leurs hallucinations. Non, je n'ai pas dit "11 septembre".
En parallèle, des crétins moyens de diverses nationalités réduisent toute personne ressemblant de près ou de loin à un musulman à un terroriste, du moment qu'il prend l'avion (et je ne regrette pas d'avoir fait exprès de lire le Coran bien ostensiblement, dans le métro, en 1995...); d'autres, souvent journalistes, sélectionnent les faits ou les bribes de faits qui les intéressent pour en faire des opinions, voire des anathèmes, surtout quand ça touche l'Eglise catholique ou l'Islam ; d'autres encore, quand un accident arrive, et par définition accidentellement c'est-à-dire de manière imprévisible, n'ont de cesse de chercher des responsables-coupables ou pire, de récrire le déroulement des faits pour y trouver "ce qu'il aurait fallu faire" ; d'autres enfin, quand un récidiviste récidive, en appellent à l'Etat - qui en joue, le minable - pour exorciser leur peur, quitte à mettre tout le monde en prison à vie.
C'est peut-être la fatigue, peut-être le découragement.
Mais j'ai peur que l'époque ne soit plus à l'esprit critique, ni à la raison.
Comment peut se résoudre une crise d'imbécillité généralisée ?
Au jeu du plus crétin, c'est toujours le manipulateur qui l'emporte.
15:35 Publié dans Blogo-sphérique, Polis, -itis : la Cité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, journaliste, objectivité, wikipedia, recidive
13/08/2007
Demande d'avis technique
Y a-t-il un spécialiste DNS dans la salle ?
Voici le sujet :
Je souhaite que mon blog ne soit accessible que de l'adresse http://www.derapages.net/ (ou derapages.net en direct).
J'ai donc configuré les choses de la manière suivante chez mon hébergeur :
- derapages.net (direct) renvoie en redirection permanente (301) vers http://www.derapages.net/ (jusque là, ça marche)
- http://www.derapages.net/ est configuré en "www 3600 IN CNAME derapagessynaptiques.blogspirit.com." (avec un point final)
- j'ai annulé la redirection permanente (301) de http://www.derapages.net/ vers www.derapages.net ; ça me paraît logique, pour éviter une boucle entre la redirection et le CNAME.
J'ai bon ou bien ?
[Edit du 31/08 : ayé, tout est en place]
11:00 Publié dans Blogo-sphérique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11/08/2007
All that jazz ! (New Orleans, stage 8)
Dos au Mississipi, on se découvre presque au XIXe siècle, à attendre la calèche d'Autant en emporte le vent.

Et juste au moment où l'on commence à se dire que la musique a fui la ville, deux trois notes aigrelettes s'aventurent à nos oreilles, des mains qui claquent en rythme, le jazz qui surgit de nulle part, au milieu d'une petite place devant la cathédrale.


La Nouvelle-Orléans n'est pas morte : le jazz y bouge encore.
(Au retour, siège 1K d'un Boeing 747-400, juste derrière le nez, sous les pilotes : je me dis que je n'ai jamais été aussi proche du ciel qui s'ouvre devant nous.)
10:25 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, nouvelle-orleans








