28/08/2007
Après l'hôpital
La sortie du tunnel a toujours lieu au même endroit : juste avant d'arriver à Nanterre-Université.
J'en connais la configuration en virage, l'inertie pour y garder mon équilibre, le paysage. Ce tas de gravats sur lequel a poussé un arbuste, entouré de coquelicots quand la saison s'y prête. Les voies de la maintenance RATP, avec leur empilement longitudinaux de rails rouillés aux extrémités signalées en orange ou blanc. Le blockhaus immonde, son infâme sigle ANPE bleu et jaune usé, d'une agence tournée, je l'espère, vers la ville. La station, enfin, avec son escalier "temporaire" en assemblage de tubes, que j'ai toujours vu là.
Un immeuble s'est construit, récemment, de l'autre côté de la voie.
La sortie du tunnel a toujours lieu au même endroit. Qu'il pleuve, neige ou fasse beau, été comme hiver. Indépendamment de mon état de fatigue, de mon niveau d'énergie.
Pourtant lundi, après une semaine de poids, d'apnée - je ne trouve pas de meilleures images -, le ciel était plus bleu, les passagers plus légers. Le raclement de métail des roues sur les rails paraissait musical. Un léger sourire, je crois, ourlait mon visage.
Le "bon de sortie" est aussi un "bon pour respirer".
14:54 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, metro






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