30/05/2007
Renouveau politique (note futile)



Le renouveau politique, c'est plutôt pas mal.
(pour les aigris : un peu de légereté ne nuit pas à la santé)
(pour les féministes obtuses : non, je ne réduis pas un candidat, homme ou femme, à son physique)
15:15 Publié dans Polis, -itis : la Cité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : legislatives, ps, najat vallaud belkacem, pc, clementine autain, modem, quitterie delmas
29/05/2007
De la distance
Kilométrique, s'entend.
A l'excitation masochiste de l'installation d'un double foyer, plus de deux cents kilomètres de l'un à l'autre, succèdent les heures vides et pleines.
"Auraient dû succéder", plutôt.
L'attente d'un vendredi soir, une gare, un train. Les courses en prévision du week-end. La première seconde où l'on se revoit, prélude à des milliers d'autres. L'infime instant du premier contact entre nos peaux arrachées à l'éloignement. La proximité de corps juxtaposée aux coeurs.
La voix téléphonique, à l'usage, ne suffit pas. Nos silences sont plus riches qu'un pauvre transmetteur.
Une seule image radio : trop et pourtant innécessaire. L'essentiel est là, en nous. "Et je ne saurais te dire comment le soleil factice des lampes s'en arrange".
Suki da. Tu manques.
14:02 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25/05/2007
Car rien n'est éternel
La passion ambiante pour l'immobilisme est un ferment délétère du quotidien : comment penser vivre dans une suite géométrique d'arrêts - version signal d'alarme ? A retenir son souffle (universitaire, professionnel, familial, alimentaire, ...), comment ne voient-ils pas l'asphyxie venir ? Sont-ils si certain de l'optimum de leur situation que tout changement ne pourrait qu'être pire ?
Même pas, puisque leur plainte est récurrente. Aucun animal n'agit ainsi, immobile sur son rocher, criant à la blessure : il serait rapidement dévoré.
Je fais le choix du mouvement, le choix de la puissance de la volonté.
Ou, comme on me l'a dit un jour : "de la volonté de vouloir".
Coeur, eau, armes et bagages : je ne risque rien, puisque l'essentiel est léger, et essence.
Jouir du jour, en route pour demain !
14:00 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24/05/2007
Ephémère
Jour clair sur les toits de Paris.
Dans les rues, les épaules se dénudent, les vestes se quittent. Valises en goguette.
Quelques coquelicots le long du RER.
L'été approche.
12:15 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, metro
23/05/2007
On s'aimera (Léo Ferré)
On s'aim'ra
pour un quignon d'soleil
qui s'étire pareil
au feu d'un feu de bois
on s'aim'ra
pour des feuilles mourant
sous l'oeil indifférent
de Monseigneur le Froid
On s'aim'ra cet automne
quand ça fum' que du blond
quand sonne à la Sorbonne
l'heure de la leçon
quand les oiseaux frileux
se prennent par la taille
et qu'il fait encor bleu
dans le ciel en bataille
On s'aim'ra
pour un manteau pelé
par les ciseaux gelés
du tailleur des frimas
On s'aim'ra
pour la boule de gui
que l'an neuf à minuit
a roulée sous nos pas
On s'aim'ra cet hiver
quand la terre est peignée
quand s'est tu le concert
des oiseaux envolés
quand le ciel est si bas
qu'on l'croit au rez-d'chaussée
et qu'le temps des lilas
n'est pas près d'êt' chanté
On s'aim'ra
pour un tapis tout vert
où comm' les filles de l'air
les abeilles vont jouer
On s'aim'ra
pour ces bourgeons d'amour
qui allong'nt aux beaux jours
les bras de la forêt
On s'aim'ra ce printemps
quand les soucis guignols
dansent le french cancan
au son du rossignol
quand le chignon d'hiver
de la terre endormie
se défait pour refaire
l'amour avec la vie
On s'aim'ra
pour une vague bleue
qui fait tout ce qu'on veut
qui marche sur le dos
On s'aim'ra
pour le sel et le pré
de la plage râpée
où dorment les corbeaux
14:46 Publié dans Des mots m'émerveillent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : leo ferre
22/05/2007
Le monde n'est jamais acquis
Après des années de maljournalisme, de couverture de pertes financières par une politique de rachat agressive, JMC est désavoué.
Youpi.
Jean-Marie Colombani désavoué
23:41 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le monde, colombani
21/05/2007
Lang'heures
Je ne suis pas certain que regarder M6 ce soir était une bonne idée.
En même temps, si.
Par comparaison, se remémorer les instants de l'avant. La découverte magique du château de Chissay. Le stress des préparatifs, les ratés obligatoires - finalement si peu nombreux : un vin blanc qui manque, une musique catastrophique, et finalement rattrapés.
Dans deux jours, cela fera six mois.
Dans dix jours, cela fera deux mois que Caen se situe à 200 km réels, et dix fois plus de coeur, de Paris. Les choix professionnels. Choisis. J'insiste. Mes milliers de kilomètres ponctuels contre la langueur étirée des soirées seul à seule, le chat en animation toute relative.
Dans sept mois, à quelques jours près...
22:29 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20/05/2007
Déjeuner en paix (Stephan Eicher)
J'abandonne sur une chaise le journal du matin
Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent
J'attends qu'elle se réveille et qu'elle se lève enfin
Je souffle sur les braises pour qu'elles prennent
Cette fois je ne lui annoncerai pas
La dernière hécatombe
Je garderai pour moi ce que m'inspire le monde
Elle m'a dit qu'elle voulait si je le permettais
Déjeuner en paix, déjeuner en paix
Je vais à la fenêtre et le ciel ce matin
N'est ni rose ni honnête pour la peine
"Est-ce que tout va si mal ? Est-ce que rien ne va bien ?
L'homme est un animal" me dit-elle
Elle prend son café en riant
Elle me regarde à peine
Plus rien ne la surprend sur la nature humaine
C'est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets
Déjeuner en paix, déjeuner en paix
Je regarde sur la chaise le journal du matin
Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent
"Crois-tu qu'il va neiger ?" me demande-t-elle soudain
"Me feras-tu un bébé pour Noël ?"
Et elle prend son café en riant
Elle me regarde à peine
Plus rien ne la surprend sur la nature humaine
C'est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets
Déjeuner en paix, déjeuner en paix
12:54 Publié dans Des mots m'émerveillent | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
16/05/2007
Français, sans commentaires
Trouvé grâce au blog de [moi], une excellente initiative : "les INDIvisibles : Français, sans commentaires".
Enfin, en réaction à l'addition du politiquement correct (qui m'agace au plus haut point), du communautarisme (que j'exècre quand il ne vise qu'à cloisonner), aux tics journalistiques du "Français d'origine savoyarde" ou du "jeune d'origine girondine" (ça vous choque ? et "Français d'origine maghrebine" ou "jeune d'origine africaine", cela vous choque-t-il autant ?), se constitue un groupe de personnes qui ont pour projet de "déconstruire les clichés avec humour, sans jamais nous positionner en « police de la formule correcte »".
En plus, c'est amené de façon très drôle. :-)
Bravo ! Bon courage ! Je vous suis !
Jerome, Français donc indivisible.
14:30 Publié dans Blogo-sphérique, Polis, -itis : la Cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : indivisibles, France, politique
15/05/2007
Cultissime !
Ce blog-là, je ne sais pas qui en est l'auteur, mais quelle finesse dans l'analyse, quelle élégance dans l'expression, quelle perfidie dans l'understatement ! Message de l'au-delà ou thuriféraire apocryphe ?
Hop, linké d'office.
Edit du 15 mai : MAIS QUI EST LE REDACTEUR ? Il semble au courant de tout !!! Journaliste ? Ancien sherpa ? C'est visiblement quelqu'un d'informé, au-delà de la lecture des journaux. RHAAAAAAA ! QUI EST-IL ?
17:15 Publié dans Blogo-sphérique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : presidentielle, bayrou, royal, sarkozy, mitterrand





