29/04/2007
Ecran plat
Est-ce de vivre des moments personnels autrement plus forts que les échanges d'amabilité convenue entre les candidats du second tour ?
Est-ce de suivre avec gourmandise l'occupation médiatique du terrain par un François Bayrou déjà positionné sur les élections législatives ?
Est-ce de n'être que dans l'attente DU moment fort, le "duel" du 2 mai ?
Mais je trouve que le quotidien de la campagne, hormis la geste béarnaise, est plutôt morne...
22:40 Publié dans Polis, -itis : la Cité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : presidentielle, sarkozy, bayrou, royal
25/04/2007
Sarkozy sur TF1, Royal sur France 2
Lui : VRAIMENT inquiétant.
Exemple : sur le service minimum, "je donnerais aux syndicats jusqu'au mois d'août pour arriver à un accord avec leurs entreprises. S'il n'y a pas d'accord, je ferais voter une loi en septembre 2007." Ca, c'est de la conception du "dialogue social" et de la "négociation laissée aux partenaires" !
Elle : étonnamment bonne, mais vraiment bonne -rien à voir avec sa prestation catastrophique de l'après premier tour- jusqu'à 21h55. Question sur les enfants scolarisés de clandestins : "ils seront regularisés au cas par cas, sur critères". "Quels critères ?" "Mais... euh... je ne peux pas vous le dire, puisque ce sera au cas par cas."
Et merde ! Elle avait failli me convaincre qu'elle commençait à avoir la carrure.
Encore raté !
(mais je vote toujours Royal au second tour)
22:03 Publié dans Polis, -itis : la Cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : presidentielle, sarkozy, royal
Le choix de la confiance de toutes nos forces dans la rupture tranquille de l'ordre juste
Communiqué du J2XMMUFC
"Le J2XMMUFC communique : Jean-Xanax, notre Sauveur Félidivin, annoncera ce soir à la face du monde plongé dans l'émerveillement, son choix pour le poste de président de la République Française.
C'est dans l'intense émotion des moments historiques que Jean-Xanax, Lumière de notre Félinité, a laissé tomber jusqu'à nos pitoyables oreilles sa décision.
"J'entends les souffrances et les désirs de la fraction française de Mon peuple. J'ai accueilli avec magnanimité le choix malheureux d'un deuxième tour classique. Je perçois, à chaque seconde, la désorientation d'une masse d'humains ayant perdu leurs repères, à la recherche - mais le savent-ils - de la Vérité de Mon Divin Postérieur.
Du haut de mon Olympe à gratter, j'ai écouté, j'ai pensé, j'ai décidé.
Ma Magnanimité Féline se réjouit d'annoncer dans quelques heures le nom du candidat, tristement humain, que J'appellerai à soutenir. Voter pour ce candidat, sera comme voter pour Moi. Ce n'est donc pas une option mais un engagement total que Je vous adresse.
Heureux les fidèles à Ma Parole : ils atteindront la litière éternelle."
Le J2XMMUFC rappelle que tout citoyen surpris à ne pas voter pour le choix de l'Ultime Félin sera passible des sanctions les plus infâmantes.
Gloire à Jean-Xanax !
18:35 Publié dans Polis, -itis : la Cité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : J2XMMUFC, jean-xanax, presidentielle
L'espoir ? (2) : extraits du discours de François Bayrou du 25 avril

"[...] Il y a désormais dans notre pays trois forces politiques, une à droite, une à gauche, et une au centre. Et c’est le centre qui est la force nouvelle.
Je veux vous parler de l’avenir.
La France a trois problèmes : nous sommes un pays à la démocratie malade ; nous sommes un pays au tissu social déchiré ; nous sommes un pays en manque de croissance.
Notre démocratie est malade de la confiscation du pouvoir, de l’incapacité à faire vivre le pluralisme, des difficultés de la presse, de l’absence de séparation des pouvoirs, y compris du pouvoir économique, de la connivence entre les mondes des affaires, médiatique et politique, de la crise de la justice. Le citoyen n’a pas l’impression d’y trouver sa place. La société civile y est méprisée.
Nous avons à reconstruire, depuis les fondations, notre démocratie.
Le tissu social est déchiré. Partout on croise de lourdes misères, personnes âgées aux ressources très faibles, travailleurs pauvres, difficultés de logement, partout la couleur de la peau, la consonance du nom, la religion, dressent les Français les uns contre les autres, partout le quartier où l’on vit, l’adresse postale, forment ghetto. Entre les policiers et les jeunes, entre les différents quartiers, entre personnes au travail et personnes au chômage ou aux minima sociaux, on se regarde du coin de l’œil, on s’épie, et on est prêts à s’affronter. L’école elle-même, le lieu même de l’égalité des chances, est en situation de doute et d’échec.
Nous avons à retisser notre société.
Nous sommes en panne de croissance. À ce sujet, on prend souvent l’effet pour la cause. Nombre de nos compatriotes par exemple considèrent que le chômage et la faiblesse du pouvoir d’achat sont des maux de notre pays. Ces maux sont des symptômes. Le mal c’est l’absence de croissance. Si nous avions de la croissance, nous aurions des emplois (beaucoup sont à libérer) et nous aurions du pouvoir d’achat à répartir. Beaucoup de nos compatriotes considèrent que l’immigration est la cause de nos maux. La situation de l’immigration est une conséquence. Un pays qui va bien sait intégrer, faire vivre ensemble. C’est l’emploi qui intègre. J’ai rencontré des milliers de jeunes Français d’ascendance immigrée. Ils m’ont tous dit une seule chose : donnez nous du travail et tout le reste s’arrangera ! Donnez nous du taf !
Ma conviction est celle-là : les trois maux de la France, ils doivent être soignés et réparés ensemble !
Or, parlons franchement : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, dans le face à face sempiternel de la droite sempiternelle et de la gauche sempiternelle, vont non pas réparer mais aggraver l’un ou l’autre de ces maux.
[...]
Notre pays a un problème de démocratie, un problème de fracture sociale, un problème d’économie, un problème de dette. Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de la démocratie et la fracture du tissu social, Ségolène Royal, par son programme, va aggraver durablement les problèmes de l’économie et l’un comme l’autre vont déséquilibrer le déficit et la dette.
De surcroît, par leur choix de l’affrontement camp contre camp, ils affaiblissent durablement la France.
Dans les deux cas, sauf correction forte que je n’aperçois pas, et dont je tiendrai compte si elles intervenaient, ce qui se prépare, après les belles promesses, c’est une nouvelle déception du pays, une impuissance, une paralysie.
Dans cette situation, je ne donnerai pas de consigne de vote. J’estime que les Français qui ont voté pour moi sont en conscience des citoyens libres de leur choix.
Je ne reviendrai pas en arrière sur notre chemin de liberté. Je ne cherche ni n’accepterai aucune soumission ou ralliement à l’un des deux camps.
Je veux au contraire garantir aux Français que quel que soit le vainqueur, ils trouveront pour les représenter une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire oui si l’action va dans le bon sens et non si elle va dans le mauvais sens. Capable, autrement dit, de faire sortir la politique des réflexes du toujours pour et du toujours contre, pour défendre l’intérêt général."
18:05 Publié dans Polis, -itis : la Cité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : presidentielle, bayrou, parti democrate
Les OGM, c'est mal, c'est le diable
Vraiment ?
"Un moustique OGM anti-paludisme ?"
La technique est neutre, c'est l'usage que l'on en fait qui est bon ou mauvais.
15:20 Publié dans Polis, -itis : la Cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm
24/04/2007
Lu sur le net
"J'hallucine mon instinct. Ecrire c'est pareil."
15:54 Publié dans Blogo-sphérique, Des mots m'émerveillent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/04/2007
Pour une nouvelle, c'est une bonne nouvelle !
On a quand même un peu oublié de se réjouir d'un fait majeur :
Le Pen à 10%
et surtout, cette image de Le Pen dépité, furieux, insultant les Français et en particulier les électeurs de Sarkozy ("des cocus").
La vie est belle :-)
20:40 Publié dans Polis, -itis : la Cité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : presidentielle, sarkozy, bayrou, royal
Journal de 20h sur France 2
France 2 a choisi son camp : Sarkozy.
Fillon nie, sourire jusqu'aux oreilles, qu'il pense à Matignon. Son langage non-verbal dit le contraire. Et un lapsus : "nous ne voulons pas maîtriser" les électeurs centristes, au lieu de "mépriser"...
Extrait de Sarkozy en meeting, qui vante la "synthèse".
Fillon qui menace l'UDF pour les législatives, en cas de non-ralliement.
Retour aux vieilles habitudes de l'UMP/RPR...
20:21 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : presidentielle, sarkozy, bayrou, royal
René Char, Dans l'atelier du poète
Suzerain
Nous commençons toujours notre vie sur un crépuscule admirable. Tout ce qui nous aidera, plus tard, à nous dégager de nos déconvenues s'assemble autour de nos premiers pas. La conduite des hommes de mon enfance avait l'apparence d'un sourire du ciel adressé à la charité terrestre. On y saluait le mal comme une incartade du soir. Le passage d'un météore attendrissait. Je me rends compte que l'enfant que je fus, prompt à s'éprendre comme à se blesser, a eu beaucoup de chance. J'ai marché sur le miroir d'une rivière pleine d'anneaux de couleuvre et de danses de papillons. J'ai joué dans des vergers dont la robuste vieillesse donnait des fruits. Je me suis tapi dans des roseaux, sous la garde d'êtres forts comme des chênes et sensibles comme des oiseaux. Ce monde net est mort sans laisser de charnier. Il n'est plus resté que souches calcinées, surfaces errantes, informe pugilat et l'eau bleue d'un puits minuscule veillé par cet Ami silencieux.
La connaissance eut tôt fait de grandir entre nous. Ceci n'est plus, avais-je coutume de dire. Ceci n'est pas, corrigeait-il. Pas et plus étaient disjoints. Il m'offrait, à la gueule d'un serpent qui souriait, mon impossible que je pénétrais sans souffrir. D'où venait cet Ami ? Sans doute, du moins sombre, du moins ouvrier des soleils. Son énergie que je jugeais grande éclatait en fougères patientes, humidité de mon espoir. Ce dernier, en vérité, n'était qu'une neige de l'existence, l'affinité du renouveau. Un butin s'amoncelait, dessinant le littoral cruel que j'aurais un jour à parcourir. Le coeur de mon Ami m'entrait dans le coeur comme un trident, coeur souverain égaillé dans des conquêtes bientôt réduites en cendres, pour marquer combien la tentation se déprime chez qui s'établit, se rend. Nos confidences ne construiraient pas d'église ; le mutisme reconduisait tous nos pouvoirs. Il m'apprit à voler au-dessus de la nuits des mots, loin de l'hébétude des navires à l'ancre. Ce n'est pas le glacier qui nous importe mais ce qui le fait possible indéfiniment, sa solitaire vraisemblance. [...]
le poème pulvérisé 1947
18:35 Publié dans Des mots m'émerveillent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : char, poesie
Bright new life
10m2 de plus à Paris, soit un 60m2 environ, ou un 120m2 à Lyon ? Au même loyer...
Ou ailleurs encore ?
13:00 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





