24/10/2006

Orage

Les rafales nocturnes carillonnent sur le métal sale du volet roulant. Au chaud sous la couette, j'écoute le grelot de la pluie sur la rambarde d'aluminium. Tout dort. Ou devrait dormir.

 

A mon tour je sombre, le lit mouvant sur la marée des sommeils. A la barre d'un vaisseau immobile, j'affronte les craquements d'un bois trop vermoulu, l'épique et crac combat de l'air contre la branche. Quelque chose tombe sur la terrasse, je crois. Mais demain, je ne trouverai rien.

 

Echo atmosphérique, le rêve se peuple d'enfuis, hurlant. Ou bien moi. Dans les décombres du sommeil, la friable apparence en lambeaux sur un horizon d'argent.

 

Réveil en sursueur : l'image s'écope lentement.

 

Le chat me regarde, indifférent.

 

Et s'affale.

Commentaires

Joli. Bien dit.
Je ressens ça aussi parfois.

Écrit par : bettina soulez | 28/10/2006

> bettina : merci :-) En général, j'aime l'orage, mais cette nuit-là...

Écrit par : Jerome | 30/10/2006

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