02/10/2006

Instantané à retardement

En juin, une note sur le blog de ckck, une photo aussi, ont déclenché ceci en commentaire. Et comme la photographe est d'accord, on reprend. (Tentative honteuse pour dissimuler que les photos du mariage et de Venise prennent tout notre temps libre, mais ça en vaut la peine).

Or donc. (en résumé : prise de paresse, titre de la note, ckck laissait champ libre aux commentaires ; j'ai commenté.)

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Paresse

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Je crois bien que j'étais la seule à la voir.

Les piétons ensoleillés martelaient le pavé de leurs urgences nécessaires. Gauche, droite, gauche, droite : brouhaha du quotidien.

J'avais plutôt envie de flâner. Mon esprit baguenaudait, confortablement installé au chaud de cette belle journée.

Quelle osbcure rythmique poussait les employés de la voirie à parsemer de caries l'aplat régulier du passage carrelé ?

Clac, le bruit d'un talon sonore. Métal radiant : la plaque d'égoût se dore.

En fait, tous ces pavés, ils sont en granite, non ? Depuis quelle région ont-ils voyagé ? Qu'ont-ils vu, depuis ce temps ?

Mon esprit voletait de fil en fil ; je m'étais arrêtée. J'étais à la croisée de la ville.

Pas si seule.

Elle était là, devant moi. A contre-jour - ce qui est somme toute logique.
Sans y penser, j'appuyai sur le déclencheur. Elle me sourit et s'effaça devant l'action.

Ce n'est pas tous les jours que l'on tire le portrait de sa paresse.

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