14/09/2006
En France, même les patrons sont anti-libéraux...
... ce qui est quand même bizarre !
En 2001 (je crois) a été mis fin au monopole d'EDF. Ses clients (industriels, pas les particuliers) ont alors pu choisir d'une part leur fournisseur, et d'autre part le tarif de marché (libre) et le tarif réglementé. A l'époque, le tarif réglementé était supérieur au tarif de marché : environ 600 gros consommateurs se sont précipités sur le tarif libre, entonnant les sirènes du "public trop cher" et du "rien ne vaut le marché".
A un détail près, qu'ils semblent aujourd'hui avoir oublié : un tarif de marché, comme son nom l'indique, dépend du marché. Le prix varie. Et dans les DEUX sens.
Si si, vraiment ! Ca n'est ni un postulat idéologique, ni une hypothèse absurde : c'est un fait. Têtu, comme chacun sait.
Depuis quelques mois, les prix de l'énergie, y compris électrique, se sont envolés - faisant repasser le tarif libre bien au-delà du tarif réglementé. Avec stupeur et tremblements, ces industriels ont alors découvert, ô rage, ô désespoir, ô réel ennemi, une hausse des coûts !
Le club des supporters "enfin libérés d'EDF" s'est immédiatement mué en choeur des pleureuses "énergie trop chère" ; les chefs d'entreprises en lobby anti-marché, réussissant à convaincre quelques députés de faire passer une loi... pour réintégrer le tarif réglementé(*) ! (autre option : demander des subventions).
Etre patron en France, c'est : quand tout va bien, demander moins d'Etat. Dès que ça va mal, demander plus d'Etat.
Suggestion au "Conseil de diffusion de la culture économique", récemment créé : commencez par les patrons...
(* avec 30% de majoration, certes, qui seront le prochain cheval de bataille : "ouin, pourquoi 130% pour nous, on veut l'égalité !")
15:43 Publié dans Polis, -itis : la Cité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : économie, énergie, marché libre, edf









Commentaires
Pour le rosier, n'importe quelle bombe de traitement antiparasitaire pour rosier fera l'affaire. Il ne faudra pas hésiter à couper les parties malades qui fatiguent la plante. Un rosier, même en appartement, est fragile et doit être traité régulièrement.
Ecrit par : Régine | 14/09/2006
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