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04/08/2006

A NE PAS lire : Paris l'après-midi, Philippe Vilain

[Edit du 16/08, à la suite des longs échanges avec Alexandra en commentaire : je ne suis pas critique, juste lecteur. A prendre donc avec le recul nécessaire.]

Que dire... J'ai terminé le livre en lisant trois phrases par page.

Donc un "jeunécrivain trentenaire parisien vivant dans un studio quartier St-Michel" rencontre une femme forcément belle, forcément étrangère, forcément mariée, d'abord inaccessible. Visite aux Beaux-Arts, cafés, sms, téléphones. Le moment "j'y vais, j'y vais pas" du premier baiser, digne d'Hélène et les garçons.
Ils deviennent amants, il s'entiche d'elle, elle le quitte, il en souuuuffre, devient Mr Seductor à la recherche de "nouvelles victimes" (sic !), se jure de ne plus jamais aimer puisque ça fait si maaaal, s'en va en Italie, flirte avec une italienne - dingue, ils font même l'amour sans précaution, une fois -, rentre.
L'ex-amante l'appelle d'une maison de repos, il y va, ciel, ils n'ont plus rien à se dire. Fin du bouquin.

Pourquoi n'est-ce pas un "collection Harlequin" ? Probablement parce que ça ne se termine pas en happy end.

Le style alterne les platitudes les plus éculées et les clichés les plus entendus (à moins que ce ne soit l'inverse), et y ajoute des sentences définitives dont le seul bienfait est le rire qu'elles déclenchent chez le lecteur.
Exemple dès la premier phrase : "Je trompe mon mari pour pouvoir mieux l'aimer", me disait-elle avec le plus grand sérieux.
La "meilleure" au titre de l'éclat de rire : depuis l'enfance, je portais le désespoir à merveille.

Le pire : chaque chapitre, ou presque, se conclut par une "morale" digne des plus belles heures de Biba ou Jeune et jolie : "[...]être heureux, c'est avoir une dette envers ceux qui ne le sont pas." "Faut-il toujours que le bonheur se paie d'une injustice : le bien que je lui faisais compensait tout le mal que je faisais à son mari". "Nos plus grands crimes, pensai-je, nous ne les commettons pas contre les hommes, mais contre notre passé."

Ajouté à cela l'admiration que se voue à lui-même l'auteur (et réciproquement), l'indispensable name-dropping (Duras, Claudia Cardinale) qui ne sert à rien dans l'intrigue, les pseudo profondes analyses sur le non-sens de la vie et l'impossibilité d'aimer, et vous obtenez un objet livresque hélas trop identifié : le navet germanopratin, 100% truelle.

Que de temps perdu...

PS : l'auteur n'en est pas à son coup d'essai, visiblement.

Commentaires

Trucculente critique... bien plus agréable à lire que le bouquin lui-même visiblement.
Enfin, je constate que tu as eu le courage de le lire jusqu'au bout (même à coup de trois phrases par page), félicitation ! ;-)

Ecrit par : Serge et JP | 05/08/2006

Jérôme, Je viens de tomber par hasard sur votre blog que j'ai beaucoup apprécié. En fait, je recherchais les premières critiques sur le roman de P Vilain dont on parle déjà dans le petit milieu. Et je n'ai pas été déçue par votre critique. Vous avez mille fois raison de dire que c'est germanopratin et assez élitiste, même si après tout ce n'est pas une remarque très littéraire... Pour avoir fréquenté un temps le fameux PV et bien connaître les dessous de son roman people, vous ne pouvez pas savoir à quel point vous visez juste car la Flore Jensen du roman est en réalité un mannequin mariée assez connue dans le show-bizz, non pas belle mais sublime (Flore est le nom du café de leur rencontre!!!!). IL s'agit donc d'un roman à clefs, et le name-dropping que vous lui reprochez est en fait un élément très subtile de compréhension pour le lecteur averti. Il a au moins la décence de bien la masquer. Là où je ne vous rejoins pas du tout c'est sur la qualité de l'écriture classique qui le démarque netttement des écrivains de sa génération. Il ne cède pas à la mode d'une écriture facile et il y a chez lui une grande exigence d'écriture au contraire, un style et un univers personnels immédiatement identifiables. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que beaucoup d'écrivains reconnus reconnaissent son talent et que les facultés l'invitent très souvent. Il est même l'objet de plusieurs études universitaires en cours (car il théorise très bien ses textes). Je vous trouve donc injuste de sortir cette mauvaise critique sur L'étreinte, son premier roman de jeunesse, qui a obtenu de très bons articles dans les meilleurs quotidiens, celui du matricule, journal mineur, est sans importance. Même si vous avez visiblement beaucoup de griefs contre lui (comme moi du reste, pour d'autres raisons) il faut lui reconnaître un vrai talent d'écrivain, lisez La dernière année (livre sur son père et les milieux défavorisés), et l es admirables Renoncement et L'été à Dresde, salués par tous. Votre critique est donc un peu facile et on se demande ce que cache votre acharnement. C'est certes un peu branché et un peu narcissique, mais ça n'enlève rien, et puis, entre nous, Jérome, créer un blog pour faire part de ses observations ou lectures, n'est-ce pas plus narcissique que faire oeuvre littéraire???? Je vous encourage tout de même à continuer et je vais vous lire. A Bientôt. Alexandra

Ecrit par : Alexandra | 12/08/2006

> Alexandra : merci de votre passage et de votre commentaire.
En préambule, je ne suis certainement ni critique littéraire ni écrivain. Ce blog est le réceptacle de mes émotions, réflexions, étonnements et aussi de mes coups de sang. En tant que tel il ne vise à aucune "parole autorisée" mais uniquement à un partage. Il est aussi, comme ici, le début de conversations, ce qui en rend l'exercice moins autocentré que l'on pourrait l'imaginer.

En ce qui concerne le prénom de Flore, merci de confirmer ce qui me paraissait totalement transparent. Pour Claudia Cardinale ou Duras, que l'auteur s'amuse à passer des messages codés à ses amis, peu me chaut - il doit d'ailleurs y en avoir beaucoup dans d'autres romans que je lis, sans que je m'en aperçoive. Qu'au moins, cela ne se fasse pas au détriment du lecteur, qui se retrouve bouche bée : "Mais qu'est-ce que ça vient faire là ?". Toutes proportions gardées, et dans le cas de ce roman, cela m'a fait le même effet qu'une coupure pub au milieu d'un film...

Là où nous avons un désaccord, c'est sur notre opinion de l'écriture de Ph. Vilain. J'ai l'habitude de lire plusieurs livres en parallèle, et de peu lire "les écrivains de sa génération" : Gavalda m'ennuie dès la première page, le bellître à la tignasse l'Oréal aussi, Angot m'emmerde prodigieusement. Ma seule faiblesse serait le Beigbeder de 99 Francs ou Windows on the world, ou, sous réserve, car je viens de découvrir son blog (qui m'a donné envie de tenter de lire ses romans), Houellebecq. Les écrivains que je lis sont plus "classiques". D'où peut-être ce décalage perçu entre le style de Vilain et ceux de Bouvier, Bukowski, Chateaubriand, Artaud, voire Butor.
Je maintiens que je n'ai absolument pas été sensible à la "qualité d'écriture" de Vilain. Au-delà du contenu (creux), son style m'est apparu comme plat et terne : je n'ai pas entendu de "musique" qui sonne clair à mon oreille.

Que Ph. Vilain soit invité par des facultés, tant mieux pour lui. Cela n'ôte ni n'ajoute rien à ma perception de sa qualité d'écriture dans ce roman. Peut-être a-t-il moins réussi ce livre-là que d'autres ? Je n'en sais rien, n'ayant pas lu les autres.

Je reconnais que lier la critique du matricule était un effet facile... mais je n'ai trouvé sur le web que cette critique à confronter à mon impression négative.

Acharnement ? Non, aucun. Je ne connais pas Ph. Vilain, j'ai lu son livre totalement par hasard. J'ai été très déçu et finalement très agacé. D'où la note, rédigée d'un seul trait et sans recul. Si demain, je lisais un autre livre de lui qui m'emballe, je suis tout autant capable d'en faire un panégyrique.

Branché ? Je ne suis pas certain que ce qualificatif serait le premier à venir à l'idée de mes amis. :-)

Narcissique ? Totalement, revendiqué et assumé à 100%. Cf. la première note de ce blog, en juin 2004. Et tellement narcissique que je n'éprouve pas le besoin de me comparer à ceux qui font oeuvre de création : je ne vis pas le blog comme une frustration, mais comme la transcription partagée (ce mot est important) de mes émerveillements. Je n'ai aucun objectif "d'oeuvre littéraire" ou autre.

Merci de vos encouragements et de vos prochains passages.
A bientôt.
Jérôme

Ecrit par : Jerome | 12/08/2006

Jerome, J'apprécie votre sens du dialogue et votre ouverture. C'est raffraichissant de pouvoir débattre de littérature, d'exposer des opinions divergentes. Justement. Je ne vous comprends pas lorsque vous évoquez un "contenu creux". Vous n'avez pas besoin d'avoir l'honnêteté de dire que votre position ne fait pas autorité (mais dans ce cas pourquoi s'autoriser à formuler des critiques aussi méchantes alors que le roman est encore hors-commerce ????bizarre, non ???) pour qu'on s'en aperçoive rapidement, à la superficialité de votre jugement. Vous paraissez méconnaître totalement le roman d'analyse où l'amour y fait l'objet d'un traitement apparemment superficiel. Ce n'est pas Paris l'après-midi que vous critiquez mais un courant littéraire dont vous êtes visiblement assez ignorant. Nul doute que vous prendriez certains dialogues de Marivaux pour ceux d'un vulgaire sitcom ou d'un magazine. Il est toujours facile de ressortir des phrases de leur contexte, on peut le faire de tous les livres avec mauvaise foi. Lisez Chamfort ou La Rochefoucauld et vous verrez que vous en trouverez aussi. Comprenez que l'attitude distante, parfois moralisante, est ici un parti-pris esthétique du narrateur qui tient à se maintenir à distance de sa déception amoureuse et à rendre généraux des sentiments très personnels. Paris l'après-midi ausculte la passion masculine, fait rare dans la littérature masculine souvent plus prompte à évoquer ses réussites...
Il y a tant de beaux passages, pourquoi ne pas les choisir en exemple : "Ces possibles aventures me blasaient d'avance parce que leur déroulement m'était m'était prévisible, et que je les évaluais toujours en regard de ma liaison passée. Je savais dès lors que mon proche avenir, pareil aux fois où Flore m'annonçait à peine arrivée qu'elle ne pourrait pas rester très longtemps avec moi, qu'elle avait "beaucoup à faire", pareil à ces jours de soleil qu'une mauvaise prévision suffit déjà à nous rendre pluvieux, à nous gâcher en partie, je savais bien, oui, que mon proche avenir serait gâché d'avance, endeuillé désormais par le doute qu'une nouvelle aventure ne serait jamais plus intense, qu'aucun bonheur ne serait supérieur à celui que j'avais connu par moments avec Flore ; je savais déjà qu'il me serait difficile de rencontrer d'autres femmes sans voir à travers elles le spectre de Flore, les gestes qu'elle avait l'habitude de faire, sans entendre les mots qu'elle avait l'habitude de dire, sans chercher partout en ces femmes les signes que ma folie voulait à toute force y trouver".
Si cela n'est pas de la littérature, alors j'arrête de lire !!! Son phrasé est admirable de simplicité. Je ne suis pas du tout certaine que vos écrivains écrivent mieux. Houellebecq n'a aucun style et la preuve c'est que sur son site il recommande même Vilain... Pardonnez mon emportement d'agrégée mais ça me choque toujours de lire de telles injustices et de nuire aux gens qui ont du talent et font leur métier avec une grande authenticité. Cultivez-vous un peu bon sang si vous voulez arrêter de tomber dans les clichés d'une critique de camping, (saviez-vous que Proust utilisait le name dropping avec par exemple les manteau de Fortuny..., Zola dans Au bonheur des dames, etc...), branchée, qui au final ne fait que reprocher aux écrivains ce qu'elle est. Vous me dissuadez de plus en plus de vous lire.
Alexandra

Ecrit par : Alexandra | 13/08/2006

> Alexandra : je crois que nous dialoguons depuis deux sphères différentes et incompatibles.

Si je comprend bien, vous lisez Ph. Vilain en tant que représentant du "roman d'analyse". Votre approche est littéraire, au sens quasi-scientifique du terme, celui de l'agrégation, comme vous le citez.
Pour moi, je suis tombé sur ce livre par hasard absolu (prêté par un collègue de ma fiancée dont la petite amie travaille dans l'édition). Par curiosité, je l'ai ouvert et lu. Par entêtement, j'ai voulu aller jusqu'au bout (il n'y a que deux livres qui me soient tombés des mains au sens littéral : Le monde selon Garp et La perte de l'image). Par emportement, j'ai écrit cette note qui vous chagrine tant.

Voyez-vous la différence ? Mon approche est purement émotionnelle et instinctive.
Exemple : votre dernier commentaire me permet de préciser mon avis sur ce livre. Par choix personnel(s), je suis allergique à la posture narcissique du "de toute façon, ça ne marchera jamais", à l'aquoibonisme de l'immobilisme et à la résignation confortable, alangui sur une banquette du café de Flore. (Un psy dirait que c'est probablement une partie de mon histoire qui se rejoue ou se dénoue là. Peu importe.) Cette posture aussi m'a agacé dans ce livre.

Je revendique la totale subjectivité de ma "critique de camping branchée" : je ne suis pas un spécialiste, et ne souhaite pas en devenir un. Je fais part ici de ce qui me plaît et me déplaît. Ai-je l'outrecuidance de penser que cette note pourrait avoir un impact sur les ventes de Ph. Vilain ? Certainement pas. Je ne me vois ni en censeur, ni en oracle, ni en spécialiste de la littérature contemporaine. Juste en lecteur. (pour info, deux autres collègues de ma fiancée l'ont lu, et ont eu le même avis que moi : nous devons probablement faire partie d'une secte anti-roman d'analyse)

Quand au name-dropping, je vous renvoie à ma précédente réponse : "Pour Claudia Cardinale ou Duras, que l'auteur s'amuse à passer des messages codés à ses amis, peu me chaut - il doit d'ailleurs y en avoir beaucoup dans d'autres romans que je lis, sans que je m'en aperçoive." Ai-je eu moins de plaisir à lire Proust à cause de cela ? Non. Ai-je été, on va dire... surpris de le voir dans celui de Vilain ? Oui. C'est peut-être la différence.

Vilain est-il important pour la littérature contemporaine ? Je n'en sais rien, et m'en fiche prodigieusement.
Ce livre m'a-t-il plu ? Non.
Cela signifie-t-il que tous ses livres me déplairont ? Je n'en sais rien. Ceux que vous citiez, et ce que vous en disiez, m'inclinait à retenter l'expérience.
Le jugé-je au regard d'une "honnêteté" ou d'une "authenticité" d'écrivain ? Absolument pas.

Je fait part de mes impressions, en toute subjectivité.

Autrement dit : je blogue.

Ecrit par : Jerome | 13/08/2006

Bon, je n'ai pas lu le bouquin et je me mêle de ce qui ne me regarde pas, c'est la magie du blog :D
Mais je n'ai pu m'empêcher de gentiment sourire à l'équation invité-dans-les-facs + encensé-par-la-critique = c'est forcément bien. Un bon technicien ne fait pas forcément un artiste sachant jouer avec les émotions / surprendre / fasciner / provoquer / [insérez ici ce que vous attendez d'une lecture].
Just my 2 cents...

Ecrit par : Lizou | 14/08/2006

Jerome. Finalement, je suis comme vous, je réagis vivement à ce qui me paraît être l'injustice ou l'imposture, appelez ça comme vous le voulez. Je comprends bien le plaisir de bloguer, quand bien même je ne le partage pas. Mais ce plaisir ne justifie pas tout et il n'est sûrement pas une raison suffisante pour s'autoriser à dire n'importe quoi, surtout lorsque l'on sait qu'on sera lu par beaucoup d'internautes et lorsque l'on fait l'aveu de ne pas s'y connaître (un bon technicien ne fait certes pas un artiste, mais sans technique il ne peut pas y avoir d'artiste mais des artisans de l'écriture qui pratiquent leur métier avec les moyens du bords... Et puis, il ne s'agit pas d'être artiste, mais écrivain, ça suppose d'avoir beaucoup lu et d'avoir une vision de la littérature, de réfléchir sur l'écriture). Eu égard au travail d'un auteur, c'est malhonnête de le condamner sur des approximations faciles (vous déformez même la première phrase de son livre en la citant : il faut lire "Je trompe mon mari pour mieux l'aimer" et non "Je trompe mon mari pour pouvoir mieux l'aimer" ; un mot disparait et la musique est différente chez un écrivain, la première phrase est légère, l'autre lourde...). On peut se permettre des critiques endiablées et injustes entre amis, au camping, autour d'un apéro, mais pas quand on sera lu. Un blog impose quelques responsabilités tout de même, non ? Et puis, les internautes attendent aussi des commentaires intelligents, il ne faut pas non plus les prendre pour des moutons... On a le droit de qualifier un roman, un film, de "navet germanopratin" mais alors il faut le faire en pleine possession de la culture littéraire de son temps, pas sur deux ou trois lectures, et en plus il faut le faire sur des critères exclusivement esthétiques, pas sur des humeurs du moment. Un roman est littéraire, il doit être jugé comme tel, avec des arguments littéraires, pas avec les fourchettes et les couteaux sortis de la glacière des vacanciers. On ne s'improvise pas critique, c'est un métier. Il faut avoir l'humilité de ce qu'on ne connaît pas. Pour résumer, Paris l'après-midi n'est ni le chef d'oeuvre de l'année ni le navet que vous décrivez, c'est juste un roman de très bonne qualité (avec quelques défauts comme un certain dandysme germanopratin, c'est vrai, mais il vaut mieux un bon texte de cet arrondissement qu'un mauvais provenant de n'importe où) qui fait maintenant partie d'une oeuvre intéressante à défaut d'être encore importante. Vous verrez si vous avez la curiosité de lire d'autres livres de la rentrée que c'est assez rare pour être souligné et défendu. J'attends donc vraiment de lire vos autres critiques. A très bientôt... Alexandra

Ecrit par : Alexandra | 15/08/2006

> Alexandra : nos approches sont décidemment irréconciliables :-) (d'où l'intérêt du dialogue, d'ailleurs).

Du blog : la seule limite au blog est le respect de la loi. Je pourrais faire un blog de la plus parfaite mauvaise foi qu'il n'en serait pas moins un blog. La seule responsabilité (outre le respect de la loi) que je m'impose est de ne pas mentir - c'est MON approche du blog, d'autres feraient autrement. Elle n'est pas toujours évidente, quand je suis face au choix entre écrire ce que je pense/ressens et être attentif aux "dégâts collatéraux", sur ma famille et mes amis par exemple. Je ne revendique pas l'objectivité, au contraire.

Des lecteurs du blog : "beaucoup d'internautes", vous me flattez :-)

De l'aveu de ne pas s'y connaître : devez-vous suivre des études d'oenologie pour goûter un vin, un cursus de pâtisserie pour apprécier un macaron, un diplôme d'ingénierie pour estimer un véhicule, une formation en cinéma pour aimer un film ? OPINION n'est pas CRITIQUE, même si une opinion peut être critique.

De l'écrivain qui a "une vision de la littérature" et qui doit "réflechir sur l'écriture" : cela vaut pour Joyce, au hasard. Pour autant, faut-il être familier de la pensée de Joyce pour lire et apprécier Ulysse ?

De la déformation de la première phrase : exact, et totalement involontaire. Merci de l'avoir signalé :-)

De l'intelligence des internautes : justement, s'ils sont intelligents, ils seront capables de séparer l'opinion de la critique et de se forger leur propre avis, non ? ;-)

De la "pleine possession de la culture littéraire de son temps" : cf l'aveu de ne pas s'y connaître

De l'improvisation en tant que critique : ben justement, je ne suis pas (et ne veux pas être) un critique. Mais je revendique le droit à être critique ou polémique. :-)

De l'humilité de ce qu'on ne connaît pas : tout à fait exact, quand il s'agit d'avoir une approche objective et neutre. Ce qui n'est pas le cas d'un "journal extime" comme ce blog.

De St-Germain-des-Prés : "il vaut mieux un bon texte de cet arrondissement qu'un mauvais provenant de n'importe où"... allons, vous savez bien que cela n'est pas un argument puisqu'il est réversible : un bon texte de n'importe où vaut mieux qu'un mauvais de cet arrondissement...

De Rendez-vous manqué, "roman de très bonne qualité" : au regard de vos critères littéraires, peut-être. De mon point de vue de lecteur et de mon plaisir à le lire, non. C'est justement cet écart qui est à l'origine de nos échanges et qui m'interroge sur "qu'est-ce qu'un bon roman ?"...

Une fois encore : comme pour les disques et films dont je parle ici, il ne s'agit pas de critique, mais d'opinion. Personnelle, subjective, parfois polémique, mais toujours, j'espère, de bonne foi.

PS : mais qu'avez-vous donc contre le camping ??!! ;-)

PS2, plus tard : notre discussion me fait penser à de longs échanges que j'ai eus avec ma soeur, pendant ses études d'art. Même si je suis d'accord pour dire que l'on peut ENCORE PLUS apprécier un tableau de Pollock en connaissant son parcours, sa théorie, cela ne veut pas dire que l'on ne peut pas ne pas être immédiatement captivé ou révulsé par une de ses toiles. Plus polémique : "déjeuner chez les Rotschild", une oeuvre où l'artiste a collé et siliconé les restes (physiques, organiques) d'un pique-nique... Même si je peux comprendre qu'il y a une démarche artistique, je suis désolé, mais ça m'insupporte prodigieusement. Donc mon opinion sera : "que de temps perdu". Par conséquent, mon opinion personnelle n'est pas un avis de critique.

Ecrit par : Jerome | 15/08/2006

j'ai lu votre critique sur PV et je la trouve scandaleuse.
comme le dit si bien Alexandra, c'est un acharnement qui cache une certaine jalousie et rancoeur envers les jeunes artistes : écrivains ou autres... J'ai lu Paris l'après midi et je trouve que PV s'est surpassé dans sa littérature. On sent
l'évolution littéraire de cet écrivain. Quel talent!!!
Bravo Alexandra pour votre argumentation mais jérome fait un blocage.

Ecrit par : buisson | 16/08/2006

> buisson : que mon opinion vous déplaise est votre droit. Que vous aimiez ce roman, votre opinion. Que l'auteur évolue de livre en livre, c'est bien pour lui : je n'en ai aucune idée, n'ayant lu que Paris l'après-midi. S'il s'est, ce que j'accepte volontiers, "surpassé dans sa littérature", alors c'est que sa littérature me laisse insensible. Pouvez-vous admettre que certaines oeuvres n'intéressent pas une partie des lecteurs ?

Que vous vous persuadiez que je n'ai qu' "acharnement", "jalousie et rancoeur" vis-à-vis de Ph. Vilain, c'est votre problème.

Contrairement à vous, je ne me hasarderais pas à une interprétation psychologique "de camping", basée sur quelques phrases : Alexandra me reprocherait de ne pas avoir étudié tout le champ de la psychologie humaine avant d'émettre une opinion/critique. :-)
(>Alexandra : je plaisante !)

Plutôt que de me juger à l'emporte-pièce (ce que, ironiquement, l'on me reproche de faire dans la note en haut de page...), soyez constructive : au "scandaleux" comminatoire, expliquez-moi ce qu'il y a à retirer de ce roman qui m'a profondément ennuyé, dans la forme comme dans le fond.

Ecrit par : Jerome | 16/08/2006

Jérôme: concernant ton PS2, j'ai pensé exactement la même chose :) C'est justement parce que "j'en suis revenue" qu'aujourd'hui cette attitude me fait sourire.

Ecrit par : Lizou | 17/08/2006

Intervenant juste comme ça, ce livre me faisait penser à "la salle de bains" de J.P. Toussaint (?) qui lui même me faisait penser (toute proportion gardée evidemment) à l'homme sans qualité tel que Musil à pu en décrire un...

Cela dit, il est vrai q'un "homme sans qualité" ne pourrait s'émaroucher d'une jeune femme blonde fut-elle sublime, et même très profondémment blessée.

Ecrit par : olenine | 14/10/2006

Un petit commentaire en passant à propos de Ph V. J'ai lu tous ses livres, je peux donc parler en connaissance de cause. Mon préféré reste le premier que j'ai lu, Le Renoncement. Paris l'après-midi n'est pas son meilleur livre du point de du contenu - j'ignorais cette histoire de top modèle mais il me semblait évidente en tout cas que l'auteur racontait son expérience. Ce qu'il faut dire c'est PH V par rapport à un grand nombre de jeunes écrivains à un vrai style, classique certes - on peut penser à Benjamin Constant, notamment dans le Renoncement- mais travaillé, étudié et très fin. Il s'inscrit dans une tradition littéraire que j'aime beaucoup personnellement. Ce qui ne signifie pas qu'il n'est pas singulier. Quant à la technique de citer une phrase ou deux ridicules, elle est couramment employé par les critiques dans leurs articles incendiaires. Même chez Proust, Stendhal ou Benjamin Constant on trouverait des passages qui prêtetaient à la moquerie. Par rapport à d'autres livres bien moins intéressants - par exemple Angot-, je pense même que PH V n'a pas bénéficié d'une grande publicité et visibilité mais cela reste un autre débat d'où les éditeurs ne sont pas absents.
Pauline

Ecrit par : plehedelpauline | 06/11/2006

J'ai également lu tous les livres de Philippe V, je pense qu'il s'est certes amélioré dans son style d'écriture. Toujours est-il que mon préféré est " L'Eté à Dresde" où la légéreté des sentiments se heurtent au dénouement tragique. Ce qui m'a frappé dans ses romans c'est sa difficulté à exprimer réellement ce qu'il ressent alors qu'il se décrit comme un Dom Juan et est-il peut etre même un séducteur invétéré, mais cette nonchalence cache-t-elle une profonde blessure personnelle dont il voudrait ignorer et se dissumuler derrière ses écrits comme pour fuire l'inavouable en se construisant un monde d'écriture pour fuire le monde réel.
Il est vrai qu'il a l'air de faire partie des grands esprits de notre monde dans lequel il se sent peut etre prisonnier d'où la différence entre sa façon de séduire les femmes de façon à les collectionner et son personnage dans ses romans où il apparait comme un romantique.
En tout cas j'espère qu'il trouvera l'amour pour qu'un de ses romans ait un dénouement heureux.
Je lui souhaite bon courage.

Ecrit par : lucy | 27/11/2006

J'ai lu le dernier roman de Vilain qui est d'une très bonne qualité littéraire, comme d'habitude. Franchement, je lis beaucoup, et à côté de tout ce qui sort, sans être très original, c'est très bien écrit, c'est fin. Il a raté de peu le prix Décembre, il est évident que dans les années à venir il en aura un.
Sonia

Ecrit par : Sonia | 01/12/2006

Jérôme, est-ce que le beau Philippe V. vous aurait volé votre amie (celle qui vous a offert le livre... se méfier des femmes!!). Vous avez tant de mauvaise foi ou de mauvais goût !!! Et Vilain est non seulement beau garçon et il est talentueux...

Ecrit par : Kathia | 03/01/2007

> kathia : je m'étais promis de ne plus répondre aux commentaires sur la note d'août 2006 relative à ce roman, mais le vôtre est tellement risible (involontairement) !

Je redis, une fois encore, que j'ai eu ce bouquin par une collègue de mon épouse ; que je me suis profondément ennuyé à sa lecture ; que c'est mon avis de lecteur. Je me fiche comme d'une guigne de savoir si Ph. Vilain est "beau garçon" (depuis quand est-ce une qualité littéraire ? ah si, depuis Florian Zeller...). Il a certainement assez de talent pour être édité et je veux bien croire qu'il s'améliore de livre en livre.

Donc, lisez-moi bien : je n'ai pas aimé ce roman, qui m'a prodigieusement ennuyé. Point. Pas de secret, pas de traumatisme personnel, pas de névrose anti-Vilain. Juste ceci : je n'ai pas aimé, j'ai trouvé l'ouvrage creux et vide.

La mauvaise foi ? Défendre une opinion personnelle, c'est de la mauvaise foi ? Alors soit. Après tout, il n'est pire sot que celui qui ne veut entendre.

Quant au mauvais goût, c'est comme : "le problème avec la morale, c'est que c'est toujours celle des autres".

Ecrit par : Jerome | 03/01/2007

N'empêche n'empêche une femme qui offre un roman sur l'adultère à son ami... à votre place, je me méfierais de la subtilité des femmes et je vous conseillerais de relire ce roman qui comprend avec tant d'intelligence la sensibilité féminine... Vide ce roman ? Pas si sûr ! L'adultère comme remède à l'amour conjugal et la morale finale sur l'idéalisme amoureux préférable à la possession matérialiste..., et l'analyse précise des sentiments complexes..., non, décidément, pas si sûr ! Relisez, ça vous aidera sûrement à comprendre le geste de votre amie...

Ecrit par : Kathia | 04/01/2007

> Kathia :
"une femme qui offre ce roman" - faux : ce livre ne m'a pas été offert; il lui a été prêté, et il a été rendu à la personne qui le faisait circuler dans son entourage avant publication. Au fait, si j'offre "le crime était presque parfait" ou "jack l'éventreur" à mon épouse, faudra-t-elle qu'elle s'inquiète ?

"l'adultère comme remède à l'amour conjugal" et "l'idéalisme amoureux préférable à la possession matérialiste" - ciel ! la fin'amor fait encore des ravages... Plus sérieusement, pourquoi opposer les deux ? l'amour conjugal qui se fâne, s'étiole, exige "remède" : trop facile, ça permet de s'éxonérer de ne pas avoir été capable de l'entretenir. Ou de décider de rompre.
et puis qu'est-ce que c'est que cette notion de "possession matérialiste" dans un couple ? Pouvez-vous dire que vous "possédez" votre conjoint ?! Pas moi.

En revanche, cet "idéalisme amoureux" est pour moi la posture de ceux qui ont si peur d'aimer qu'ils préfèrent sacrifier la réalité d'un amour possible à une idéalisation mortifère. "Plutôt son image qu'elle, au moins je ne serais pas en dager d'avoir mal." Ou comment surtout NE PAS rencontrer l'autre dans sa réalité... J'appelle cela, s'interdire d'agir et de vivre : la plus insigne lâcheté.

"comprendre le geste de votre amie" - seriez-vous celle-là qui offrit ce livre à celui qui devait y lire un message ?

Freud : "Quelquefois un cigare est juste un cigare."
Tout n'est pas toujours signifiant.

PS : Elle a lu votre commentaire, et ajoute que "la 4ème de couverture faisait envie, et faisait quelques échos à nous, mais ce livre est tellement chiant (sic) que je n'ai pas été au-delà du premier chapitre".

Ecrit par : Jerome | 04/01/2007

Un autre mot en passant, j'ai lu avec un certain intérêt le suite de la discussion sur le dernier roman de Philippe Vilain. Je prends la défense de Jérôme : après tout, il a le droit d'avoir été insensible à ce livre, peut-être même à la prose de Philippe Vilain en général. Certes, lorsqu'on a aimé un livre ( en dehors de toute considération sur le physique ou les relations personnelles qu'on a pu avoir avec l'auteur) il est toujours désagréable de lire des commentaires contre, on le prend aussi un peu pour soi. Mais après tout, la littérature est affaire de subjectivité. L'art en général d'ailleurs.
Je conseille tout de même à jérôme d'aller à Turin, s'il ne connaît pas, c'est une ville très belle, mal connue, mystérieuse.

Ecrit par : pauline | 08/02/2007

Bon, je ne peux pas m'empêcher d'intervenir même si cette discussion semble close car j'ai aussi perdu du temps et de l'argent avec cet opus (heureusement, l'ayant acheté d'occasion, je n'ai pas contribué à augmenter le chiffre de ses ventes). Je crois que le seul bouquin aussi mauvais que j'ai lu cette année, c'est Vacances en Botnie de Patrick Besson, conseillé par une bibliothécaire mal inspirée, mais qui avait le mérite d'être plus court.

Je me suis intérssé à Philippe Vilain car je suis un grand admirateur de l'oeuvre d'Annie Ernaux. Je reste persuadé que sans cette rencontre, il n'aurait jamais été publié.


Paris l'après-midi m'est tombé des mains. La trame narrative (puisque qu'il faut employer le jargon universitaire pour être pris au sérieux par certains de ses défenseurs) est d'une pauvreté affligeante. Comme vous l'avez si bien dit, Jérôme, ce roman ne fait qu'alterner des poncifs navrants (sur l'amour, les Italiens, les homosexuels...) et la vantardises de l'auteur (qui d'ailleurs ressent le besoin, sans doute pour se convaincre lui-même, de rappeler toutes les quatre pages qu'il est écrivain).

Name dropping, passons. Ce qui m'a le plus amusé, c'est quand il tente de parer à toute critique de de ses productions en précisant (p. 61-62) qu'il ne prendrait en compte que celles venant des "grands écrivains que nous [sic, le roi dit ?] admirons". Donc il n'écrit pas pour les lecteurs lambda. Tant mieux, à l'avenir, sa lecture leur sera épargnée.

Effectivement, M. Vilain est universitaire, cela se sent : langue techniquement impeccable, mais style terriblement plat ; étalage systématique de son immense culture littéraire (on apprend donc qu'il a lu Sartre et Proust ; roulements de tambour...) S'il suffisait d'être universitaire pour faire de bons romans, ça se saurait depuis longtemps...

Le clou reste sans doute l'envolée où justement il essaye de faire du Proust (p. 136-137). Grotesque.

Bref, une daube prétentieuse de plus.

Pour les inconditionnels, je conseille "Défense de Narcisse" (faute avouée mais pas pardonnée...) qui se résume à un règlement de comptes des plus goujats avec Annie Ernaux suivie d'une compile de disserations niveau deuxième année de licence de lettres.


Signé : un grand lecteur qui a l'outrecuidance de penser qu'on peut ne pas avoir l'ambition d'écrire et être tout de même agacé par les très mauvais livres.

Ecrit par : Adrien | 14/08/2007

> Pauline : merci pour la recommendation sur Turin, je la garde en mémoire.

> Adrien : je n'imaginais pas que cette note vivrait encore plus d'un an après sa commission... :-) Merci de votre commentaire.

Ecrit par : Jerome | 14/08/2007

Je crois que Ph V plaît finalement plus aux lectrices qu'aux lecteurs. Autre chose, on peut être l'amant, la maîtresse d'un écrivain ce n'est pas pour autant que c'est plus simple d'être publié.....

Ecrit par : pauline | 28/09/2007

Tant de haine et de mauvaise foi Adrien !!!! Allons allons, on sent poindre la frustration du mec qui n'arrive pas à publier et qui se croit incompris !!!!!!!!!!!!!!!!!! un petit lecteur de mauvaise foi !!!!!! Vous prêtez tellement de défauts à Vilain que personne ne va vous croire !!! Si Vilain n'avait aucun talent on l'aurait congédié depuis longtemps, et puis et puis Gallimard puis Grasset ne l'auraient pas publié... Allons allons vous vous égarez!!! Envie, jalousie ! Vous ne savez pas qu'il faut aussi du talent pour écrire comme il le fait, et beaucoup de charme pour plaire autant aux filles... Avez-vous fait mieux ???? Laure

Ecrit par : Laure | 22/10/2007

On voit que le pauvre Adrien aime trop Annie Ernaux (ça rend aveugle) pour être objectif :

quand il reproche la simplicité de la structure à Vilain, il oublie de mentionner que celle de Passion simple de la dame des Lettres est élémentaire (ce qui n'est pas un défaut) ;

quand il parle du réglement de compte de Narcisse (qui est une subtile analyse des rapports intertextuels), il oublie encore de dire que la même Dame l'avait assassiné dans un réglement de comptes avant l'heure dans L'Occupation et aussi qu'elle avait tiré la première dans un article où elle l'appelait Philippe V.
Bon, j'en passe, encore. Adrien est de mauvaise foi et il doit aussi s'ennuyer drôlement pour se donner la peine d'écrire un mail le 15 août, au milieu de l'été, un an après le crime, et il a une haine féroce aussi. Au fond il doit bien savoir que quand on se donne tant de mal pour dire du mal c'est qu'on estime que le livre n'est pas si mauvais que ça, c'est que ça nous gêne (pourquoi?) sinon ça nous inspirerait de la pitié ou quelque chose comme ça. Non ????
Cédric

Ecrit par : Cédric Gerson | 28/10/2007

Bonjour à tous ! Je suis étudiante en lettres modernes, et personnellement, je suis d'accord avec Adrien pour dire que les romans de Vilain sont élitistes. Son style et l'analyse des sentiments sont raffinés, poétiques. A aucun moment on rejoint la vulgarité des romans d'Angot ou le cul-cul de Claudel, l'autre Philippe, qui pour le coup, écrit lui pour plaire à tout le monde. Je dirais que Vilain n'écrit pas pour plaire mais pour déplaire. Il a le cynisme des bons écrivains, ceux qui ne concèdent rien à rien personne. C'est pour ça qu'il ne pourra jamais plaire qu'aux happy fews, et non aux lambdas. Sauf que sa façon d'être élitiste n'est vraiment pas un défaut ! C'est une façon élégante de se démarquer !! Vilain est le Gainsbourg dandy de la jeune littérature française.
Claire

Ecrit par : Claire | 08/12/2007

100 pourcent d'accord avec vous Jerome. Quand c'est d'la marde faut l'dire/

Ecrit par : Victorine | 21/01/2008

Bon moi, je vais faire ma fille, mais dans la délicatesse, pas comme ma "camarade de buz" Victorine, pour dire que j'ai vu le Vilain à télé dans l'émission de Tadéi "Ce soir ou jamais". Eh bien, sur le coup, j'ai cru que c'était Marc Lévy. Pas Gainsbourg, non ! Vilain, on dirait que c'est le sosie de Lévy, en plus jeune : gueule aimable de baroudeur urbain sympa. Il me plaît bien. Je préfère quand même le jeune au vieux, même en ce qui concerne leur livre... Que dirait ma pauvre camarade Victorine si elle avait lu Lévy ? Il faudrait qu'elle invente des qualificatifs.

Ecrit par : Audrey Poinsignon | 22/04/2008

> Audrey : même en étant de la plus parfaite mauvaise foi (ce que l'on me reproche plus haut) et de la plus insigne agressivité, je n'aurais pas pensé au rapprochement avec Marc Lévy :-)

Ecrit par : Jerome | 22/04/2008

C'est amusant, cette discussion sur Ph Vilain va se prolonger jusqu'à la sortie de son prochain roman... Mais je ne sais pas si Jérôme sera tenté de le lire (peut-être quelqu'un le lui prêtera-t-il...)

Ecrit par : pauline | 30/04/2008

Je ne sais pas pour vous mais je m'étonne beaucoup que toute cette empoignade se soit arrêtée comme ça. On reste sur notre faim de reproches vaseux, de critiques à la petite semaine ! Parce que depuis Paris l'après-midi, le Vilain a tout simplement écrit un petit chef d'oeuvre qui a mis tout le monde d'accord et à fait taire les critiques. Faux-père est magnifique. Du classique exigeant, profond, stylé, intelligent. Le meilleur roman de l'auteur salué, entre autres, par un portrait dans Le Monde des livres. Ca valait bien ça, et sûrement un peu plus ! Laurence

Ecrit par : Laurence | 17/01/2009

Dire que votre Vilain Mr Jérôme a obtenu, en écrivant Paris l'après-midi, un "mauvais livre", dites-vous, un prix de l'Académie Française et dire qu'en écrivant un excellent livre il n'a rien obtenu ! Donc, c'est à ne rien y comprendre !

Ecrit par : Lucie | 21/03/2009

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