04/08/2006
A NE PAS lire : Paris l'après-midi, Philippe Vilain
[Edit du 16/08, à la suite des longs échanges avec Alexandra en commentaire : je ne suis pas critique, juste lecteur. A prendre donc avec le recul nécessaire.]
Que dire... J'ai terminé le livre en lisant trois phrases par page.
Donc un "jeunécrivain trentenaire parisien vivant dans un studio quartier St-Michel" rencontre une femme forcément belle, forcément étrangère, forcément mariée, d'abord inaccessible. Visite aux Beaux-Arts, cafés, sms, téléphones. Le moment "j'y vais, j'y vais pas" du premier baiser, digne d'Hélène et les garçons.
Ils deviennent amants, il s'entiche d'elle, elle le quitte, il en souuuuffre, devient Mr Seductor à la recherche de "nouvelles victimes" (sic !), se jure de ne plus jamais aimer puisque ça fait si maaaal, s'en va en Italie, flirte avec une italienne - dingue, ils font même l'amour sans précaution, une fois -, rentre.
L'ex-amante l'appelle d'une maison de repos, il y va, ciel, ils n'ont plus rien à se dire. Fin du bouquin.
Pourquoi n'est-ce pas un "collection Harlequin" ? Probablement parce que ça ne se termine pas en happy end.
Le style alterne les platitudes les plus éculées et les clichés les plus entendus (à moins que ce ne soit l'inverse), et y ajoute des sentences définitives dont le seul bienfait est le rire qu'elles déclenchent chez le lecteur.
Exemple dès la premier phrase : "Je trompe mon mari pour pouvoir mieux l'aimer", me disait-elle avec le plus grand sérieux.
La "meilleure" au titre de l'éclat de rire : depuis l'enfance, je portais le désespoir à merveille.
Le pire : chaque chapitre, ou presque, se conclut par une "morale" digne des plus belles heures de Biba ou Jeune et jolie : "[...]être heureux, c'est avoir une dette envers ceux qui ne le sont pas." "Faut-il toujours que le bonheur se paie d'une injustice : le bien que je lui faisais compensait tout le mal que je faisais à son mari". "Nos plus grands crimes, pensai-je, nous ne les commettons pas contre les hommes, mais contre notre passé."
Ajouté à cela l'admiration que se voue à lui-même l'auteur (et réciproquement), l'indispensable name-dropping (Duras, Claudia Cardinale) qui ne sert à rien dans l'intrigue, les pseudo profondes analyses sur le non-sens de la vie et l'impossibilité d'aimer, et vous obtenez un objet livresque hélas trop identifié : le navet germanopratin, 100% truelle.
Que de temps perdu...
PS : l'auteur n'en est pas à son coup d'essai, visiblement.
19:25 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (54) | Envoyer cette note









Commentaires
Trucculente critique... bien plus agréable à lire que le bouquin lui-même visiblement.
Enfin, je constate que tu as eu le courage de le lire jusqu'au bout (même à coup de trois phrases par page), félicitation ! ;-)
Ecrit par : Serge et JP | 05/08/2006
Jérôme, Je viens de tomber par hasard sur votre blog que j'ai beaucoup apprécié. En fait, je recherchais les premières critiques sur le roman de P Vilain dont on parle déjà dans le petit milieu. Et je n'ai pas été déçue par votre critique. Vous avez mille fois raison de dire que c'est germanopratin et assez élitiste, même si après tout ce n'est pas une remarque très littéraire... Pour avoir fréquenté un temps le fameux PV et bien connaître les dessous de son roman people, vous ne pouvez pas savoir à quel point vous visez juste car la Flore Jensen du roman est en réalité un mannequin mariée assez connue dans le show-bizz, non pas belle mais sublime (Flore est le nom du café de leur rencontre!!!!). IL s'agit donc d'un roman à clefs, et le name-dropping que vous lui reprochez est en fait un élément très subtile de compréhension pour le lecteur averti. Il a au moins la décence de bien la masquer. Là où je ne vous rejoins pas du tout c'est sur la qualité de l'écriture classique qui le démarque netttement des écrivains de sa génération. Il ne cède pas à la mode d'une écriture facile et il y a chez lui une grande exigence d'écriture au contraire, un style et un univers personnels immédiatement identifiables. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que beaucoup d'écrivains reconnus reconnaissent son talent et que les facultés l'invitent très souvent. Il est même l'objet de plusieurs études universitaires en cours (car il théorise très bien ses textes). Je vous trouve donc injuste de sortir cette mauvaise critique sur L'étreinte, son premier roman de jeunesse, qui a obtenu de très bons articles dans les meilleurs quotidiens, celui du matricule, journal mineur, est sans importance. Même si vous avez visiblement beaucoup de griefs contre lui (comme moi du reste, pour d'autres raisons) il faut lui reconnaître un vrai talent d'écrivain, lisez La dernière année (livre sur son père et les milieux défavorisés), et l es admirables Renoncement et L'été à Dresde, salués par tous. Votre critique est donc un peu facile et on se demande ce que cache votre acharnement. C'est certes un peu branché et un peu narcissique, mais ça n'enlève rien, et puis, entre nous, Jérome, créer un blog pour faire part de ses observations ou lectures, n'est-ce pas plus narcissique que faire oeuvre littéraire???? Je vous encourage tout de même à continuer et je vais vous lire. A Bientôt. Alexandra
Ecrit par : Alexandra | 12/08/2006
> Alexandra : merci de votre passage et de votre commentaire.
En préambule, je ne suis certainement ni critique littéraire ni écrivain. Ce blog est le réceptacle de mes émotions, réflexions, étonnements et aussi de mes coups de sang. En tant que tel il ne vise à aucune "parole autorisée" mais uniquement à un partage. Il est aussi, comme ici, le début de conversations, ce qui en rend l'exercice moins autocentré que l'on pourrait l'imaginer.
En ce qui concerne le prénom de Flore, merci de confirmer ce qui me paraissait totalement transparent. Pour Claudia Cardinale ou Duras, que l'auteur s'amuse à passer des messages codés à ses amis, peu me chaut - il doit d'ailleurs y en avoir beaucoup dans d'autres romans que je lis, sans que je m'en aperçoive. Qu'au moins, cela ne se fasse pas au détriment du lecteur, qui se retrouve bouche bée : "Mais qu'est-ce que ça vient faire là ?". Toutes proportions gardées, et dans le cas de ce roman, cela m'a fait le même effet qu'une coupure pub au milieu d'un film...
Là où nous avons un désaccord, c'est sur notre opinion de l'écriture de Ph. Vilain. J'ai l'habitude de lire plusieurs livres en parallèle, et de peu lire "les écrivains de sa génération" : Gavalda m'ennuie dès la première page, le bellître à la tignasse l'Oréal aussi, Angot m'emmerde prodigieusement. Ma seule faiblesse serait le Beigbeder de 99 Francs ou Windows on the world, ou, sous réserve, car je viens de découvrir son blog (qui m'a donné envie de tenter de lire ses romans), Houellebecq. Les écrivains que je lis sont plus "classiques". D'où peut-être ce décalage perçu entre le style de Vilain et ceux de Bouvier, Bukowski, Chateaubriand, Artaud, voire Butor.
Je maintiens que je n'ai absolument pas été sensible à la "qualité d'écriture" de Vilain. Au-delà du contenu (creux), son style m'est apparu comme plat et terne : je n'ai pas entendu de "musique" qui sonne clair à mon oreille.
Que Ph. Vilain soit invité par des facultés, tant mieux pour lui. Cela n'ôte ni n'ajoute rien à ma perception de sa qualité d'écriture dans ce roman. Peut-être a-t-il moins réussi ce livre-là que d'autres ? Je n'en sais rien, n'ayant pas lu les autres.
Je reconnais que lier la critique du matricule était un effet facile... mais je n'ai trouvé sur le web que cette critique à confronter à mon impression négative.
Acharnement ? Non, aucun. Je ne connais pas Ph. Vilain, j'ai lu son livre totalement par hasard. J'ai été très déçu et finalement très agacé. D'où la note, rédigée d'un seul trait et sans recul. Si demain, je lisais un autre livre de lui qui m'emballe, je suis tout autant capable d'en faire un panégyrique.
Branché ? Je ne suis pas certain que ce qualificatif serait le premier à venir à l'idée de mes amis. :-)
Narcissique ? Totalement, revendiqué et assumé à 100%. Cf. la première note de ce blog, en juin 2004. Et tellement narcissique que je n'éprouve pas le besoin de me comparer à ceux qui font oeuvre de création : je ne vis pas le blog comme une frustration, mais comme la transcription partagée (ce mot est important) de mes émerveillements. Je n'ai aucun objectif "d'oeuvre littéraire" ou autre.
Merci de vos encouragements et de vos prochains passages.
A bientôt.
Jérôme
Ecrit par : Jerome | 12/08/2006
Jerome, J'apprécie votre sens du dialogue et votre ouverture. C'est raffraichissant de pouvoir débattre de littérature, d'exposer des opinions divergentes. Justement. Je ne vous comprends pas lorsque vous évoquez un "contenu creux". Vous n'avez pas besoin d'avoir l'honnêteté de dire que votre position ne fait pas autorité (mais dans ce cas pourquoi s'autoriser à formuler des critiques aussi méchantes alors que le roman est encore hors-commerce ????bizarre, non ???) pour qu'on s'en aperçoive rapidement, à la superficialité de votre jugement. Vous paraissez méconnaître totalement le roman d'analyse où l'amour y fait l'objet d'un traitement apparemment superficiel. Ce n'est pas Paris l'après-midi que vous critiquez mais un courant littéraire dont vous êtes visiblement assez ignorant. Nul doute que vous prendriez certains dialogues de Marivaux pour ceux d'un vulgaire sitcom ou d'un magazine. Il est toujours facile de ressortir des phrases de leur contexte, on peut le faire de tous les livres avec mauvaise foi. Lisez Chamfort ou La Rochefoucauld et vous verrez que vous en trouverez aussi. Comprenez que l'attitude distante, parfois moralisante, est ici un parti-pris esthétique du narrateur qui tient à se maintenir à distance de sa déception amoureuse et à rendre généraux des sentiments très personnels. Paris l'après-midi ausculte la passion masculine, fait rare dans la littérature masculine souvent plus prompte à évoquer ses réussites...
Il y a tant de beaux passages, pourquoi ne pas les choisir en exemple : "Ces possibles aventures me blasaient d'avance parce que leur déroulement m'était m'était prévisible, et que je les évaluais toujours en regard de ma liaison passée. Je savais dès lors que mon proche avenir, pareil aux fois où Flore m'annonçait à peine arrivée qu'elle ne pourrait pas rester très longtemps avec moi, qu'elle avait "beaucoup à faire", pareil à ces jours de soleil qu'une mauvaise prévision suffit déjà à nous rendre pluvieux, à nous gâcher en partie, je savais bien, oui, que mon proche avenir serait gâché d'avance, endeuillé désormais par le doute qu'une nouvelle aventure ne serait jamais plus intense, qu'aucun bonheur ne serait supérieur à celui que j'avais connu par moments avec Flore ; je savais déjà qu'il me serait difficile de rencontrer d'autres femmes sans voir à travers elles le spectre de Flore, les gestes qu'elle avait l'habitude de faire, sans entendre les mots qu'elle avait l'habitude de dire, sans chercher partout en ces femmes les signes que ma folie voulait à toute force y trouver".
Si cela n'est pas de la littérature, alors j'arrête de lire !!! Son phrasé est admirable de simplicité. Je ne suis pas du tout certaine que vos écrivains écrivent mieux. Houellebecq n'a aucun style et la preuve c'est que sur son site il recommande même Vilain... Pardonnez mon emportement d'agrégée mais ça me choque toujours de lire de telles injustices et de nuire aux gens qui ont du talent et font leur métier avec une grande authenticité. Cultivez-vous un peu bon sang si vous voulez arrêter de tomber dans les clichés d'une critique de camping, (saviez-vous que Proust utilisait le name dropping avec par exemple les manteau de Fortuny..., Zola dans Au bonheur des dames, etc...), branchée, qui au final ne fait que reprocher aux écrivains ce qu'elle est. Vous me dissuadez de plus en plus de vous lire.
Alexandra
Ecrit par : Alexandra | 13/08/2006
> Alexandra : je crois que nous dialoguons depuis deux sphères différentes et incompatibles.
Si je comprend bien, vous lisez Ph. Vilain en tant que représentant du "roman d'analyse". Votre approche est littéraire, au sens quasi-scientifique du terme, celui de l'agrégation, comme vous le citez.
Pour moi, je suis tombé sur ce livre par hasard absolu (prêté par un collègue de ma fiancée dont la petite amie travaille dans l'édition). Par curiosité, je l'ai ouvert et lu. Par entêtement, j'ai voulu aller jusqu'au bout (il n'y a que deux livres qui me soient tombés des mains au sens littéral : Le monde selon Garp et La perte de l'image). Par emportement, j'ai écrit cette note qui vous chagrine tant.
Voyez-vous la différence ? Mon approche est purement émotionnelle et instinctive.
Exemple : votre dernier commentaire me permet de préciser mon avis sur ce livre. Par choix personnel(s), je suis allergique à la posture narcissique du "de toute façon, ça ne marchera jamais", à l'aquoibonisme de l'immobilisme et à la résignation confortable, alangui sur une banquette du café de Flore. (Un psy dirait que c'est probablement une partie de mon histoire qui se rejoue ou se dénoue là. Peu importe.) Cette posture aussi m'a agacé dans ce livre.
Je revendique la totale subjectivité de ma "critique de camping branchée" : je ne suis pas un spécialiste, et ne souhaite pas en devenir un. Je fais part ici de ce qui me plaît et me déplaît. Ai-je l'outrecuidance de penser que cette note pourrait avoir un impact sur les ventes de Ph. Vilain ? Certainement pas. Je ne me vois ni en censeur, ni en oracle, ni en spécialiste de la littérature contemporaine. Juste en lecteur. (pour info, deux autres collègues de ma fiancée l'ont lu, et ont eu le même avis que moi : nous devons probablement faire partie d'une secte anti-roman d'analyse)
Quand au name-dropping, je vous renvoie à ma précédente réponse : "Pour Claudia Cardinale ou Duras, que l'auteur s'amuse à passer des messages codés à ses amis, peu me chaut - il doit d'ailleurs y en avoir beaucoup dans d'autres romans que je lis, sans que je m'en aperçoive." Ai-je eu moins de plaisir à lire Proust à cause de cela ? Non. Ai-je été, on va dire... surpris de le voir dans celui de Vilain ? Oui. C'est peut-être la différence.
Vilain est-il important pour la littérature contemporaine ? Je n'en sais rien, et m'en fiche prodigieusement.
Ce livre m'a-t-il plu ? Non.
Cela signifie-t-il que tous ses livres me déplairont ? Je n'en sais rien. Ceux que vous citiez, et ce que vous en disiez, m'inclinait à retenter l'expérience.
Le jugé-je au regard d'une "honnêteté" ou d'une "authenticité" d'écrivain ? Absolument pas.
Je fait part de mes impressions, en toute subjectivité.
Autrement dit : je blogue.
Ecrit par : Jerome | 13/08/2006
Bon, je n'ai pas lu le bouquin et je me mêle de ce qui ne me regarde pas, c'est la magie du blog :D
Mais je n'ai pu m'empêcher de gentiment sourire à l'équation invité-dans-les-facs + encensé-par-la-critique = c'est forcément bien. Un bon technicien ne fait pas forcément un artiste sachant jouer avec les émotions / surprendre / fasciner / provoquer / [insérez ici ce que vous attendez d'une lecture].
Just my 2 cents...
Ecrit par : Lizou | 14/08/2006
Jerome. Finalement, je suis comme vous, je réagis vivement à ce qui me paraît être l'injustice ou l'imposture, appelez ça comme vous le voulez. Je comprends bien le plaisir de bloguer, quand bien même je ne le partage pas. Mais ce plaisir ne justifie pas tout et il n'est sûrement pas une raison suffisante pour s'autoriser à dire n'importe quoi, surtout lorsque l'on sait qu'on sera lu par beaucoup d'internautes et lorsque l'on fait l'aveu de ne pas s'y connaître (un bon technicien ne fait certes pas un artiste, mais sans technique il ne peut pas y avoir d'artiste mais des artisans de l'écriture qui pratiquent leur métier avec les moyens du bords... Et puis, il ne s'agit pas d'être artiste, mais écrivain, ça suppose d'avoir beaucoup lu et d'avoir une vision de la littérature, de réfléchir sur l'écriture). Eu égard au travail d'un auteur, c'est malhonnête de le condamner sur des approximations faciles (vous déformez même la première phrase de son livre en la citant : il faut lire "Je trompe mon mari pour mieux l'aimer" et non "Je trompe mon mari pour pouvoir mieux l'aimer" ; un mot disparait et la musique est différente chez un écrivain, la première phrase est légère, l'autre lourde...). On peut se permettre des critiques endiablées et injustes entre amis, au camping, autour d'un apéro, mais pas quand on sera lu. Un blog impose quelques responsabilités tout de même, non ? Et puis, les internautes attendent aussi des commentaires intelligents, il ne faut pas non plus les prendre pour des moutons... On a le droit de qualifier un roman, un film, de "navet germanopratin" mais alors il faut le faire en pleine possession de la culture littéraire de son temps, pas sur deux ou trois lectures, et en plus il faut le faire sur des critères exclusivement esthétiques, pas sur des humeurs du moment. Un roman est littéraire, il doit être jugé comme tel, avec des arguments littéraires, pas avec les fourchettes et les couteaux sortis de la glacière des vacanciers. On ne s'improvise pas critique, c'est un métier. Il faut avoir l'humilité de ce qu'on ne connaît pas. Pour résumer, Paris l'après-midi n'est ni le chef d'oeuvre de l'année ni le navet que vous décrivez, c'est juste un roman de très bonne qualité (avec quelques défauts comme un certain dandysme germanopratin, c'est vrai, mais il vaut mieux un bon texte de cet arrondissement qu'un mauvais provenant de n'importe où) qui fait maintenant partie d'une oeuvre intéressante à défaut d'être encore importante. Vous verrez si vous avez la curiosité de lire d'autres livres de la rentrée que c'est assez rare pour être souligné et défendu. J'attends donc vraiment de lire vos autres critiques. A très bientôt... Alexandra
Ecrit par : Alexandra | 15/08/2006
> Alexandra : nos approches sont décidemment irréconciliables :-) (d'où l'intérêt du dialogue, d'ailleurs).
Du blog : la seule limite au blog est le respect de la loi. Je pourrais faire un blog de la plus parfaite mauvaise foi qu'il n'en serait pas moins un blog. La seule responsabilité (outre le respect de la loi) que je m'impose est de ne pas mentir - c'est MON approche du blog, d'autres feraient autrement. Elle n'est pas toujours évidente, quand je suis face au choix entre écrire ce que je pense/ressens et être attentif aux "dégâts collatéraux", sur ma famille et mes amis par exemple. Je ne revendique pas l'objectivité, au contraire.
Des lecteurs du blog : "beaucoup d'internautes", vous me flattez :-)
De l'aveu de ne pas s'y connaître : devez-vous suivre des études d'oenologie pour goûter un vin, un cursus de pâtisserie pour apprécier un macaron, un diplôme d'ingénierie pour estimer un véhicule, une formation en cinéma pour aimer un film ? OPINION n'est pas CRITIQUE, même si une opinion peut être critique.
De l'écrivain qui a "une vision de la littérature" et qui doit "réflechir sur l'écriture" : cela vaut pour Joyce, au hasard. Pour autant, faut-il être familier de la pensée de Joyce pour lire et apprécier Ulysse ?
De la déformation de la première phrase : exact, et totalement involontaire. Merci de l'avoir signalé :-)
De l'intelligence des internautes : justement, s'ils sont intelligents, ils seront capables de séparer l'opinion de la critique et de se forger leur propre avis, non ? ;-)
De la "pleine possession de la culture littéraire de son temps" : cf l'aveu de ne pas s'y connaître
De l'improvisation en tant que critique : ben justement, je ne suis pas (et ne veux pas être) un critique. Mais je revendique le droit à être critique ou polémique. :-)
De l'humilité de ce qu'on ne connaît pas : tout à fait exact, quand il s'agit d'avoir une approche objective et neutre. Ce qui n'est pas le cas d'un "journal extime" comme ce blog.
De St-Germain-des-Prés : "il vaut mieux un bon texte de cet arrondissement qu'un mauvais provenant de n'importe où"... allons, vous savez bien que cela n'est pas un argument puisqu'il est réversible : un bon texte de n'importe où vaut mieux qu'un mauvais de cet arrondissement...
De Rendez-vous manqué, "roman de très bonne qualité" : au regard de vos critères littéraires, peut-être. De mon point de vue de lecteur et de mon plaisir à le lire, non. C'est justement cet écart qui est à l'origine de nos échanges et qui m'interroge sur "qu'est-ce qu'un bon roman ?"...
Une fois encore : comme pour les disques et films dont je parle ici, il ne s'agit pas de critique, mais d'opinion. Personnelle, subjective, parfois polémique, mais toujours, j'espère, de bonne foi.
PS : mais qu'avez-vous donc contre le camping ??!! ;-)
PS2, plus tard : notre discussion me fait penser à de longs échanges que j'ai eus avec ma soeur, pendant ses études d'art. Même si je suis d'accord pour dire que l'on peut ENCORE PLUS apprécier un tableau de Pollock en connaissant son parcours, sa théorie, cela ne veut pas dire que l'on ne peut pas ne pas être immédiatement captivé ou révulsé par une de ses toiles. Plus polémique : "déjeuner chez les Rotschild", une oeuvre où l'artiste a collé et siliconé les restes (physiques, organiques) d'un pique-nique... Même si je peux comprendre qu'il y a une démarche artistique, je suis désolé, mais ça m'insupporte prodigieusement. Donc mon opinion sera : "que de temps perdu". Par conséquent, mon opinion personnelle n'est pas un avis de critique.
Ecrit par : Jerome | 15/08/2006
j'ai lu votre critique sur PV et je la trouve scandaleuse.
comme le dit si bien Alexandra, c'est un acharnement qui cache une certaine jalousie et rancoeur envers les jeunes artistes : écrivains ou autres... J'ai lu Paris l'après midi et je trouve que PV s'est surpassé dans sa littérature. On sent
l'évolution littéraire de cet écrivain. Quel talent!!!
Bravo Alexandra pour votre argumentation mais jérome fait un blocage.
Ecrit par : buisson | 16/08/2006
> buisson : que mon opinion vous déplaise est votre droit. Que vous aimiez ce roman, votre opinion. Que l'auteur évolue de livre en livre, c'est bien pour lui : je n'en ai aucune idée, n'ayant lu que Paris l'après-midi. S'il s'est, ce que j'accepte volontiers, "surpassé dans sa littérature", alors c'est que sa littérature me laisse insensible. Pouvez-vous admettre que certaines oeuvres n'intéressent pas une partie des lecteurs ?
Que vous vous persuadiez que je n'ai qu' "acharnement", "jalousie et rancoeur" vis-à-vis de Ph. Vilain, c'est votre problème.
Contrairement à vous, je ne me hasarderais pas à une interprétation psychologique "de camping", basée sur quelques phrases : Alexandra me reprocherait de ne pas avoir étudié tout le champ de la psychologie humaine avant d'émettre une opinion/critique. :-)
(>Alexandra : je plaisante !)
Plutôt que de me juger à l'emporte-pièce (ce que, ironiquement, l'on me reproche de faire dans la note en haut de page...), soyez constructive : au "scandaleux" comminatoire, expliquez-moi ce qu'il y a à retirer de ce roman qui m'a profondément ennuyé, dans la forme comme dans le fond.
Ecrit par : Jerome | 16/08/2006
Jérôme: concernant ton PS2, j'ai pensé exactement la même chose :) C'est justement parce que "j'en suis revenue" qu'aujourd'hui cette attitude me fait sourire.
Ecrit par : Lizou | 17/08/2006
Intervenant juste comme ça, ce livre me faisait penser à "la salle de bains" de J.P. Toussaint (?) qui lui même me faisait penser (toute proportion gardée evidemment) à l'homme sans qualité tel que Musil à pu en décrire un...
Cela dit, il est vrai q'un "homme sans qualité" ne pourrait s'émaroucher d'une jeune femme blonde fut-elle sublime, et même très profondémment blessée.
Ecrit par : olenine | 14/10/2006
Un petit commentaire en passant à propos de Ph V. J'ai lu tous ses livres, je peux donc parler en connaissance de cause. Mon préféré reste le premier que j'ai lu, Le Renoncement. Paris l'après-midi n'est pas son meilleur livre du point de du contenu - j'ignorais cette histoire de top modèle mais il me semblait évidente en tout cas que l'auteur racontait son expérience. Ce qu'il faut dire c'est PH V par rapport à un grand nombre de jeunes écrivains à un vrai style, classique certes - on peut penser à Benjamin Constant, notamment dans le Renoncement- mais travaillé, étudié et très fin. Il s'inscrit dans une tradition littéraire que j'aime beaucoup personnellement. Ce qui ne signifie pas qu'il n'est pas singulier. Quant à la technique de citer une phrase ou deux ridicules, elle est couramment employé par les critiques dans leurs articles incendiaires. Même chez Proust, Stendhal ou Benjamin Constant on trouverait des passages qui prêtetaient à la moquerie. Par rapport à d'autres livres bien moins intéressants - par exemple Angot-, je pense même que PH V n'a pas bénéficié d'une grande publicité et visibilité mais cela reste un autre débat d'où les éditeurs ne sont pas absents.
Pauline
Ecrit par : plehedelpauline | 06/11/2006
J'ai également lu tous les livres de Philippe V, je pense qu'il s'est certes amélioré dans son style d'écriture. Toujours est-il que mon préféré est " L'Eté à Dresde" où la légéreté des sentiments se heurtent au dénouement tragique. Ce qui m'a frappé dans ses romans c'est sa difficulté à exprimer réellement ce qu'il ressent alors qu'il se décrit comme un Dom Juan et est-il peut etre même un séducteur invétéré, mais cette nonchalence cache-t-elle une profonde blessure personnelle dont il voudrait ignorer et se dissumuler derrière ses écrits comme pour fuire l'inavouable en se construisant un monde d'écriture pour fuire le monde réel.
Il est vrai qu'il a l'air de faire partie des grands esprits de notre monde dans lequel il se sent peut etre prisonnier d'où la différence entre sa façon de séduire les femmes de façon à les collectionner et son personnage dans ses romans où il apparait comme un romantique.
En tout cas j'espère qu'il trouvera l'amour pour qu'un de ses romans ait un dénouement heureux.
Je lui souhaite bon courage.
Ecrit par : lucy | 27/11/2006
J'ai lu le dernier roman de Vilain qui est d'une très bonne qualité littéraire, comme d'habitude. Franchement, je lis beaucoup, et à côté de tout ce qui sort, sans être très original, c'est très bien écrit, c'est fin. Il a raté de peu le prix Décembre, il est évident que dans les années à venir il en aura un.
Sonia
Ecrit par : Sonia | 01/12/2006
Jérôme, est-ce que le beau Philippe V. vous aurait volé votre amie (celle qui vous a offert le livre... se méfier des femmes!!). Vous avez tant de mauvaise foi ou de mauvais goût !!! Et Vilain est non seulement beau garçon et il est talentueux...
Ecrit par : Kathia | 03/01/2007
> kathia : je m'étais promis de ne plus répondre aux commentaires sur la note d'août 2006 relative à ce roman, mais le vôtre est tellement risible (involontairement) !
Je redis, une fois encore, que j'ai eu ce bouquin par une collègue de mon épouse ; que je me suis profondément ennuyé à sa lecture ; que c'est mon avis de lecteur. Je me fiche comme d'une guigne de savoir si Ph. Vilain est "beau garçon" (depuis quand est-ce une qualité littéraire ? ah si, depuis Florian Zeller...). Il a certainement assez de talent pour être édité et je veux bien croire qu'il s'améliore de livre en livre.
Donc, lisez-moi bien : je n'ai pas aimé ce roman, qui m'a prodigieusement ennuyé. Point. Pas de secret, pas de traumatisme personnel, pas de névrose anti-Vilain. Juste ceci : je n'ai pas aimé, j'ai trouvé l'ouvrage creux et vide.
La mauvaise foi ? Défendre une opinion personnelle, c'est de la mauvaise foi ? Alors soit. Après tout, il n'est pire sot que celui qui ne veut entendre.
Quant au mauvais goût, c'est comme : "le problème avec la morale, c'est que c'est toujours celle des autres".
Ecrit par : Jerome | 03/01/2007
N'empêche n'empêche une femme qui offre un roman sur l'adultère à son ami... à votre place, je me méfierais de la subtilité des femmes et je vous conseillerais de relire ce roman qui comprend avec tant d'intelligence la sensibilité féminine... Vide ce roman ? Pas si sûr ! L'adultère comme remède à l'amour conjugal et la morale finale sur l'idéalisme amoureux préférable à la possession matérialiste..., et l'analyse précise des sentiments complexes..., non, décidément, pas si sûr ! Relisez, ça vous aidera sûrement à comprendre le geste de votre amie...
Ecrit par : Kathia | 04/01/2007
> Kathia :
"une femme qui offre ce roman" - faux : ce livre ne m'a pas été offert; il lui a été prêté, et il a été rendu à la personne qui le faisait circuler dans son entourage avant publication. Au fait, si j'offre "le crime était presque parfait" ou "jack l'éventreur" à mon épouse, faudra-t-elle qu'elle s'inquiète ?
"l'adultère comme remède à l'amour conjugal" et "l'idéalisme amoureux préférable à la possession matérialiste" - ciel ! la fin'amor fait encore des ravages... Plus sérieusement, pourquoi opposer les deux ? l'amour conjugal qui se fâne, s'étiole, exige "remède" : trop facile, ça permet de s'éxonérer de ne pas avoir été capable de l'entretenir. Ou de décider de rompre.
et puis qu'est-ce que c'est que cette notion de "possession matérialiste" dans un couple ? Pouvez-vous dire que vous "possédez" votre conjoint ?! Pas moi.
En revanche, cet "idéalisme amoureux" est pour moi la posture de ceux qui ont si peur d'aimer qu'ils préfèrent sacrifier la réalité d'un amour possible à une idéalisation mortifère. "Plutôt son image qu'elle, au moins je ne serais pas en dager d'avoir mal." Ou comment surtout NE PAS rencontrer l'autre dans sa réalité... J'appelle cela, s'interdire d'agir et de vivre : la plus insigne lâcheté.
"comprendre le geste de votre amie" - seriez-vous celle-là qui offrit ce livre à celui qui devait y lire un message ?
Freud : "Quelquefois un cigare est juste un cigare."
Tout n'est pas toujours signifiant.
PS : Elle a lu votre commentaire, et ajoute que "la 4ème de couverture faisait envie, et faisait quelques échos à nous, mais ce livre est tellement chiant (sic) que je n'ai pas été au-delà du premier chapitre".
Ecrit par : Jerome | 04/01/2007
Un autre mot en passant, j'ai lu avec un certain intérêt le suite de la discussion sur le dernier roman de Philippe Vilain. Je prends la défense de Jérôme : après tout, il a le droit d'avoir été insensible à ce livre, peut-être même à la prose de Philippe Vilain en général. Certes, lorsqu'on a aimé un livre ( en dehors de toute considération sur le physique ou les relations personnelles qu'on a pu avoir avec l'auteur) il est toujours désagréable de lire des commentaires contre, on le prend aussi un peu pour soi. Mais après tout, la littérature est affaire de subjectivité. L'art en général d'ailleurs.
Je conseille tout de même à jérôme d'aller à Turin, s'il ne connaît pas, c'est une ville très belle, mal connue, mystérieuse.
Ecrit par : pauline | 08/02/2007
Bon, je ne peux pas m'empêcher d'intervenir même si cette discussion semble close car j'ai aussi perdu du temps et de l'argent avec cet opus (heureusement, l'ayant acheté d'occasion, je n'ai pas contribué à augmenter le chiffre de ses ventes). Je crois que le seul bouquin aussi mauvais que j'ai lu cette année, c'est Vacances en Botnie de Patrick Besson, conseillé par une bibliothécaire mal inspirée, mais qui avait le mérite d'être plus court.
Je me suis intérssé à Philippe Vilain car je suis un grand admirateur de l'oeuvre d'Annie Ernaux. Je reste persuadé que sans cette rencontre, il n'aurait jamais été publié.
Paris l'après-midi m'est tombé des mains. La trame narrative (puisque qu'il faut employer le jargon universitaire pour être pris au sérieux par certains de ses défenseurs) est d'une pauvreté affligeante. Comme vous l'avez si bien dit, Jérôme, ce roman ne fait qu'alterner des poncifs navrants (sur l'amour, les Italiens, les homosexuels...) et la vantardises de l'auteur (qui d'ailleurs ressent le besoin, sans doute pour se convaincre lui-même, de rappeler toutes les quatre pages qu'il est écrivain).
Name dropping, passons. Ce qui m'a le plus amusé, c'est quand il tente de parer à toute critique de de ses productions en précisant (p. 61-62) qu'il ne prendrait en compte que celles venant des "grands écrivains que nous [sic, le roi dit ?] admirons". Donc il n'écrit pas pour les lecteurs lambda. Tant mieux, à l'avenir, sa lecture leur sera épargnée.
Effectivement, M. Vilain est universitaire, cela se sent : langue techniquement impeccable, mais style terriblement plat ; étalage systématique de son immense culture littéraire (on apprend donc qu'il a lu Sartre et Proust ; roulements de tambour...) S'il suffisait d'être universitaire pour faire de bons romans, ça se saurait depuis longtemps...
Le clou reste sans doute l'envolée où justement il essaye de faire du Proust (p. 136-137). Grotesque.
Bref, une daube prétentieuse de plus.
Pour les inconditionnels, je conseille "Défense de Narcisse" (faute avouée mais pas pardonnée...) qui se résume à un règlement de comptes des plus goujats avec Annie Ernaux suivie d'une compile de disserations niveau deuxième année de licence de lettres.
Signé : un grand lecteur qui a l'outrecuidance de penser qu'on peut ne pas avoir l'ambition d'écrire et être tout de même agacé par les très mauvais livres.
Ecrit par : Adrien | 14/08/2007
> Pauline : merci pour la recommendation sur Turin, je la garde en mémoire.
> Adrien : je n'imaginais pas que cette note vivrait encore plus d'un an après sa commission... :-) Merci de votre commentaire.
Ecrit par : Jerome | 14/08/2007
Je crois que Ph V plaît finalement plus aux lectrices qu'aux lecteurs. Autre chose, on peut être l'amant, la maîtresse d'un écrivain ce n'est pas pour autant que c'est plus simple d'être publié.....
Ecrit par : pauline | 28/09/2007
Tant de haine et de mauvaise foi Adrien !!!! Allons allons, on sent poindre la frustration du mec qui n'arrive pas à publier et qui se croit incompris !!!!!!!!!!!!!!!!!! un petit lecteur de mauvaise foi !!!!!! Vous prêtez tellement de défauts à Vilain que personne ne va vous croire !!! Si Vilain n'avait aucun talent on l'aurait congédié depuis longtemps, et puis et puis Gallimard puis Grasset ne l'auraient pas publié... Allons allons vous vous égarez!!! Envie, jalousie ! Vous ne savez pas qu'il faut aussi du talent pour écrire comme il le fait, et beaucoup de charme pour plaire autant aux filles... Avez-vous fait mieux ???? Laure
Ecrit par : Laure | 22/10/2007
On voit que le pauvre Adrien aime trop Annie Ernaux (ça rend aveugle) pour être objectif :
quand il reproche la simplicité de la structure à Vilain, il oublie de mentionner que celle de Passion simple de la dame des Lettres est élémentaire (ce qui n'est pas un défaut) ;
quand il parle du réglement de compte de Narcisse (qui est une subtile analyse des rapports intertextuels), il oublie encore de dire que la même Dame l'avait assassiné dans un réglement de comptes avant l'heure dans L'Occupation et aussi qu'elle avait tiré la première dans un article où elle l'appelait Philippe V.
Bon, j'en passe, encore. Adrien est de mauvaise foi et il doit aussi s'ennuyer drôlement pour se donner la peine d'écrire un mail le 15 août, au milieu de l'été, un an après le crime, et il a une haine féroce aussi. Au fond il doit bien savoir que quand on se donne tant de mal pour dire du mal c'est qu'on estime que le livre n'est pas si mauvais que ça, c'est que ça nous gêne (pourquoi?) sinon ça nous inspirerait de la pitié ou quelque chose comme ça. Non ????
Cédric
Ecrit par : Cédric Gerson | 28/10/2007
Bonjour à tous ! Je suis étudiante en lettres modernes, et personnellement, je suis d'accord avec Adrien pour dire que les romans de Vilain sont élitistes. Son style et l'analyse des sentiments sont raffinés, poétiques. A aucun moment on rejoint la vulgarité des romans d'Angot ou le cul-cul de Claudel, l'autre Philippe, qui pour le coup, écrit lui pour plaire à tout le monde. Je dirais que Vilain n'écrit pas pour plaire mais pour déplaire. Il a le cynisme des bons écrivains, ceux qui ne concèdent rien à rien personne. C'est pour ça qu'il ne pourra jamais plaire qu'aux happy fews, et non aux lambdas. Sauf que sa façon d'être élitiste n'est vraiment pas un défaut ! C'est une façon élégante de se démarquer !! Vilain est le Gainsbourg dandy de la jeune littérature française.
Claire
Ecrit par : Claire | 08/12/2007
100 pourcent d'accord avec vous Jerome. Quand c'est d'la marde faut l'dire/
Ecrit par : Victorine | 21/01/2008
Bon moi, je vais faire ma fille, mais dans la délicatesse, pas comme ma "camarade de buz" Victorine, pour dire que j'ai vu le Vilain à télé dans l'émission de Tadéi "Ce soir ou jamais". Eh bien, sur le coup, j'ai cru que c'était Marc Lévy. Pas Gainsbourg, non ! Vilain, on dirait que c'est le sosie de Lévy, en plus jeune : gueule aimable de baroudeur urbain sympa. Il me plaît bien. Je préfère quand même le jeune au vieux, même en ce qui concerne leur livre... Que dirait ma pauvre camarade Victorine si elle avait lu Lévy ? Il faudrait qu'elle invente des qualificatifs.
Ecrit par : Audrey Poinsignon | 22/04/2008
> Audrey : même en étant de la plus parfaite mauvaise foi (ce que l'on me reproche plus haut) et de la plus insigne agressivité, je n'aurais pas pensé au rapprochement avec Marc Lévy :-)
Ecrit par : Jerome | 22/04/2008
C'est amusant, cette discussion sur Ph Vilain va se prolonger jusqu'à la sortie de son prochain roman... Mais je ne sais pas si Jérôme sera tenté de le lire (peut-être quelqu'un le lui prêtera-t-il...)
Ecrit par : pauline | 30/04/2008
Je ne sais pas pour vous mais je m'étonne beaucoup que toute cette empoignade se soit arrêtée comme ça. On reste sur notre faim de reproches vaseux, de critiques à la petite semaine ! Parce que depuis Paris l'après-midi, le Vilain a tout simplement écrit un petit chef d'oeuvre qui a mis tout le monde d'accord et à fait taire les critiques. Faux-père est magnifique. Du classique exigeant, profond, stylé, intelligent. Le meilleur roman de l'auteur salué, entre autres, par un portrait dans Le Monde des livres. Ca valait bien ça, et sûrement un peu plus ! Laurence
Ecrit par : Laurence | 17/01/2009
Dire que votre Vilain Mr Jérôme a obtenu, en écrivant Paris l'après-midi, un "mauvais livre", dites-vous, un prix de l'Académie Française et dire qu'en écrivant un excellent livre il n'a rien obtenu ! Donc, c'est à ne rien y comprendre !
Ecrit par : Lucie | 21/03/2009
Vilain revient avec une intimidante Confession d'un timide. Voilà un véritable auteur Jérôme ! Du tout bon, pour ne pas dire un des meilleurs de sa génération
Ecrit par : Elodie | 13/04/2010
> Pauline : exact... et ça dure encore, visiblement !
> Lucie : (paraphrase) les cimetières littéraires sont remplis de gens primés
> Elodie : je vous en prie, laissez tomber les tics d'écriture modasses des magazines ("intimidante", "un véritable auteur", "du tout bon", "pour ne pas dire un des meilleurs"...). Cela ne veut strictement RIEN dire.
Ecrit par : Jerome | 19/04/2010
Dites-moi les amis, quelle foire d'empoigne ici ! Comme j'arrive le dernier, j'ai l'occasion de distribuer les bons points et de remarquer que le Monsieur Jérôme du blog il est peut-être bon pour faire un blog mais définitivement pas pour la littérature, et encore moins pour la critique littéraire, mais seulement pour la critique de blog, superficielle à souhaits ! C'est fou, comme avec le temps, on constate qu'il se trompe : tout ce que Jérôme dit, c'est à côté, et c'est surtout malhonnête, jusqu'à aujourd'hui : il dit "les cimetières littéraires sont remplis de gens primés", oui, d'accord, bon, mais, et c'est en cela que Jérôme est superficiel, c'est que il ne différencie pas les prix : un prix de l'académie française ce n'est quand même pas pareil que le prix du magazine Biba par exemple, bon, non ? En fait, il confond tout le bougre ! Il a quelque chose contre les magazines mais il ne se rend pas compte qu'il fait de la critique de magazine, pardon de blog, qui est une sorte de magazine inventé par ceux qui ne peuvent pas écrire ailleurs, non ???
Parce que les deux derniers Vilain, ami Jérôme, c'est quand même bougrement fortiche, et ce n'est pas à la portée des blogueurs du dimanche. Je rejoins Elodie (si Jérôme peut me donner son adresse, ça serait pas mal d'ailleurs !), sur véritable auteur, je dirais même plus, la classe, la grande classe, et ça veut dire quelque chose mais que l'ami Jérôme ne veut (ne peut??) vraiment pas comprendre.....
Ecrit par : Paul V. | 20/04/2010
et si vous arrêtiez tous vos blablas pour lire, franchement, Confession d'un timide, c'est très fort. Peu ont le talent littéraire, et le courage, de s'analyser comme Philippe Vilain le fait. Et c'est tout simplement brillant !
Ecrit par : Laurence | 20/04/2010
> Alexandra > : Je ne sais pas où vous avez vu que le matricule des anges était un journal "mineur" en ce qui concerne la question des livres (peut-être le journal le moins inauthentique de France, j'entends : le moins parasité par des questions mercantiles).
Je ne sais pas de quel "écrivains reconnus" vous parlez.
Ce que je trouve en revanche, en qualité de "professeur de lettres à l'université" puisque c'est visiblement un attribut symboliquement fort pour vous, que Jérôme propose un discours bien plus intelligent et finalement plus profond que le votre sur la "littérature".
Vous mettez en avant des pseudos-connaissances qui ne sont pas une fois pertinentes comme argument.
je ne me prononce pas sur le livre en question, ni même sur l'auteur, ça n'est pas mon problème. Je voulais juste, en passant, souligner que la posture du "bloggeur" en question, me semble bien plus fine et légitime que la vôtre.
Ecrit par : Jean | 06/05/2010
Ce qui m'amuse c'est que j'écris ça alors qu'il est en face de moi, à la bibliothèque.
Ce qui m'amuse surtout, c'est que le moins prétentieux d'entre vous, c'est à dire Jérôme, dit les choses les moins bêtes et les plus pertinentes.
C'est souvent comme ça remarquez.
Ecrit par : Jean | 06/05/2010
Encore un mot pour réagir à un autre commentaire d'Alexandra visiblement très sûre de son regard et de sa réflexion "metacritique" ...
Je n'ai rien contre Ph. V. mais prenons des extraits :
"Les semaines passèrent. Cessant ma vie d'amant, je reprenais celle de célibataire. je faisais les courses le matin, je lisais. Ma volonté s'éclipsait seulement devant la perspective d'efforts intellectuels. Incapable de me concentrer, je négligeais l'écriture. Surtout, l'idée de revivre cette histoire, de retrouver par le souvenir l'impression du bonheur, ne m'exaspérait pas tant que celle de la détruire dans une transposition romanesque forcément factice.J'ignorais que les activités que nous nous imposons permettent juste de retarder la nécessité d'un deuil et que le souci de dissimuler aux autres nos blessures est encore une ruse pour nous les dissimuler à nous-mêmes." (p. 79)
encore un :
"Jamais plus peut-être je n'éprouverais une sensation aussi intense d'absolu, cette sorte d'ivresse apaisée qui nous donne l'illusion que mourir n'a plus d'importance, que la mort n'est plus une fatalité terrible, tragique, mais heureuse presque, seulement heureuse. Le seul intérêt de vivre, me disais-je, c'est d'aimer. Avant cela, nous vivons sans bien comprendre, nous pensons être heureux u malheureux jusqu'au jour où une personne nous fait espérer autre chose, où nous comparons notre vie à d'autres vies possibles, jusqu'au jour où nous pouvons enfin mesurer l'étendue de tout ce qui nous manque." (p. 111)
aller, encore un autre pour les sceptiques, p. 27 :
"Sur le chemin du retour,j'eus envie de la vouvoyer. Elle marchait vite en prenant soin de se tenir à distance de moi. Je supposai qu'elle m'en voulait, sans savoir précisément de quoi, peut être de l'avoir offensée ou détournée du droit chemin, de lui avoir volé les caresses qu'elle avait l'intention de me refuser. Elle ne m'accusa pas, ne me reprocha rien, mais son silence m'accabla davantage.J'aurais tout donné pour revenir en arrière. Je trouvai lâche sa fausse innocence, sa fidélité à des principes faussement vertueux, pensant que la seule personne dont elle resterait toujours complice c'était d'elle-même."
Alors oui, c'est peut-être bien mieux que Marc Levy, mais il n'y a rien de remarquable (dans son sens le plus axiologiquement neutre) là-dedans : pas un rythme, pas une musique, pas une vision, pas de singularité dans le regard.
Même quelques lourdeurs dans le choix des temps...et des clichés : "j'aurais tout donné pour revenir en arrière" ? Franchement ! "Le seul intérêt de vivre, me disais-je, c'est d'aimer", sans commentaire...
"J'ignorais que les activités que nous nous imposons permettent juste de retarder la nécessité d'un deuil et que le souci de dissimuler aux autres nos blessures est encore une ruse pour nous les dissimuler à nous-mêmes." NON mais SANS DECONNER !
Enfin franchement, si vous appelez ça de la "littérature de qualité", je me demande où vous vivez. En France on a quand même le choix quand il s'agit de lire un roman de qualité, on n'est pas dépourvu ! alors je me demande quelle éducation littéraire vous avez eu. Ce n'est sûrement pas en bouffant du Balzac, du Flaubert, Proust, Céline, Cendrars, Aragon...etc. qu'on en vient à se satisfaire de ce type d'écriture !
Ecrit par : Jean | 07/05/2010
> Laure : quant à votre réponse à Adrien, elle est étonnante !
S'il n'avait pas de talent il ne serait pas publié ? Ah oui, ok, et si Nolween Leroy n'était pas une vraie chanteuse, elle ne sortirait pas de disque non plus ?
Ces gens sont d'abord publiés parce qu'ils rapportent de l'argent tout de même, ce n'est pas une nouveauté.
Bref, la flemme en fait.
Je ne comprends même pas pourquoi j'ai perdu 10 min à écrire des messages à des gens qui ne savent pas lire.
Ah si, je me souvient maintenant, c'était pour défendre Jérôme, lâchement et injustement attaqué par ses lecteurs.
D'ailleurs, vous êtes sur son blog, si ce qu'il vous dit ne vous sied pas, passez votre chemin.
Comme si j'allais écrire à Ph. Vilain pour lui confier ma déception. Tout simplement, je ne le lis pas...
Ecrit par : Jean | 07/05/2010
> Lucie et Paul V. : en l'occurence, il a obtenu le prix François Mauriac de l'Académie Française (créé en 1994, qui honore "un jeune auteur prometteur").
> Paul V. : frappé du syndrome des "élites sachantes" ? Votre définition du blog m'a bien fait sourire :) Si j'étais de méchante humeur, je dirais que vous abordez ce sujet tout en superficialité. Il m'amuse aussi de voir que vous ne semblez pas avoir compris que ma remarque à Elodie portait sur ses expressions toutes faites : remplacez "Philippe Vilain" et "Confession d'un timide" par "Marc-Olivier Fogiel" et "A mon tour d'être sur le gril", et son commentaire fonctionne aussi bien. C'est cela qui m'agace : la vacuité du langage médiatique, antithèse de la pensée.
> Laurence : la voix de la sagesse. Votre enthousiasme m'inciterait presque à le lire. Je le feuilletterai.
> Jean : merci d'avoir pris le temps de vos commentaires :-)
Ecrit par : Jerome | 11/05/2010
l'ami Jean me fait penser à une ancienne amie qui était fan d'un chanteur célèbre, qui ne manquait pas un concert et qui se vantait de le connaître un peu, enfin de lui avoir parlé parce qu'elle déjeunait dans la même brasserie que lui dans le 16ème, près des Champs. Jean c'est pareil en fait, il connait son Vilain sur le bout des ongles, il le lit, le relit, il se vante de se placer "en face" de lui dans on ne sait quelle brasserie et de dire des gentillesses sur lui (dans sa toute puissance frustrée) qui vraisemblablement ne le connait pas. Quel courage et quel leçon donne un professeur d'université pour faire d'aussi bas commentaires sur des textes par ailleurs convenables et qui sont extraits du contexte. Quelle bassesse de rester comme ça dans l'anonymat et de critiquer ! Revanche du pauvre internaute condamné à son anonymat ?
Ecrit par : nicole Riche | 29/05/2010
Quelle exemplarité de ce Jean en effet : médiocrité de l'analyse (le parfait et le plusqueparfait sont des temps qui se marient très bien en littérature), mesquinerie et couardise de dire du mal de quelqu'un qui s'expose en restant dans la sécurité de l'anonymat ! C'est bien laid tout ça...
Ecrit par : stephane | 01/06/2010
Vous êtes drôles à l'attaquer sur l'anonymat, comme si ce n'était pas notre lot à tous, ici.
en tout cas, moi je n'ai pas d'avis, mais il faut noter que vous esquiver le principal. Vous attaquer ce Jean parce que visiblement, vous n'êtes pas d'accord, mais n'empêche qu'il a cité des passages assez long pour se faire une idée.
c'est sûr que si vous trouver ça "convenable", alors c'est une divergence d'opinion qu'aucun débat ne saura résoudre.
par ailleurs, il faut arrêter d'attaquer les critiques sur la frustration, c'est redondant.
on peut tout de même dire que Michel Sardou c'est nul, sans être frustré de ne pas être chanteur.
C'est pareil avec les bouquins tout de même.
"la jalousie du critique" c'est un thème trop facile.
Jean a eu au moins l'honnêteté de proposer des passages à partir desquels nous pourrions discuter. Vous ne répondez que par une attaque ad hominem de type "jean t'es nul, t'es pas courageux, t'es jaloux, t'es frustré".
peut être que Jean est con, nul, jaloux, frustré, etc.
mais ça n'est pas le problème, puisqu'on parle d'un livre.
et là on a des extraits, jugeons sur pièce.
Ecrit par : Marie | 03/06/2010
Près de quatre ans ont passé, et cette note et son fil de commentaires sont toujours actifs !
Quoique l'on pense de l'écriture de Philippe Vilain, il faut lui reconnaître la capacité à susciter l'adhésion, voir l'adoration, de certains parmi ses lecteurs.
> Nicole Riche : la projection de vos souvenirs personnels est tellement puissante que vous en oubliez de lire Jean. Quant à l'anonymat : quelle différence entre le pseudonyme "Jean" et le pseudonyme "Nicole Riche", quand bien même (et je le crois) ce serait votre vrai nom ?
> Marie : je partage votre position. Les attaques ad personam, les poncifs sur la frustation, la jalousie, ne peuvent servir d'arguments qu'à ceux qui n'en ont pas. Vieille tactique sophistique, toujours employée.
A tous : rendez-vous sur la note du 5 juin 2010.
Ecrit par : Jerome | 05/06/2010
Bon mais tout ça ne nous dit pas qui est ce mystérieux Jean... et puis franchement comment donner du crédit à quelqu'un qui cache son identité car il faut quand même bien se battre à armes égales non ? Ce n'est pas notre lot à tous d'être anonyme, Marie, il suffit de lire le nom qui est inscrit après le prénom (c'est sûr qu'avec les fautes qu'elle fait elle ne doit pas savoir bien lire!)
Quant à la frustration du critique elle est bien réelle, sans quoi ils ne chercheraient pas tous à écrire comme ils le font et à rechercher la lumière par l'obscur moyen des blogs. et puis ce n'est pas parce que c'est redondant de dire ça, que ce n'est pas vrai pour autant. C'est vraiment con comme argument franchement. Si Jean n'est pas aussi jaloux et frustré, qu'il décline donc son identité pour de bon, ça légitimera ses propos, et qu'il dise : moi Jean x, professeur au collège (de France?) de Triffouillis, je trouve que ce qu'écrit Philippe Vilain est mauvais. Sans quoi ca le discrédite. c'est un acte qui n'est pas moralement estimable et qui prouve qu'il n'a aucun scrupules pour critiquer "par-derrière", donc qu'il est lâche, pas sincère, surement frustré, nous y voilà. Sinon pourquoi se cacher ? ("ce cacher"? Marie)
Et puis, encore une fois, les extraits sont bons. très littéraires On ne voit pas ce qu'il y a à redire franchement sur ce texte qui a obtenu un prix de l'académie française. d'ailleurs vous ne dites rien, vous dites seulement que ce n'est pas bon. Mais c'est vraiment de la critique rudement intelligente ça, de niveau, euh, bac - 3 ! Franchement, pourquoi dire une chose pareille si ce n'est pas pour nuire, dans ce cas, le plus simple, c'est d'écrire une lettre à l'écrivain pour le lui dire. Je ne comprends pas la méchanceté et la nuisance gratuite.
Et Marie, la pauvre Marie, elle sort d'où celle-là, elle fait une faute tous les dix mots, et puis des sacrées fautes en plus ("Vous attaquer ce Jean" - "c'est sûr que si vous trouver ça convenable", je n'ai pas tout lu, je n'y arrive pas....). comment voulez-vous que l'on donne du crédit à des lâches frustrés et à une inculte qui demande à ce qu'on juge les extraits "sur pièce" (là il n'y a pas de faute : ouf, j'ai craint le "sur piesse"). Jérome ne peut pas tout faire, corriger et répondre aux critiques, se servir du nom de Vilain pour attirer des internautes (au fait il s'appelle comment Jérome ?).
Sur ce, il faut bien ajouter que la critique des internautes c'est de la haute volée intellectuelle et puis avec ça, moralement correcte. Qu'on se le dise ! J'ai hâte de poursuivre ce petit dialogue sympa, foie d'intairnote !
Ecrit par : nicole | 17/06/2010
Moi je trouve ça exaltant toute ce "buzzzz". Juste quelques remarques quand meme pour expliquer pourquoi Jean semble effectivement malhonnête et frustré :
d'abord parce qu'il se focalise sur quelques extraits et qu'il n'explique pas pourquoi ils sont mauvais selon lui, parce qu'il ne les met pas en perspective dans le roman lui-même et par rapport aux autres textes (faute professionnelle pour un prof). son discours est réducteur par le fait, comme si je disais que tous les internautes ne savent pas écrire à cause de l'exemple de Marie. Ce qui serait injuste quand même !
ensuite, frustré, car il ne décline pas son identité et il veut seulement nuire dans l'ombre. Nicole a raison, pourquoi n'assume-t-il pas sa malveillance en son nom ? Pourquoi prendrait-il la peine de critiquer si la réussite de philippe vilain ne lui était pas aussi insupportable ? (c'est en cela que Jérome se trompe aussi, quand il parle de psy : la violence et la malveillance que les autres révèlent en nous sont révélatrices de quelque chose : Vilain publie dans les grandes maisons, il a du succès avec les femmes, don-t act..
et comme il est frustré il s'autoproclame lui-même juge, en lieu et place d'une instance légitimante comme une maison prestigieuse de littérature et l'académie française.
En fait votre blog serait bon s'il était plus objectif et si Jérome se montrait lui-même moins complaisant à l'égard de ceux qui critiquent vilain. Il ne fait que cautionner leur esprit mesquin, sans avoir pris la peine de lire les autres livres de Vilain depuis 4 ans, ce qui aurait été magnanime de sa part. Il est comme jean, il n'est pas un lecteur informé. Je lui conseille donc l'étude critique très universitaire sur Paris l'après-midi (10 pages c'est court à lire) publiée la revue de littérature comparée (Klincksieck) "Une vie sans histoire. Ou l'impact autobiographique dans l'oeuvre de Philippe Vilain". C'est édifiant !
Ecrit par : laurence | 18/06/2010
> nicole : "il suffit de lire le nom inscrit après le prénom" comme dans votre intervention, je suppose ? :) Plus sérieusement, je résume votre commentaire : Jean est "anonyme" (un "pseudonyme" serait plus exact, d'ailleurs), commente sur un blog et critique Vilain, donc il est frustré. Quelle finesse d'analyse !
Marie fait des fautes d'orthographe, qui la disqualifient automatiquement quant à son droit d'émettre un avis sur un blog. Quelle tolérance ! (à titre d'opinion tout à fait personnelle, Marie fait TROP de fautes d'orthographe, et incohérentes avec son style parfois soutenu)
Jerome se sert du nom de Vilain pour attirer les internautes : vous me flattez (moins de 50 visiteurs par jour sur le blog et vous m'accorderez que tous ne viennent pas pour ce vieil article sur Paris l'après-midi !)
Une question : mais que vient donc faire la "morale" dans cette histoire ?????
> laurence : L'approche de Jean est aussi réductrice que celle qui consiste à dire "il a eu un prix, donc il est bon" (combien de peintres du style pompier ont été récompensés, à l'émergence de l'impressionisme ?). Je reconnais bien volontiers une forme de complaisance devant l'attaque brutale de Jean : j'attendais la réaction - et je n'ai pas été déçu ! :-)
Je maintiens en revanche que votre approche "psychologique" tient plus de Marie-Claire que de la psychologie : la violence et la malveillance peuvent être révélatrices de quelque chose (bouc émissaire, relire Freud, Girard, ...), mais cela ne peut induire que la violence et la malveillance d'UNE personne sont révélatrices de sa frustration et de sa malhonnêteté, vue de l'extérieur. D'une part, quand bien même elles révèleraient "quelque chose" en nous, rien ne permet d'en déduire que ce quelque chose soit "frustration et malhonnêteté" - c'est aller directement aux conclusions qui vous arrangent, c'est-à-dire au préjugé. D'autre part, dire que ce vous nommez "violence et malveillance" révèle DE Jean quelque chose n'est pas cohérent avec "révèlent EN NOUS" : vous confondez introspection et effet barnum (= qui donne l'impression que les voyants savent quelque chose de vous).
(merci pour la référence à l'étude - dois-je lire "très universitaire" comme "dissimulant de potentielles idées derrière le sabir permettant de reconnaître les siens ?")
Ecrit par : Jerome | 23/06/2010
1) Mon bon jérôme, faire le mal en restant caché n'a tout de même pas le même sens, mais alors pas du tout, que faire le bien en restant caché ! C'est quand même bougrement étonnant que vous ne puissiez pas reconnaître qu'il s'agit de malveillance... Bon, vous ne distinguez pas non plus critique et malveillance, critique de compréhension et critique d'humeur, prix de marie-Claire et prix institutionnels;;; ça fait beaucoup quand même, obstination, obstination quand tu nous tiens ! Raffiné dans l'analyse comme garçon, vraiment !
2)en termes de mauvaise foi, et d'aller "directement aux conclusions qui vous arrangent" vous avez l'air de vous y connaître, il est vrai ! Votre jugement n'a pas évolué depuis plus de quatre ans, mais le pire, c'est qu'il n'a pas cherché à évoluer... L'obstination n'est pas forcément un signe d'ouverture et d'intelligence....
3)Vous confondez "projection" et "association" (plus haut la réponse à Nicole). vous savez aussi de quoi vous parlez en psychologie de comptoir, bigre !
4) Absolument tout ce que vous reprochez on pourrait vous l'adresser (les préjugés : vous n'avez pas évolué d'un pouce depuis 4 ans /// les procédés sophistiques : vous employez des extraits pour démontrer ce qui vous semble mauvais ///// la finesse d'analyse : vos analyses sont puissantes, c'est vrai (voir 1) et j'ai lu d'autres articles signés de votre pseudo sur votre blog, vraiment puissant !!!////// n'est-ce pas ça la projection, non, d'inverser systématiquement les critiques ??
5) si ce n'était pas de la malveillance pourquoi le garçon il reste caché alors pardi !
6) non, lire "très universitaire" comme "critique de compréhension à l'usage de ceux qui cherchent la connaissance et non pas la malveillance" Ce qui est plus difficile d'accès, donc !
7) moins de 50 visiteurs, bah en effet c'est pas terrible ! vous ne vous demandez pas pourquoi ? J'ai comme un doute, bon, je vais vous aider... : est-ce que ce n'est pas parce que le propos est faible ? Essayez de hausser le niveau et de faire honnetement votre travail pour voir, si l'audimat monte ! J'ai quand même un doute en vous lisant : dites-moi vous êtes vraiment neux-neux (marie si tu nous écoutes, ce klin d'oeil est un homaje!) ou vous faites semblant, sachant que si vous faite semblant c'est pire ?
Ecrit par : nicole | 25/06/2010
> nicole :
1) Encore la posture morale ! Mais quel rapport avec le sujet initial ?
2) Je n'ai pas aimé ce livre il y a quatre ans, et je continue à dire que je n'ai pas aimé ce livre il y a quatre ans. Appelez cela de l'obstination si vous voulez.
3) Je crains que vos notions de psychologie ne soient erronées. Confirmé par une psychologue.
4) Euh non, la projection, ce n'est pas d'inverser systématiquement les critiques. cf point précédent.
5) Parce que vous confondez "anonyme" et "pseudonyme" et que vous plaquez le schéma "anonyme + négatif = malveillant". Visiblement, vous ne connaissez pas grand chose à l'internet et aux blogs.
6) En plus, aucun sens de l'humour ! J'adore votre équation "connaissance donc difficile d'accès".
7) "c'est pas terrible" : à quelle aune ? Celle de l'audimat ? En quoi devrait-ce être mon aune ? Pourquoi n'ai-je pas plus de lecteurs ? Confidence : parce qu'il y a peu de nouvelles notes. Et là, on entre dans l'écologie des blogs, cf. point 5 ; "faire honnêtement votre travail pour voir, si l'audimat monte" : quel est le lien logique ?
Nicole, je suis au regret de vous dire que la lecture de vos commentaires ne flatte pas la perception de votre intelligence.
Ecrit par : Jerome | 25/06/2010
Tiens, au fait, Marie a commenté depuis Paris IV. Tout comme Jean (en partie), et d'autres, en faveur de Ph. Vilain (Laurence, Nicole Riche).
Au temps pour l'anonyme.
Ecrit par : Jerome | 25/06/2010
Vos arguments manquent terriblement de sérieux. D'ailleurs vous avez l'art de ne jamais argumenter, mais de répondre de façon très lapidaire, en retournant systématiquement l'argument de l'internaute qui vous critique ou bien en inventant à chaque fois une autorité d'occasion pour servir votre propos : exemple : "Je crains que vos notions de psychologie ne soient erronées. Confirmé par un psychologue." Procédé on ne peut plus élémentaire que l'on apprend dans "L'art de persuader", et la "raitorique" comme dirait Marie. Je l'adore celle-là ! Un peu pareil que si je vous disais "Je crains que votre sens de la morale ne soit guère (guerre) élaboré. Confirmé par un philosophe." C'est bien, c'est dit, et ça ne laisse pas de traces ! Aucune preuve, aucun nom, rien. Bref, tout ce que vous dites est confus, simpliste (on se donne un pseudo pour garder l'anonymat), approximatif, presque chaque fois réversible.
Vous retournez systématiquement le propos ("vous confondez" etc...) et la critique (sur l'intelligence) sans approfondir. C'est une façon de polémiquer, de faire le buzz. Je vous soupçonne d'avoir l'intelligence des opportunistes, ce n'est déjà pas si mal, surtout si celle-ci vous satisfait, comme c'est visiblement le cas. Quant à la morale, oui, vous devez avoir raison, je suis peut-être de la vieille école, une professeure retraitée. Je pensais qu'un blog servait à exposer des idées pour s'enricher. Vous, vous sanctionnez pour avoir raison, mais vous n'essayez pas de comprendre pour trouver une vérité. Ce qui doit être toute la différence entre la critique universitaire qui vise la compréhension, et la critique internaute qui veut juste juger ! Je vous laisse donc à vos fidèles (50 ma zette, ce n'est pas rien ! l'aune, c'est la gratuité : si aussi peu de personnes vous font confiance alors que c'est totalement gratuit, c'est qu'il doit bien y avoir une raison. Un conseil quand même, essayez la qualité, vous vous y retrouverez. le lien logique c'est que en général on ne trompe pas les gens, ils viennent en masse là où c'est bon. Admettons que votre truc à vous soit la polémique, alors même ça, c'est mauvais ici, parce que ce n'est pas profond. Si vous voulez faire de la culture et de la critique littéraire, faites quelque chose de qualité, si vous voulez faire de la polémique allez-y franco, là c'est mou, on finit par se lasser de vos réponses prévisibles ("C'est pas moi, c'est vous qui...") ainsi qu'à votre destin de grand polémiste! Bon vent !
Ecrit par : nicole | 30/06/2010
> nicole :
"en inventant à chaque fois une autorité d'occasion pour servir votre propos" : pourquoi PREJUGER que je l'ai inventée ? vous paraît-il si impossible qu'il y ait un ou plusieurs psychologues dans mon entourage proche ? Il se trouve que mon épouse est psy, clinicienne et enseignante en IFSI, et que j'ai soumis votre remarque à son expertise.
"on se donne un pseudo pour garder l'anonymat" : a/ le problème est que même "nicole riche" est un pseudo. b/ que changerait le fait que je m'appelle Durand ou Dupont à la teneur de notre échange ?
"Je pensais qu'un blog servait à exposer des idées pour s'enricher." (je laisse le lapsus calami) certains, oui. D'autres sont des blogs d'humeur, d'autres encore sont militants , d'autres érotiques, d'autres... des skyblogs ! Par ailleurs, cette nouvelle position n'est elle pas légèrement contradictoire avec la précédente : "Quant à la frustration du critique elle est bien réelle, sans quoi ils ne chercheraient pas tous à écrire comme ils le font et à rechercher la lumière par l'obscur moyen des blog". C'est pour s'enrichir ou pour passer sa frustration, il faudrait savoir !
"le lien logique c'est que en général on ne trompe pas les gens, ils viennent en masse là où c'est bon. " : Marc Lévy est un grand écrivain, Jean-Marc Morandini un grand blogueur et TF1 une chaîne de grande qualité. CQFD.
"Si vous voulez faire de la culture et de la critique littéraire" : mais bon sang qui vous dit que c'est mon but !! Ce vieil article est un billet d'humeur, de la part d'un lecteur. C'est donc si incompréhensible pour vous ?
Vous préjugez chez vos contradicteurs le mensonge, la malveillance, la mauvaise foi, la frustration, la lâcheté, l'insincérité, la bêtise. C'est beaucoup en quelques commentaires.
Bon vent à vous.
Ecrit par : Jerome | 30/06/2010
moi, je veux simplement intervenir pour dire que le billet d'humeur de Jerome (c'est son droit de penser ce qu'il pense, et de le dire!) de proposer une réflexion plus large sur l'éthique des blogs.
Là où je suis moins d'accord avec Jerome c'est quand il affirme trop radicalement que l'utilisation du pseudonyme ne change rien. C'est une évidence que le contenu du propos, et sa charge, ne seront pas la même si l'on parle en son propre nom, où si l'on parle sous un pseudonyme. Jerome fait semblant d'ignorer les conséquences. Un professeur qui critiquerait en son nom un texte sur un blog tenterait de se mettre en valeur. en tous cas, il ne montrerait pas aussi malveillant que Jean. C'est vrai que l'anonymat dont jouit celui qui se cache derrière un pseudonyme est voisin de celui du corbeau. Et c'est là où je rejoins Nicole!
Donc, oui pour les humeurs de Jerome qui apportent de l'oxygène, non pour la malveillance gratuite.
Pascal
Ecrit par : pascal | 03/07/2010
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