25/04/2006
Faut-il contrôler les blogs ?
Il y a quelques jours, RDDV, ministre de la Culture, invité sur i-Télé, s'interrogeait sur la nécessité à venir de contrôler d'une manière ou d'une autre ce qui se dit sur l'internet, car un internaute (pire : un blogueur) peut dire tout et n'importe quoi, tandis qu'un journaliste, c'est bien connu, ne dit que la vérité vérifiée. Article Opinion ici, avec cette citation : "Vous savez très bien qu'aujourd'hui sur Internet circulent beaucoup de choses, parfois le pire comme le meilleur, ce qui veut dire que paradoxalement redevient essentielle la certification, c'est-à-dire la signature par un journaliste parce que ça garantit l'authenticité. Donc je crois si vous voulez qu'internet est une grande chance mais ça suppose aussi qu'il y ait des règles du jeu et des principes de déontologie."
Je n'aurais pas la cruauté de renvoyer RDDV à la "garantie d'authenticité" de cinquante d'Humanité sous Staline, des vingt dernières années du Monde, du "charnier de Timisoara", du nuage de Tchernobyl qui s'arrête à la frontière, etc.
Comme beaucoup, ma première réaction fut un immense sourire devant l'acquit donné aux journalistes (mais bon, il était reçu par eux. Je gage que, dans un podcast de LLM, il ne tiendrait pas le même discours.) et l'impossibilité absolue de mettre en place une telle mesure. Outre qu'une certification doit reposer sur des critères objectifs et mesurables, le problème de toute certification (demandez à n'importe quel auditeur...), c'est le cas-limite. Et il y a toujours des cas-limites, par nature :-)
Mais par Nuesblog*, je suis tombé sur une vidéo nauséabonde. Percolation d'images assimilant tout musulman à un terroriste, raccourci guerrier à la sauce "mieux vaut tirer en premier", images de meurtre (aimablement fournies par les terroristes irakiens), de guerre, etc. Bien sûr, le diffuseur, DailyMotion, met un lien pour signaler un contenu choquant. Mais jusqu'ici, soit depuis le 24 avril 2006, cette vidéo n'a toujours pas été retirée. Et je suppose que Nico et moi ne sommes pas les seuls à avoir réagi.
Alors j'avoue que là, j'ai un doute.
Quels ravages peuvent faire de telles propagandes extrêmistes ? Peut-on raisonnablement, au nom de "la liberté d'expression", laisser circuler à la portée de tous, y compris des mineurs, des images d'une horreur telle que le pire des films gore paraît gentiment édulcoré à côté ? Peut-on, au nom de "la liberté d'expression", appeler à la haine et à la guerre ?
Aux Etats-Unis, la liberté d'expression est, en théorie, "sacrée". Tout comme le port d'arme. C'est aussi le pays qui a un taux d'homicides parmi les plus élevés des pays développés. C'est aussi un pays où, dans certains états (Texas ou Floride ?), vous avez le droit de tirer sur quelqu'un si vous avez le SENTIMENT qu'il vous menace. Effrayant. Le délit d'intention supposée, avec jugement et condamnation à mort immédiate par la "victime potentielle".
Je crois sincèrement que certaines choses ne peuvent pas être montrées à tous. Qu'il faut un minimum de bagage (au moins éducatif) pour comprendre la manipulation que veut nous faire subir de telles images. Ou le bouquin de Meyssan sur le 11-septembre qui-n'a-pas-eu-lieu-ou-bien-s'il-a-eu-lieu, c'était-un-complot-des-USA. Qu'il faut savoir laisser du temps au temps, comme disait Mitterrand, pour que les passions retombent et que le regard porté sur un fait, un épisode, une époque soit moins subjectif, moins engagé.
En même temps, je crois que la censure n'est jamais la réponse. Que la valeur d'une "opinion certifiée" ne se pose pas a priori, mais se constate a posteriori (comme toute valeur, n'en déplaise aux thuriféraires de "la valeur ajoutée que nous apportons", phrase débile). Et que le juridique, le recours au tribunal vient toujours trop tard, par définition : après la commission du dégât.
Au nom de "la liberté d'expression", est-on condamné à la violence, aux discours de haine, à la propagande et à la contre-propagande, et à laisser à la justice la mesure a posteriori de l'intolérable, du dommage qui en a résulté ? Fondamentalement, pourquoi les juges seraient-ils les plus à mêmes de dire ce que la société peut accepter ? Encore plus fondamentalement, voulons-nous déléguer à des juges, non élus, ce que nous, citoyens, disont pouvoir/vouloir accepter comme limite à l'intolérable ? N'est-ce pas plutôt le rôle du politique, du législateur ?
La vérité devient-elle si relative qu'elle n'est plus que "jurisprudence constante" ? (clin d'oeil à Me Eolas : "La jurisprudence constante, les juristes connaissent bien, c'est celle qu'on invoque neuf fois sur dix en espérant que le juge nous croira sur parole. Ca ne marche plus depuis belle lurette, les juges connaissant leur matière répondant en souriant "Ha, oui, la fameuse jurisprudence constante, celle qui vous dispense de citer des arrêts...".)
Sommes-nous condamnés aux "thèses", au détriment de la vérité historique ?
*Nico : je ne mets pas le lien, car je ne souhaite pas inciter les gens à voir cette vidéo. Je fais le choix MORAL et personnel (donc subjectif) de ne pas renvoyer vers cette horreur.
15:40 Publié dans Polis, -itis : la Cité | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note






Commentaires
Merci pour cet intéressant billet, qui m'intéresse d'autant plus que, depuis quelques temps, j'ai maille à partir avec un libertaire qui prend le forum moto que je modère pour une tribune. Je suis d'accord avec toi pour dire que la "liberté d'expression" n'excuse pas tout et que, justement, modération il doit y avoir. Cependant j'ai beau y réfléchir dans tous les sens, je n'ai pas encore trouvé la réponse à la question : qui, et au nom de quoi, peut décider de ce qu'on peut/doit et ne peut/doit pas montrer/dire?
Quelle alternative à la censure à laquelle je ne souhaite pas recourir (la censure n'est-elle pas l'expression d'une impuissance intellectuelle?)? Comment raisonner quelqu'un qui crie à l'atteinte à la liberté d'expression dès qu'on lui demande de garder ses opinions pour lui-même (partant de la règle établie par le fondateur du forum que c'est un forum moto et pas un forum politique)?
Écrit par : Lizou | 25/04/2006
> Lizou : "qui, et au nom de quoi" - euh, les citoyens, au nom de la République ?
La censure est-elle toujours l'expression d'une impuissance seulement intellectuelle ? Je n'en suis pas sûr. Elle peut aussi répondre à des critères de libertés publiques (au pluriel, donc mineures).
D'ailleurs, est-ce même de la censure, dans ton cas : la règle a été posée par le fondateur du forum, le trublion déroge volontairement, et malgré de nombreux rappels, à la règle locale. Il ne pourrait invoquer une règle supérieure, en l'occurence la liberté d'expression, que si ce forum était le seul endroit où exercer cette liberté-là. Ce qu'il n'est pas.
La liberté d'expression comme liberté fondamentale n'a de sens qu'au niveau de la société, à mon avis. Un journal est tout à fait libre de ne pas publier un courrier de lecteur - sans pour autant porter atteinte à la liberté d'expression de ce lecteur, puisqu'il a pu s'exprimer sans être puni, et qu'il peut le faire ailleurs. En revanche, interdire toute expression d'une idée, en public comme en privé, est une atteinte à la liberté d'expression. Cf. les nombreuses dictatures passées, présentes et à venir, hélas.
De plus, la liberté d'expression est-elle la liberté ultime ? Vaste débat, auquel les sociétés répondent différemment. Certaines font le choix de dire que oui, même au risque de la violence (USA). D'autres font le choix de dire que oui, et que la parole limite la possibité de la violence Gde-Bretagne avant les attentats). D'autres (France, Gde-Bretagne) font le choix de dire que non, il y a autre chose de supérieur (d'où les délits d'incitation à la haine, etc.). Pour ne parler que de démocraties occidentales.
Pour le forum : il y a une règle, il la connaît, il ne la respecte pas de manière répétée et consciente. Tu es modératrice donc responsable du forum dans tous les sens du terme. Donc, souvenirs de l'irc :
/kick
voire
/ban
(ou erase jusqu'à l'usure)
(ou, si tu es d'humeur démocrate, un vote des membres du forum)
La liberté d'expression n'est PAS la liberté d'emmerder les autres non plus ! (Cf. la DDH : la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres.)
Écrit par : Jerome | 25/04/2006
Merci, j'y vois plus clair :)
Écrit par : Lizou | 25/04/2006
En France, les lois encadrent d'ores et déjà la liberté d'expression : interdiction de diffamer, interdiction d'attenter à la vie privée, interdiction de tenir des propos racistes, interiction de faire l'apologie de la violence... Au besoin, il peut-être nécessaire parfois de renforcer cet arsenal législatif. On peut en débattre.
Mais ce que RDDV évoque, ce n'est pas l'encadrement de la liberté d'expression : c'est bel et bien la "certification" de l'information en ligne qui serait selon lui destinée à aider l'internanute à trouver l'information "authentifier" au détriment de la mauvaise. Une telle entreprise, effectivement impossible à mettre en œuvre, déboucherait sur une censure innaceptable.
Oui à l'encadrement de la liberté d'expression, non à la "certification" de l'information en ligne !
Écrit par : Guillaume | 26/04/2006
> Guillaume : exact pour les lois encadrant la liberté d'expression.
Pas d'accord sur l'égalité "certification = censure" : aucune certification n'empêche la publication. En revanche, le risque est que les "diffuseurs de seconde main" ne reprennent que l'info certifiée, et pas l'autre. Mais l'internet par nature est refractaire à cette logique (ex. extrême : le google bombing...)
De plus, "certifier l'info en ligne" pose aussi le problème de "qu'est-ce qu'une information ?". Et subséquemment, un blogueur publie-t-il de l'information journalistique ? La relaxe de Ch. Grébert (monputeaux.com) repose sur le jugement que non, un blogueur n'est pas un journaliste, même si c'est son métier ! - ce qui est une position très forte pour la protection du blogueur. (Affaire en appel, on verra plus tard pour l'aspect jurisprudentiel)
La certification des journalistes existe déjà : ça s'appelle la carte de presse. Cela ne les empêche pas de publier des conneries.
Certifier l'info ? Faut déjà définir ce qu'est une info... et qui l'écrit...
Ya de la marge avec crier à la "censure" :-)
Écrit par : Jerome | 26/04/2006
Evidemment il serait faux d'écrire certification = censure.
Mais je maintiens que toute entreprise de certification déboucherait sur une censure innacceptable.
Qui certifie ? Sur quelles bases ? Comment décide-t-on qu'une info est "certifiée" et une autre ne l'est pas ? Est-ce qu'une source d'information qui rappellerait que RDDV a été condamné pour blanchiment d'argent aurait le droit d'être certifiée ? ...
Je reste persuadé qu'un Etat qui déciderait de dire à ses citoyens où est la bonne info et où est la mauvaise serait un état censeur.
Écrit par : Guillaume | 29/04/2006
> Guillaume : toute certification est par essence, par nature, "arbitraire", cad que les critères de sélection sont posés par une organisation, un groupe, une autorité, suivant des critères qui sont conformes à son objectif. Exemple : l'ISO, le label Max Havelaart, etc. Mais cela ne constitue en rien une censure de ceux qui ne sont pas certifiés : tu peux toujours acheter du café non équitable ou fabriquer des produits de qualité sans respecter la certification ISO. La certification n'a qu'un pouvoir prescripteur.
(La "norme", en revanche, comme NF, a un pouvoir contraignant. Une information "normée" serait une information censurée. Mais on ne parle pas de cela ici.)
Je me répète : il existe déjà une "certification" des journalistes, ça s'appelle la carte de presse. Est-ce que cela empêche des sites comme Ratiatum d'exister, d'être accessibles ? Non.
Ce qu'il y a de bien avec la certification, c'est qu'une certification inutile meurt rapidement. L'ISO est utile : il est toujours là. Les certifications "Webtrust" et autres "Labelsite" ne servaient à rien et s'enfoncent dans l'oubli...
Une certification "Journaliste inside" serait-elle dangereuse ? Uniquement si l'équation "journaliste = vérité" était exacte : car dans ce cas, une déformation "pas journaliste = pas la vérité" serait facile (même si logiquement absurde : ce n'est pas parce que A=B que non-A=non-B. Un chien est un quadrupède. Tous les autres animaux ne sont pas des "non-quadrupèdes" - exemple : le chat).
Or, en l'état actuel des choses, où fleurissent soupçons de manipulations et théories du complot, je gage que le "journaliste inside" déclencherait un mouvement de contre-certification, du genre "NO journaliste inside", autrement dit des sites d'opinion et de narration des faits.
Franchement, ça ressemble plus à un comité Théodule pour faire plaisir aux journalistes qu'à la mise en place d'une censure.
Sur le fond, RDDV a raison : comment limiter le fait qu'Internet peut véhiculer "le pire" (négationnisme, racismes, mensonges, calomnies, ...) ? Il part bien sûr du principe que l'internaute n'est pas capable de séparer le mensonge de la vérité - ce qui, quand on voit le succès de Meyssan et autres, n'est hélas pas une simple vue d'esprit pour certains d'entre nous... mais cela ne date pas d'internet. Internet rend juste plus facile la diffusion de conneries.
Là où, à mon sens, il a tort, c'est dans la réponse : "il faut s'assurer que l'info est authentique" (erreur : il faut traquer le mensonge) et "seul un journaliste peut assurer que l'info est authentique" (vaste galéjade).
Écrit par : Jerome | 02/05/2006
Dans 99% des cas, à chaque fois que j'ai lu un article sur un sujet que je connaissais bien (mon secteur professionnel, une affaire me concernant, etc.), je n'en suis pas revenu du nombre d'erreurs, des raisonnements faux, voir de l'intention manipulatrice du journaliste au titre de son idéologie de base ou de ses intérêts.
En outre, la loi française maintient dans une quasi-impunité les journalistes et leurs employeurs. La pire diffamation ne coûte jamais au delà de 10 à 15k€, alors qu'un bon scandale fait toujours vendre.
Donc pour ma part, je trouve la presse française particulièrement médiocre et pleutre. Elle ne fait aucune enquête sérieuse, soit disant par manque de temps et d'espace dans ses colonnes.
Quant à l'idée de faire valider un contenu de blog par un journaliste pour le certifier, encore une brillante idée d'un abruti qui n'a toujours pas compris que son monde is over !
Écrit par : Bruno de Beauregard | 03/05/2006
> Bruno : étant libéral, je dirais que l'on a la presse que l'on mérite... et que l'on est prêt à payer. Le temps des sacerdoces est révolu, c'est ainsi. Les journalistes sont mauvais ? Arrêtons de lire le journal (mon cas, avec le Monde).
Sur le "faire valider un contenu de blog par un journaliste", je pense qu'il ne s'agit pas de cela. En revanche, certains sites et blogs auront un label "journaliste inside" et pas d'autres - le souhait de RDDV pour caresser la presse dans le sens du poil étant que forcément, hein, " un journaliste, c'est authentique". Comme "Seb, c'est bien".
Écrit par : Jerome | 03/05/2006
> Jérôme : je suis ok avec toi sur le fait qu'il faut sanctionner les mauvais médias en ne les "consommant" pas (à commencer effectivement par Le Monde qui roule, sans complexe et à l'évidence, pour le camp politique actuellement en vogue).
En revanche, pour ne serait-ce que se tenir informé, nous sommes tous obligés de consommer tout un tas de médias, qu'ils soient gratuits (TV, radios, journaux gratuits, etc.) ou pas.
Comme en plus les journalistes de tous poils passent l'essentiel de leur temps à se comporter en perroquets, notamment de l'AFP, qu'on le veuille ou non, on baigne dans un discours savamment orienté.
Le système en place ayant bâti les medias de désinformation d'aujourd'hui, il nous reste à espèrer que les français se tourneront massivement vers les medias citoyens, et donc vers la blogo.
Écrit par : Bruno de Beauregard | 04/05/2006
> Bruno : "le Monde qui roule, sans complexe et à l'évidence, pour le camp politique actuellement en vogue" ???!!! Si tu veux dire qu'ils ont un certain tropisme sarkozyste, je suis d'accord. Probablement une rechute de leur tropisme balladurien :-)
Pas d'accord sur la suite : "un discours savamment orienté" - n'éxagérons rien, il n'y a pas de "complot pour endormir le peuple", personne ne dit : 'bon, alors, cette affaire, voilà comment on vous allez la traiter'. En revanche, d'accord avec toi pour dire que la presse (surtout gratuite) reprend les dépêches AFP sans recul.
Quant aux médias citoyens, je n'y crois pas beaucoup. Je ne parle pas que de l'échec de Gillmore, mais sur le fond : un citoyen rapportera les faits, mais risque de tomber encore plus qu'un journaliste dans l'opinion et le discours orienté, voire la thèse. Il n'y a qu'à regarder ce film-thèse qui tendrait à "démontrer" que c'est le gouvernement US qui a fait tomber les deux tours...
Je dois être un passéiste, mais "hard facts" reste la moins mauvaise approche. Et un journaliste le mieux (théoriquement) équipé et formé pour ne s'attacher qu'aux faits. Cf. les pages étrangères du Figaro, par ex.
Nous sommes tous, journalistes ou pas, susceptibles d'être manipulés. En théorie, le journaliste devrait y être plus imperméable, puisqu'il est censé vérifier ses sources...
Je ne crois pas que le problème soit journaliste vs citoyen, mais bien l'éthique dans l'exercice de la profession de journaliste. Ce qui n'empêchera pas certains citoyens de faire aussi bien, sur les blogs :-)
Écrit par : Jerome | 04/05/2006
> Jérôme : tu le sais bien, les journalistes français d'aujourd'hui ne sont pas à la recherche des hard facts puisqu'ils n'investiguent plus.
Ils font vite et mal, et soit abusent en outre du sensationnel pour vendre, soit édulcorent ce qui pourrait blesser quelques puissants,hommes ou institutions, en se prêtant à une masquarade de dos à dos politiquement correct.
Du coup, seuls les citoyens concernés ont la possibliité de délivrer des faits, et comme c'est à leur risques et périls, ils font naturellement gaffe.
Quant aux autres citoyens qui s'intéressent à telle ou telle affaire mise en transparence par un ou plusieurs bloguers concernés, et bien ils peuvent investiguer par eux-mêmes pour se forger leur propre opinion, comme des grands.
La nature n'aime pas le vide :)
Écrit par : Bruno de Beauregard | 05/05/2006
Préciszion :
"Du coup, seuls les citoyens concernés ont la possibliité de délivrer des faits, et comme c'est à leur risques et périls, ils font naturellement gaffe.3
La possibilité en question leur est donnée par la blogo.
Écrit par : Bruno de Beauregard | 05/05/2006
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