21/04/2006
L'étoffe
Je pars au buisson comme on crie famine.
L'abreuvoir des imbéciles ne me rassasie pas, au contraire - le sel de la t'erre.
Mais vibrer. Ah ! Vibrer.
Virer de bord comme aux détours du chemin. Prendre la rue traversière de ces absences hypothécaires. Démontrer la vacuité des aspirations trémullantes. Le quotidien m'emmerde comme déjection nécessaire, excrétion circulatoire des heures arasées. On se lève saoûl, on s'étire drogué, en ligne coupée près du corps viscère. La fonction crée l'(org)âne.
Vient le soir.
Vient l'heur.
Elle est île. J'y aborde en poisson tant que le vent caresse. Je m'y fond comme soie.
Suki da.
11:03 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






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