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10/10/2008
Les arbres, le ciel, tout ça
Note publiée pour la première fois le 10 mars 2006.
Ce qui n'était pas prévu, c'est que toutes les crises auraient lieu au même moment.
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Présentation des comptes de la Compagnie avant-hier.
Un commentaire du directeur-général : "Notre métier, c'est de gérer les risques. Or nous savons qu'il y aura une crise des actions, un crise de crédit et une crise immobilière. C'est le fonctionnement des cycles économiques. Ce que nous ne savons pas, c'est : quand ?"
Le directeur financier groupe : "Ce que nous apprennent les séries statistiques que l'on a, sur vingt ou trente ans, c'est que plus loin dans le passé est la dernière crise de crédit, plus forte sera la prochaine." Et ça ne concerne pas que la crise de crédit...
Un cycle économique dure une dizaine d'années (cycle de Kondratieff).
La crise des matières premières, on est en plein dedans.
La dernière crise des actions remonte à 2000. Ca laisse un peu de temps : on va atteindre la pleine phase de hausse.
La dernière crise obligataire (ou de crédit) remonte à 1995-96 (crise asiatique, etc.). On n'est pas loin des dix ans...
La dernière crise immobilière remonte aux années 1990. Sur un cycle de 10 ans environ, on est déjà très en retard...
Et aujourd'hui, gros dossier dans l'Express sur l'atterrissage de l'immobilier, la dégradation de la solvabilité des ménages, etc.
CQFD.
10:25 Publié dans Polis, -itis : la Cité | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note









Commentaires
Les ménages sont déprimés, parait-il. Sont ils plus lucides (et donc plus prudents) que les politiques qui veulent relancer la consommation par tous les moyens ?
Ecrit par : Alecska | 10/03/2006
> Alecska : Le problème est que la croissance économique repose sur trois moteurs : les exportations (en berne), l'investissement des entreprises (traditionnellement très mauvais en France) et la consommation. Les exportations, c'est assez indépendant de la politique économique (hormis le taux de change, mais avec l'euro, ce n'est plus un levier). L'investissement, on n'en verra les résultats que dans quatre-cinq années - trop long pour le temps politique. Donc reste la consommation des ménages : effet immédiat.
De plus, les ménages ont beaucoup d'argent : le taux d'épargne en France est très élevé. L'autre problème est que ceux qui ont (en moyenne, hein) cette épargne sont aujourd'hui les plus âgés, et ceux qui ne l'ont pas sont les jeunes et les jeunes actifs - autrement dit, ceux qui ont le plus fort désir de consommation. D'où les récentes lois facilitant la donation de GRAND-parent à PETIT-enfant : on sait que l'argent des papys dort, tandis que l'argent donné à junior sera dépensé dans sa plus grande partie.
Les ménages sont déprimés ? Probablement : les jeunes ne peuvent consommer comme ils le voudraient, les jeunes actifs, quel que soit leur désir (famille, appart, voiture, ...) se rendent compte qu'ils s'appauvriront s'ils le réalisent et qu'un seul accident les fera basculer, les âgés voient leurs retraites s'éroder (s'ils sont propriétaires, la solvabilité de leurs locataires s'éroder), etc.
Ca fait beaucoup...
Ecrit par : Jerome | 10/03/2006
Qu'est-ce qu'on peut faire, alors?
Ecrit par : Lizou | 10/03/2006
> Lizou : peut-être tout simplement ne plus se poser la question "est-ce le meilleur placement du moment ?" mais bien "est-ce le placement qui correspond, en termes de liquidité/risque, à ce que je peux imaginer de mon avenir ?". Ne pas céder aux sirènes des banquiers, mais bien aux conseils de son être-soi (ou être-nous si on est deux).
Ecrit par : Jérôme | 12/03/2006
Et ne rien placer et dépenser tout ses sous à soi qu'on a? Ca marche aussi? :-D
Ecrit par : Lizou | 13/03/2006
> Lizou: ça, c'est bon pour le moral, pour la consommation, et donc logiquement, si beaucoup de gens font la même chose, pour la reprise économique. Alors, allons-y dépensons, faisons nous plaisir, soyons cigales ! ;-)
Ecrit par : Régine | 13/03/2006
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