03/11/2005
Le souffle léger de l'au-delà
Vous souvenez-vous de certains tableaux de Jérôme Bosch ? De ceux où l'au-delà se pare de couleurs ?
Vous rappelez-vous ces tableaux expressionnistes, décrivant des villes ternes, des ciels gris, des visages cendrés ou sableux, rougis seulement par l'exubérance gratuite de l'alcool et de la fête ?
Cela était annoncé dans Bettlejuice, notamment : les esprits s'éclatent tandis que les humains s'ennuient dans la grisaille des jours succédant aux jours, des règles se substituant aux décrets.
Les années passant, Tim Burton s'est fait plus grave. La fête est toujours présente, mais cette fois elle est périphérique au sujet du film.
L'Amour.
Les Noces Funèbres est un moment de douceur, de beauté graphique et plastique, fourmillant d'inventions poétiques, rythmé par de belles chansons (le squelette qui chante le scat, excellent !), servi par de belles voix, parfaitement mis en scène (la dernière en écho à la première : la boucle est bouclée).
C'est aussi un film profondément humain - et où l'humanité n'est pas forcément là où on le présuppose.
Et un film d'espoir.
On en est ressortis le coeur léger, le sourire aux lèvres, un peu hébétés de retrouver la nuit bruyante de Montparnasse.
Depuis Garden State, un des plus beaux films vus.
11:00 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note






Commentaires
tout à fait d'accord.. ce film est un bonheur à regarder...
dommage que J. DEPP ne parle pas français et qu'il soit doublé sur sa doublure (son perso aurait été terrible avec un petit accent !)
Écrit par : querna | 03/11/2005
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