24/09/2005
Tout ce que la FNAC ne saura jamais être
Je ne sais pas s'il s'agit d'une librairie. Bien sûr, on y vend des livres, neufs ou d'occasion.
Pourtant cela ressemble plus à une caverne de papier. A l'intérieur, les piles bringueballent jusqu'au presque plafond. Vous rappelez-vous certaines planches de Gaston Lagaffe, dans lesquelles il étayait une galerie de livres au service Documentation ? C'est un peu pareil, ici.
Le seul mouvement d'entre-livres est le patron, tenue d'ouvrier : pantalon et veste fripées bleu jean. Les cheveux blancs en bataille, charriant les piles de l'intérieur vers l'extérieur le matin. De l'extérieur vers l'intérieur le soir.
Rien n'est rangé - et je suis sûr qu'il sait où tout se trouve.
C'est une petite rue perpendiculaire à la rue Daguerre, dans le 14ème.
Plus tard, hélas, dans un, deux, cinq ans, tous ces livres seront enlevés, on verra arriver des rénovateurs, un petit magasin apparaîtra ; la rue Daguerre s'est boboïsée : ce sera probablement un magasin de colifichets, d'artisanat du bout-du-monde-alter-éco-mondialiste ou de produits de beauté.
Ce ne sera plus qu'une échoppe creuse.
Mais aujourd'hui, vous y entendrez les livres chuchoter.
13:45 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









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