23/09/2005

Toutoute première fois (2) : Paris blogue-t-il (suite)

J'avoue que ma présence au Paris blogue-t-il, tout juste débarqué d'un avion retour de Londres, sans avoir déjeuner ni dîné et dans la continuité d'une journée ayant commencé à 5h20 du matin était motivée par deux (enfin trois) inscriptions : Christophe Ginisty et les deux auteurs des Colères essentielles du superflu.

(comme le dit si bien Ken Cantal, commencez par l'épisode 1. Là, il est dix heures du soir, et vous avez raté le début de la soirée)

Or, tandis que j'écoute avec intérêt le créateur de "Avionsdeligne.info" mentionner ses relations tumultueuses avec la presse écrite, j'entends le mot "colères", je vois deux jeunes femmes près de Michel V. (merci Laurent pour l'info). Mes longues années d'études ainsi qu'un sens inné de l'à-propos *joke* imposent à mon cortex ébahi la conclusion suivante : non, pas 42, mais bien Hémisphère M. et Hémisphère V.

 

"Qui est V. ?"

Regards surpris des deux demoiselles. L'une d'elle, sylphide au regard vert, à la douceur quasi-klimtienne me répond.

"Je voulais te remercier encore une fois, de la part de Elle, pour l'autorisation que tu lui as accordée de reproduire Bis repetita."

V. et M. associent alors l'anecdote aux personnes : "Tu es Jar0d ?"

"Oui." (grands sourires des trois côtés)

 

Nous passons ensuite un très long moment à discuter. Du mémoire d'Elle, d'images, de textes, de recherches personnelles, du vécu de la création, de l'interprétation par le lecteur/spectateur, de s'arrêter de fumer. En nous dirigeant vers le bar, elles me présentent Benito Report, qui m'apparaît assez réservé, à Clément, un ami de la vie réelle dont M. découvre qu'il a un blog *c'est du reverse carnet, à ce stade-là : non se lier d'amitié avec un blogueur, mais se lier de blog avec un ami...* et à Julien, le dessinateur de blogapart.info (rien à voir avec la palte-forme du même nom), carnet noir en main, qui cherche Pierre Vallet *message : Pierre, Julien souhaite vous proposer d'illustrer de ses humeurs Paris14.info*.

Opposé au bar, un piano esseulé est rejoint par une blonde personne à la voix délicate. Un tour de chant commence. L'ambiance devient plus jazz, hôtel américain, texturant suffisamment l'atmosphère pour que Gallieni commence une performance. Ah oui, entre-temps, il y a eu une remise de t-shirts ou je ne sais quoi, micro, bruit de fond, autocongratulations, private jokes, aucun intérêt.

 

Tout est fin prêt - ambiance agréable, verre en main, musique de fond sur brouhaha urbain, jolies rencontres, belles conversations - pour que se mette en place le quiproquo de la soirée, Murphy ayant décidé de s'amuser aussi à PBTL.

Version réelle :
M. : "Tu ... dîn... ?"
Jar0d : "Oui."
M. : "On va... On vous surveillera de là-haut."
(le restaurant est en élévation et permet une vue sur le bar)

Version M. :
M. : "Tu as dîné ?"
Jar0d : "Oui."
M. : "On va dîner. On vous surveillera de là-haut."
(M. : bizarre, j'ai cru qu'il avait dit ne pas avoir mangé de la journée.)

Version J. :
M. : "Tu viens dîner ?"
Jar0d : "Oui."
M. : "On va... On vous surveillera de là-haut."
d'où je déduisais que ces demoiselles s'isolent un instant de la conversation avec Benito, Clément et Julien, pour  mieux revenir tout à l'heure afin que nous allions... enfin, bref, vous m'avez compris.

*Mon très cher Murphy,
Je sais qu'en ce moment, tu m'aimes beaucoup.
Un peu trop, même.
Après les embûches que tu as semées sur le chemin de la remise du mémoire, il a fallu que, probablement vexé de ne pas avoir de blog, tu t'invites au PBTL.
Mon cher Murphy, je suis d'un naturel doux, patient, amical et courtois *au moins*.
Mais là, je dois te l'avouer, tu commences à m'échauffer le sang, voire à m'escagasser vertement.
Murphy, tu nous a fais rater un dîner à trois.
Ta loi, tu la plies, tu la ranges, tu vois Folie pour savoir où la mettre (avec ou sans moutarde) et tu nous fiches la paix.
C'est clair ?
Salutations froides et distantes, néanmoins correctes.
Jar0d*

C'est vraiment très malin.

La fin de la soirée se passe au bar, avec M. et V. Deux DJ prennent en charge la mise en musique des derniers instants. Elle nous rejoint et fait leur connaissance, un verre puis nous nous éclipsons, trajet de quelques rues en retour, heureux et fatigués. Il est bientôt minuit et demie. Une belle journée de dix-neuf heures.

 

Conclusion :
J'avais passé un excellent moment au Paris-Carnet.
J'ai passé une excellente soirée à Paris blogue-t-il. Mais par pitié, arrêtez de croire que "c'est important, les blogs" et supprimez les conférences (voire les conférenciers). Supprimez aussi la ridicule distribution de cartes de visite pour un blog collectif. Ce qui me donne envie de découvrir, ce n'est pas la pub, c'est ce que vous m'en dites. En revanche, le récital est une belle idée ; la performance artistique aussi.

Je n'avais pas été accueilli au PC.
Je n'ai pas été accueilli à PBTL. Et vu le monde, c'est encore plus difficile qu'au PC, pour peu que l'on soit timide *ce qui n'est pas trop mon cas*

Oui, le public de PC est plus jeune et blog geek/créatif.
Oui, celui de PBTL est plus trentenaire et blog business/personnel.

Je retournerai aux deux.
Et demain, j'apprend la langue des signes.

 

Christophe, j'aurais plaisir à t'offrir un verre un jour prochain.
M. et V., on dîne quand ?

Commentaires

Je devais y aller et j'ai pas pu...
Merci pour ce compte-rendu plus qu'intéressant.
Bises
mimi

Ecrit par : mimidup | 23/09/2005

Oué ! Rhaaa :)

Ecrit par : Folie Privée | 23/09/2005

pas attendu longtemps en fait ;-))

tu sais que tu me donnerais *presque* des regrets toi ... pffff spa permis ça ... alors que je suis encore en plein jet-lag mental ..... gnhhhiiiiii

(note pour plus tard, aller faire un tour à PBTL histoire de moins avoir l'air d'un dinosaure)
;-D

Ecrit par : Mel'O'Dye | 23/09/2005

Je me joins à toi pour conspuer Murphy. Le quiproquo me reste encore à travers le souvenir.
Quant au diner, je propose un genre de PCTL (Paris carnette t'il?) totalement et égoïstement privé. Promis: aucun débat, aucun discours, aucune remise de prix, aucun quiproquo...

Ecrit par : Hémisphère M | 23/09/2005

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