22/09/2005
Toutoute première fois (2) : Paris blogue-t-il
Après mon "dépucelage" de Paris-Carnet, il y a deux mois, et le blogbashing imbécile entre les puristes de Paris-Carnet et les exégètes de Paris blogue-t-il, je m'étais promis d'aller au second. Histoire de me faire mon idée. Résumé des "arguments" contre : PC c'est rien qu'un repère de geeks qui se connaissent entre eux et sont persuadés d'avoir inventé les blogs ; PBTL c'est rien qu'un rendez-vous de marketo-hypeux rive gauche qui ont ouvert leur premier blog il y a deux mois.
Résumé des "arguments" pour : PC c'est une auberge espagnole, sans organisation, où l'on vient et l'on va vers les autres, ancien ou nouveau ; PBTL, c'est un événement organisé avec enthousiasme où les nouveaux sont accueillis et les convives badgés pour faciliter la prise de contact.
Ah, et puis aussi : PC, c'est une agence matrimoniale ; PBTL, c'est un rendez-vous d'affaires.
Devant cet étalage de nuances, il devenait urgent d'attendre... le prochain PBTL.
C'est fait.
J'arrive donc un peu après huit heures à l'Entrepôt, débarqué de Londres. Une affiche sur la porte indique "Des journalistes seront présents ce soir, et pourront filmer ou prendre des photos. Si vous ne souhaitez pas être pris en photo, n'hésitez pas à le leur dire." Ciel ! dans quel événement médiatico-hype suis-je tombé ?
L'entrepôt est un lieu agréable, avec une belle hauteur sous plafond et un restaurant bien isolé (phoniquement) du bar. Pas de badge à l'entrée : c'est donc dans le plus parfait anonymat, le plus Paris-Carnet anonymat devrais-je dire, que je me fraie un passage dans la cohue *c'était vraiment plein, à cette heure-là*, en observant d'un oeil d'abord intrigué puis ironique puis franchement narquois le début de la conférence-pipeau sur "l'avenir des blogs" - rien que ça.
Franchement, la pire idée de la soirée. Outre l'état d'impréparation des "conférenciers", plus occupés à se présenter qu'à discourir, la vacuité du message m'a rappelé les Très Riches Heures des Start-ups Internet, millésime 1998-1999. Oh oui, oh oui, regardez comme je suis trash, d'ailleurs je parle de DVD gore, je fais des interviews "boulangerie" et puis de toute façon mon blog a "trash" dans le sous-titre, donc je le suis. Et les blogs vont changer les médias, le résultat de la présidentielle et subséquemment le monde, en apportant à leurs auteurs amour, gloire et beauté - puisqu'il est entendu que tout blogueur ne vit que dans une quête de reconnaissance.
Visiblement nous ne sommes plus nombreux à nous préoccuper de la pseudo-conférence : je rencontre le buzzeur à l'origine de l'opération Constantine *désolé, j'ai oublié le nom* ; Christophe Ginisty (veste de cuir marron glacé, chemise souple, moins bronzé que sur la photo) avec beaucoup de plaisir, qui me présente Damdam *merci pour l'invention du Post-It, Mademoiselle va bien ?*, Ekzit et un autre bloggueur Hervé Resse qui aura ce mot parfait, pour qualifier les conférenciers : "Comme disait La Rochefoucault, soyons avares de notre mépris, il y a tant de nécessiteux." et qui en donne un bon compte-rendu. Pendant ce temps, le bruit de fond se poursuit sur le thème-qui-fait-pschit de la "guerre des barons". Le nom de Christophe sera d'ailleurs écorché à quatre reprises, ce qui est quand même un exploit *il ne s'appelle pas Gödvurtramkdeyrsundt, que je sache*. Bettina Soulez arrive, nous nous saluons par l'intermédiaire, toujours, de Christophe (donc si, Bettina, nous nous sommes rencontrés, mêmes si nous n'avons pas discuté).
Soudain, résonnent à mon oreille les notes fatidiques du leitmotiv de Darth Vador.
OK, j'en fais trop. Je remarque donc Loïc Le Meur soi-même (chemise à carreaux, pantalon de toile, chaussures de bateau) et en arrière-plan, pipe au vent comme l'autre son panache blanc, Laurent Gloaguen. Je peux donc annoncer au monde, que dis-je à l'univers ébahi, que j'ai fait la connaissance de Laurent au Paris blogue-t-il, ce qui est assez délicieux. Homme charmant, nous échangeons quelques mots, sommes d'accord pour dire que Ron est adorable ; Laurent est rejoint par d'autres carnetistes et propose un dîner un peu plus tard. Les embruns s'éloignent (je crois qu'il est allé discuter avec LLM). Michel (mais quel blog ?) et moi parlons près de l'entrée, quand deux jeunes femmes, radieuses, entrent, se dirigent vers lui et l'embrassent.
C'est alors que j'entends le mot "colères".
(to be continued)
15:00 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note






Commentaires
Euh Jarod, le bloggueur qui a cité la Rochefoucauld, c'est moi. Merci donc, de m'avoir cité deux fois :-)
Écrit par : Herve resse | 22/09/2005
La suite la suite !
Écrit par : Folie Privée | 22/09/2005
Le blogueur qui te manque, c'est Michel_V : http://zengun.org/weblog/
Écrit par : Laurent Gloaguen | 23/09/2005
Bravo ! Vite ! La suite !
Écrit par : Bettina Soulez | 23/09/2005
aaaahhh oui ... la suiteuuuu !!!!
Écrit par : Mel'O'Dye | 23/09/2005
Oué how ! La suite !
Écrit par : Folie Privée | 23/09/2005
> Folie : tu enlèves la moutarde de tes yeux et tu me laisses corriger les fautes, ok ? Sinon, je te capoérise les couettes.
> Hervé : heureux de la rencontre !
> Laurent : merci !
> Bettina, Mel'O'Dye : oui, oui, on y travaille ! :-)
Écrit par : Jar0d | 23/09/2005
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