29/07/2005
Aristochatte en détresse cherche Chat-rmant (botté ou pas)
Telle Fiona, je me morfonds attendant mon Prince Chat-rmant.
Jean-Xanax, oublie Madame Caca.
Jean-Xanax, je saurais te rendre heureuse.
Jean-Xanax, je veux être Madame DuCon et porter nos P'tits Cons.
Jean-Xanax, je t'aime !!!
Signé :
Mortissa, aristochatte sur un toît brûlant.
Ou l'inverse.
[edit du 5/8 : il existe un dieu ! Jean-Xanax répond à l'admiration désespérée de ses fans en narrant, avec le style incopiable qu'on lui connaît, ses fabuleuses aventures du quotidien, toutes de classe, d'allure, d'allant, de... Jean-Xanax, quoi. Mon bel amour, ma griffure, je fonde (sans 'e' aussi) pour toi le J2XMMUFC : Jean-Xanax Maître du Monde Universal Fan Club. Mwiiiiiiiiiiiiiiiiiii (NDT : miaulement de groupie)]
21:05 Publié dans Jean-Xanax mon amour (by Mortissa) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Paris-village
Sortir du bureau pas trop tard. Juste un salut à l'hôtesse d'accueil, moins sympa que celle du matin.
Hésiter devant le distributeur quelques instants - qui auront leur importance. Se décider et retirer des sous.
Traverser au feu orange car aucune voiture en vue.
Remonter la rue de Courcelles.
Etre perdu dans ses pensées. Tiens, pique-nique dimanche avec le Club des Cinq (sauf un absent).
Lever la tête, quelqu'un arrive par babord.
Demi-seconde d'hésitation mutuelle.
!!!!
"Saluuuuut ! *bise* Ca alors, qu'est-ce que tu fais-là ?!"
"Je fais quelques courses et je file vers le Sud pour les vacances, trois semaines"
et "Moi, je travaille à deux cents mètres." Blablabla.
L'absent en question mentionné quelques lignes plus haut.
Sa voiture était à un mètre cinquante.
Tout se tient si bien en quelques secondes.
Paris est un village...
19:30 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ma grand-mère (4)
L'appartement est vide, j'ai fait l'état des lieux, relevé les compteurs de gaz et d'électricité. Ma grand-mère se plaît dans la maison médicalisée, dîne, dit-elle, avec son ami *qui est à huit cents kilomètres de là*...
C'est étonnant comme les souvenirs sont rémanents. Engravés dans la matière molle de nos cerveaux. Ou est-ce dans le coeur ?
*********
Je suis allé longtemps dans le petit appartement de la cité HML proprette de cette banlieue sud. Seul petit-fils à Paris pendant plusieurs années, une sorte de rituel s'était installé : une fois par mois, mois et demi, déjeuner chez Mamie le dimanche.
Ma grand-mère avait peu de recettes.
J'arrivais d'habitude autour de midi, midi et quart. On papotait, je mettais la table tandis qu'elle s'affairait à "sa cuisine", comme elle disait. Je me rappelle surtout cette petite cocotte rouge, en vraie fonte, noircie à l'intérieur et à l'extérieur de trop de débordements, de coups de chaleur, de rôtis accrochés. Elle y coupait en quarts quelques patates, un peu d'ail, une ou deux tomates, quelques branches de thym, pour les cuire à l'étouffée, à feu doux. Pendant ce temps, le four prenait soin d'un rôti, de porc ou de veau.
"Prend les beaux verres, hein"...
Vers une heure, une heure et demie, deux heures quand l'équipe offrait l'apéro, son ami arrivait du basket avec le pain *il continue d'ailleurs. A quatre-vingt-cinq ans passés, deux fois par semaine : le plus ancien licencié de la Fédé !*, me saluait, posait sa casquette sur le bras du canapé de velours rouge, son étui à lunettes sur la table basse, s'asseyait à table, face à la fenêtre.
"Qu'est-ce que vous prenez comme apéritif ?"
Et le repas se déroulait. Il racontait, une fois encore, les anecdotes *plutôt drôles, je dois dire* et les souvenirs de la guerre, de son enfance. Ma grand-mère nous couvait littéralement du regard, se levait, allait à la cuisine - réprobation unanime des hommes : "Mais qu'est-ce que tu veux faire ? On peut y aller !" -, apportait la cocotte et le plat à viande, se rasseyait avec un grand "Ouf !", me passait les couverts :
"Sers-toi bien, vas-y"
Je crois qu'en près d'une centaine de déjeuners, et malgré mes efforts, je n'ai jamais réussi à ne PAS me servir le premier... On déjeunait tranquillement, lui et moi buvions un peu de blanc en entrée, du rouge pour le plat principal, rarement bon mais acheté pour l'occasion.
"Et comment ça va ton travail ?"
Je ne suis pas sûr qu'elle ait jamais compris les différents métiers que j'ai exercés : banque, environnement, start-up, technologie. Mais il lui suffisait de savoir que ça m'intéressait ou que "ça allait". On parlait coeur, aussi, dans mon époque célibataire. Ensuite, bien sûr, les déjeuners se faisaient à quatre.
"Oh que je suis heureuse que tu sois là, mon fils !"
Elle m'a toujours appelé "mon fils", souvent avec le prénom de mon oncle d'ailleurs. De plus en plus souvent, cette joie déclenchait une crise de tétanie, mais son ami avait la technique (et un sac en plastique dans la poche) et son médecin avait fini par trouver une ruse *un comprimé bleu à mettre sous la langue, du Tranxène je crois*. Une fois, il a fallu faire venir les pompiers. Juste par sécurité. Aller aux urgences, attendre des heures. Et puis on repartait.
"Vous allez voir que grand-mère sait faire un bon café !"
Et c'était le café. Beaucoup pour moi : j'ai toujours terminé la cafetière. La boîte de chocolat à la menthe sur la table. Son ami redescendait quelques instants dans son appartement, puis revenait. Je prenais congé.
"Et reviens vite, hein, mon ange."
J'y suis allé en RER, en voiture, en moto, sous le soleil, sous un ciel gris, sous la pluie. Il a fait trop froid, très chaud, juste doux, un temps agréable. Je repartais de jour en été, au crépuscule en hiver. J'ai parfois râlé d'y aller encore, pas envie, et j'en revenais à la fois content et fatigué. J'ai une fois ou deux pris des risques à repartir en moto, un peu éthylique... J'y suis aussi allé malade, gros rhume *bonjour de loin* ou rhume des foins au printemps, le mouchoir a portée de main *qui n'empêche pas le bonjour de près*. J'y suis allé seul, à deux, seul. Il y a parfois eu des déjeuners de famille.
C'était un peu immuable. Comme une grand-mère, finalement. Croit-on.
Aujourd'hui, la petite cocotte de fonte rouge est dans ma cuisine. Les beaux verres aussi.
Et ça me manque.
16:50 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Maudits Français, Lynda Lemay
*quoi, j'ai des envies de voyage ?*
Y parlent avec des mots précis
Puis y prononcent toutes leurs syllabes
À tout bout d'champ, y s'donnent des bis
Y passent leurs grandes journées à table
Y ont des menus qu'on comprend pas
Y boivent du vin comme si c'était d'l'eau
Y mangent du pain pis du foie gras
En trouvant l'moyen d'pas être gros
Y font des manifs aux quarts d'heure
À tous les maudits coins d'rue
Tous les taxis ont des chauffeurs
Qui roulent en fous, qui collent au cul
Et quand y parlent de venir chez nous
C'est pour l'hiver ou les indiens
Les longues promenades en Ski-doo
Ou encore en traîneau à chiens
Ils ont des tasses minuscules
Et des immenses cendriers
Y font du vrai café d'adulte
Ils avalent ça en deux gorgées
On trouve leurs gros bergers allemands
Et leurs petits caniches chéris
Sur les planchers des restaurants
Des épiceries, des pharmacies
Y disent qu'y dînent quand y soupent
Et y est deux heures quand y déjeunent
Au petit matin, ça sent l'yaourt
Y connaissent pas les œufs-bacon
En fin d'soirée, c'est plus choucroute
Magret d'canard ou escargots
Tout s'déroule bien jusqu'à c'qu'on goûte
À leur putain de tête de veau
Un bout d'paupière, un bout d'gencive
Un bout d'oreille, un bout d'museau
Pour des papilles gustatives
De québécois, c'est un peu trop
Puis, y nous prennent pour un martien
Quand on commande un verre de lait
Ou quand on demande : La salle de bain
Est à quelle place, s'il vous plaît ?
Et quand ils arrivent chez nous
Y s'prennent une tuque et un Kanuk
Se mettent à chercher des igloos
Finissent dans une cabane à sucre
Y tombent en amour sur le coup
Avec nos forêts et nos lacs
Et y s'mettent à parler comme nous
Apprennent à dire : Tabarnak
Et bien saoulés au caribou
À la Molson et au gros gin
Y s'extasient sur nos ragoûts
D'pattes de cochon et nos plats d'binnes
Vu qu'on n'a pas d'fromages qui puent
Y s'accommodent d'un vieux cheddar
Et y se plaignent pas trop non plus
De notre petit café bâtard
Quand leur séjour tire à sa fin
Ils ont compris qu'ils ont plus l'droit
De nous appeler les Canadiens
Alors que l'on est québécois
Y disent au revoir, les yeux tout trempés
L'sirop d'érable plein les bagages
On réalise qu'on leur ressemble
On leur souhaite bon voyage
On est rendu qu'on donne des becs
Comme si on l'avait toujours fait
Y a comme un trou dans le Québec
Quand partent les maudits français
16:02 Publié dans Des mots m'émerveillent | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28/07/2005
Les Malpolis en concert
Le métro aérien, théâtre d'une bataille biblique *à ma gauche, la Chaleur Moite aux relents de caoutchouc fondu, à ma droite Petit Courant d'Air le bien-nommé*, nous régurgite du flot des passagers poisseux, face à la Seine.
Il est un peu après huit heures, l'eau a pris une bizarre teinte de métal terne non loin de l'arrogant ministère en barre. On oblique, début du quai pavé vers le lieu de l'invitation.
La jonque apparaît doucement, ballottée par le passage sénatorial des péniches de transport. Plus loin, le Batofar oscille, rouge éteint. Des gargotes se muent en plagistes - sans le sable dans les chaussures : bancs, tables, chaises, parasols, "Groville-Plage" et la musique habituelle, faux-cul entraînante de ce genre de lieux.
On est un peu tôt : prenons un verre, assis sur des bancs d'école, grande table pour six en bois clair verni. Echangeons les places : tampon noir sur le dos de la main. La coupée branle un peu, paradoxe au vu du glacis fluvial qui nous entoure.
La Guinguette Pirate est-elle une vraie jonque ? Une qui pourrait naviguer ? Il y a quelques détails : la dérive mobile, avec sa machinerie à poulie pour la lever ou l'abaisser. Les rideaux noirs calfeutrant l'extérieur ont une étrange odeur d'encens et... d'autre chose ;-)
Nous ne serons pas nombreux ce soir, il fait chaud presque lourd. Les trois hurluberlus encostumés se glissent jusqu'au sauna des spots et dévident le spectacle, interjettant des saynètes ironiques entre deux chansons-bazooka au col de dentelle. Désintégrés, les conducteurs de 4x4 comme substitut du pénis ; les ultra-cathos vendéens descendus "en ligne droite" (sproutch) des Bourbons, les psys-gourous-pseudothérapeutes – pardon : « alter-médiateurs », les ex-fumeurs néo-emmerdeurs, toute la clique des « raison gardant »…
Les araignées du plafond, stars funiculaires, passent et montent devant les lampes, le nez du bassiste ou le micro du chanteur – ça surprend plutôt.Deux heures de spectacle dans des conditions difficiles (pour eux et nous). Comme dit la Rue Kétanou : « Y a des cigales dans la fourmilière. ».
Et c’est bien.
*merci, papillon*
10:55 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22/07/2005
Les étrangers, Léo Ferré
*SD to Megalomane - c'était pas Vladimir, c'était l'an dix mille... erm -, Folie, et puis les gens que j'aime, hein*
Regarde-la ta voile elle a les seins gonflés
La marée de tantôt te l'a déshabillée
Les bateaux comme les filles ça fait bien des chichis
Mais ce genre de bateau ça drague pas dans Paris
T'as les yeux de la mer et la gueule d'un bateau
Les marins c'est marrant même à terre c'est dans l'eau
Ta maman a piqué sur ta tête de vieux chien
Deux brillants que tu mets quand t'embarques ton destin
C'est pas comme en avril en avril soixante-huit
Lochu tu t'en souviens la mer on s'en foutait
On était trois copains avec une tragédie
Et puis ce chien perdu tout prêt à s'suicider
Quand la mer se ramène avec des étrangers
Homme ou chien c'est pareil on les r'garde naviguer
Et dans les rues d'Lorient ou d'Brest pour les sauver
Y a toujours un marin qui rallume son voilier
Regarde-la ta quille à la mer en allée
La marée de tantôt te l'a tout enjupée
Les bateaux comme les filles ça fait bien du chiqué
Mais quand on s'fout à l'eau faut savoir naviguer
T'as le cœur comme ces rocs vêtus de Chantilly
Quand la tempête y a fait un shampooing dans la nuit
Ta maman t'a croché deux ancres aux doigts de chair
Et les lignes de ta main ça s'lit au fond d'la mer
C'est pas comme en avril en avril soixante-huit
Lochu tu t'en souviens dans ces rues de l'emmerde
On était trois copains au bout de mille nuits
Et le jour qui s'pointait afin que rien ne s'perde
Quand la mer se ramène avec des étrangers
En Bretagne y a toujours la crêperie d'à côté
Et un marin qui t'file une bonne crêpe en ciment
Tellement il y a fourré des tonnes de sentiments
Regarde-la ta barre comme de la Pop musique
Ça fait un vrai bordel chez les maquereaux très chics
La mer a ses anglais avec le drapeau noir
On dirait Soixante-huit qui s'en r'vient du trottoir
Ma maman m'a cousu une gueule de chimpanzé
Si t'as la gueule d'un bar j'm'appelle Pépée Ferré
C'est pas comme en avril en avril de mon cul
Dans ce bar endossé au destin de la rue
Et c'est pas comme demain en l'An de l'An Dix mille
Lochu tu t'en souviens c'était beau dans c'temps-là
La mer dans les Soleils avec ou bien sans quille
Un bateau dans les dents des étoiles dans la voix
Et quand on se ram'nait avec nos Galaxies
Ça faisait un silence à vous mourir d'envie
Et les soirs d'illusion avec la nuit qui va
Dans Brest ou dans Lorient on pleure et on s'en va
L'An Dix mille... Lochu ? Tu t'rappelles ?
L'An Dix mille... Tu t'rappelles ? Lochu ?
L'An Dix mille, l'An Dix mille, l'An Dix mille...
19:55 Publié dans Des mots m'émerveillent | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
May The Farm Be With You
Je sais, ça a déjà été lié des milliers de fois sur des milliers de sites.
Mais c'est vraiment trop drôle :-)
C'est là.
(vaut mieux comprendre l'anglais, hein)
19:50 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21/07/2005
Les yeux éteints (2) : les yeux brillants
(le début ici)
J'avais à peine esquissé un sourire que son regard avait condensé l'instant en un fil rouge d'elle à moi. Le fil pendait de son poignet, un reliquat de ces bracelets-porte-bonheur dont on attend qu'ils s'usent jusqu'à la corde. Elle m'avait pris le bras.
Elle avait les yeux brillants.
Nous étions restés quelques secondes, tendus, indifférents au bus pétaradant, la Seine qui paressait entre les piles du Pont-Neuf, froissée des commentaires mécaniques d'un bateau-mouche. Son geste m'avait surpris, plus que je n'osais l'admettre.
Elle avait les yeux brillants.
Nous avions rejoint la berge, tourné à droite vers Saint-Michel, sous les frondaisons des platanes. Elle me tenait toujours le bras, légèrement. Nous regardions la ville, les secondes croisées des étrangers en vacances, nez en l'air et plan en main.
Elle avait les yeux brillants.
Devant le Pont des Arts et sa volée de bancs, nous avions traversé à l'ombre du dôme de l'Institut. Par le petit passage côté droit, on quitte les berges, on entre dans le ventre de la rive gauche, les premières galeries. Et puis ce bar, "chez Ernest", ridiculement étroit, l'affichette fânée "commandez au bar s'il vous plaît".
Elle avait les yeux brillants.
Dans les éclats de voix et de verres d'un bar d'après-midi, le fil rouge de son poignet dansait follement au rythme de sa voix enfumée.
*à suivre*
18:05 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La minute people
Dimanche soir, vers vingt heures, place de l'Archevêché à Aix-en-Provence.
Quelques instants avant d'entrer pour voir "Cosi fan tutte", un très léger mouvement s'opère dans mon dos.
"Regarde : c'est Lionel Jospin !" (il devrait changer de tailleur, son pantalon de costume est beaucoup trop long pour être élégant)
Avec le ministre de Robien.
Et, me dira-t-on, Bernard Kouchner déjà à l'orchestre.
A la sortie, la silhouette d'un avocat médiatique, je crois (plus de soixante ans, cheveux blancs en vague vers l'arrière, genre vieux beau des prétoires, j'ai oublié son nom).
L'opéra ? Très bien chanté, j'ai moins aimé la direction du chef (trop romantique à mon goût par moment), mise en scène simple et efficace. Trois très riches heures, dans la magie du crépuscule, une lune gibbeuse dans l'angle de la scène.
*comment ça, je fais mon Ginisty ? ;-)*
14:05 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Dérapage synaptique du jour
En lisant cette note du 19 juillet, je pense à une chanson de Léo Ferré.
Elle se terminait par un violoncelle, je crois, et la voix de Léo qui chuchotait : "Vladimir, Vladimir, Vladimirvladimirvladmimir" jusqu'à plus son.
Merci, Mlle Megalomane.
12:05 Publié dans Des mots m'émerveillent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






