30/06/2005

Re-passé

Transfert d'archives depuis l'ancien blog.

En fait, aussi, depuis un deuxième ancien blog caché jusqu'ici.

Un an après.

Pas de regret.

Souvenirs.

Sourire.

*catégories Expéri-mental et Des mots m'émerveillent, pour ceux que ça intéresse*

[edit du 2 juillet : le transfert continue, Expéri-mentalet Voir, entendre, ressentir]

29/06/2005

J'habite là

Premiers essais de Google Maps. Pour chercher une ville en France, n'oubliez pas d'ajouter ", France" derrière. Pour un village, une toute petite ville, cherchez d'abord la "métropole" voisine puis naviguez en cliquant-glissant sur la carte (et en suivant les routes...)

Bon, pour le coeur de l'Auvergne, la définition est moins bonne, mais je crois avoir trouvé le village.
Pour le sud, Bandol, c'est pas difficile avec la ligne de côte.
Pour Paris, c'est vraiment bluffant : Paris

Pour me trouver : entre l'avenue du Maine (la grande avenue) et la barre d'immeubles verticale blanche, au milieu du petit côté du triangle.

Petite réflexion en passant : il s'agit là d'une technologie civile. Comme les images de Spot en leur temps. De quoi sont capables les satellites militaires actuels ?

28/06/2005

Raison du futur INtérieur

Nous sommes assez différents.

Elle préfère la province, la moto, l'avion, le saut à l'élastique, les soirées interminables. Je suis plus ému par Paris, la lecture d'une phrase, la fugacité d'une image, le choc de deux regards, un silence, un envol.

Et pourtant si proches et si semblables.

Hier, elle a écrit ceci :
Je veux vous dire.
Si je devais partir brutalement demain, ne pleurez pas pour moi. J'aurais fait ce que je voulais faire, vécu plus que ce que la vie m'avait réservé. J'aurais été une femme heureuse, malgré les moments de doute et de détresse j'aurais été ce que j'avais fait de moi et j'aurais aimé ce que j'étais. Je n'aurais pas nourri de regrets. J'aurais aimé, oh tellement aimé... et j'aurais reçu plus d'amour qu'il n'est permis.
Alors non, ne versez pas de larmes sur ce qui aurait pu être. Célébrez, souriez, vivez comme j'aurais vécu. "Le deuil n'entre pas dans la maison du poète".


Voilà.
Pareil.

Elle : ma soeur.

27/06/2005

Mémoires d'Hadrien, Marguerite Yourcenar

Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Cà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout, les éboulements du hasard. Je m'efforce de reparcourir ma vie pour y trouver un plan, y suivre une veine de plomb ou d'or, ou l'écoulement d'une rivière souterraine, mais ce plan tout factice n'est qu'un trompe-l'oeil du souvenir.

25/06/2005

"Comment peut-on aimer vivre à Paris ?"

Réveil d'un beau samedi.

Le soleil baigne doucement le jardin de l'immeuble, j'entend le pépiement des oiseaux.
Sonnerie, cris d'enfants, applaudissements : ce doit être le spectacle de fin d'année de l'école voisine.
Le chat explore les pétales et les feuilles de géranium tombés du balcon supérieur.
Elle dort encore.

Hier, dans la chaleur de la fin d'après-midi, j'ai acheté une chaise longue.

Chaise longue, café frais, balcon, pas un bruit de voitures, juste la trace d'un avion sur le bleu pâle du ciel.

Paris, vraiment ?

23/06/2005

Star Wars III : la revanche des Sith

Evidemment, on connaît la fin, au moins conceptuellement, avant même le début.

Est-ce que tout cela en valait la peine ? La première scène est superbe. Puis ça s'englue. Grave. Dialogues d'une débilité sans nom *aaaah la scène du balcon entre Anakin et Padmé : c'est Shakespeare passé au Juste Prix*, aucun humour *à peine un sourire aux facéties de R2D2*, aucun subtilité dans l'intrigue *tout est TELLEMENT prévisible*, rythme d'une mollesse gastéropodienne, montage qui montre trop *Anakin entrant dans la pièce du temple Jedi où sont réfugiés les apprentis* et pas assez *jetons un voile pudique sur les secondes qui suivent*.
La scène de confrontation sur la planète-volcan dont tout le monde parle tant ? Nulle, on dirait un jeu vidéo. Les dernières scènes du film ? Totalement inutiles, uniquement pour montrer que "oui, oui, je ne me contredis pas entre la fin de l'épisode III et le début du IV, je vous explique tout bien clairement". ON S'EN FOUT !
Aussi chiant que le I, finalement, mais sans cette tête-à-claque comique troupier de Jar Jar.

Et pourtant, il y avait tant de belles idées à développer ! Pourquoi le sénateur Bail Organa et Padmé ne tentent-ils rien pour contrer la prise du pouvoir légal de Palpatine ? Pourquoi ne pas insister sur l'orgueil d'Anakin, sa faiblesse si humaine pour les fastes du pouvoir ?

Quelques belles scènes : le début (je me repète), le combat Palpatine-Yoda, l'assassinat des Jedi, la bataille sur la planète des wookies.

Et surtout, surtout, la transformation de Anakin en Darth Vader. Jusqu'au détail qui tue, hélas ! : le premier pas de Darth dans son armure, genre monstre de Frankenstein hurlant son chagrin doublé d'un effet "Dragonball" pour enfoncer les murs...


Mais bon, la "construction" de Darth... l'armure noire... la colerette... le casque qui approche... qui se pose petit à petit... qu'on entend se sceller, comme se scelle un destin... et là, là, lentement

suspendue

douloureuse

la première terrible respiration d'un des plus beaux méchants du cinéma.

Brrrr.

22/06/2005

Londres, un soir de juin

Déplacement professionnel, certes, mais le temps était tellement beau que l'heure de coucher fut indûe...

20/06/2005

Introspective

medium_in_the_sky.jpgCa fait quand même bizarre d'avoir un nom de produit commercial depuis le 10 mars 2005.

*Ca doit être pour ça qu'on me propose de racheter les domaines déposés à ce nom...*

image (c) AMD Inc

De la grandeur

"Puisqu'il n'est ici question que d'argent, combien voulez-vous ?" : Marek Belta, premier ministre polonais, au sommet européen consacré au budget 2007-2013. Et rejoint en cela par neuf autres "nouveaux entrants", ex-"pays de l'Est".

Le 16 juin 2005, les pays les plus pauvres ont proposé l'aumône aux plus riches pour sauvegarder l'idée européenne.

J'espère au moins que M. Blair a eu honte un court instant.

8784 h moins le quart

Dans quelques heures, cela fera un an que le premier "Dérapages synaptiques" est né.

Au départ pour garder le lien et raconter un voyage en Australie. Notes essentiellement descriptives, clins d'oeil à la famille et à celle qui était à Paris. Quelques dérapages, des écrits de trois heures du matin ou équivalent post-jetlag personnel.

Puis au retour, finalement, j'ai continué. Tout cela n'a pas beaucoup de sens, canal de communication vers ceux qui me lisent, certains que j'aime et qui m'aiment, d'autres inconnus. Paris, bouquins, musique, états d'âme parfois. Partager quelques souvenirs de ceux qui manquent et des enthousiasmes sur ce qui advient. Echanger politique, à l'occasion du récent référendum.

Il s'est passé beaucoup en un an.

J'ai découvert des sensibilités incroyables : Juliet" (en pause), Petite étoile, Ron, Ebi, Indécise, ...
Remis à jour ma culture musicale avec Immature, La blogothèque
Eclaté de rire à lire Folie, Eulalie, Ludomatic, Blaise
Eté ému, parfois bouleversé, par les beautés de Colères essentielles, Clic, Mégalomane, Ph&n0, ...
Suivi les aventures mécaniques et aériennes de ma soeur,
Et tant d'autres que j'ai découvert, sur lesquels je suis passé, ou que je ne connais pas et qui ont voulu laisser une trace de leur passage en commentaire.

Certains continuent, d'autres sont en pause, ou en suspens. Le journal d'un prof s'achemine vers la fin de l'année, comme Maevina. Christophe franchit de plus en plus sa ligne jaune éditoriale et ça n'est pas déplaisant, bien au contraire. Melodye alterne les aventures de ses contrats et de sa trollette.

Au cours de mes pérégrinations, je suis aussi tombé sur des blogs fachos, vulgaires, trash, à tendance backroom ou tout simplement qui ne me parlaient/plaisaient pas.

En un an, j'ai failli arrêter deux, trois, quatre fois. Comme beaucoup. Et puis finalement, on recommence. Parce qu'on a envie de dire. Parce qu'on a envie de partager.

Le commentaire qui m'a le plus surpris : "il est bien ce blog, mais parle un peu plus de toi". J'ai pourtant l'impression de ne faire que cela.

Alors, je voudrais juste dire, à ceux que je lis, à ceux qui me lisent :

Merci.

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