26/10/2004
Vacarme de cocktails
En remontant la rue de Seine, les galeries endormies se teintent de nostalgie. J'y étais passé, de jour, vous vous en rappelez, extase des oeuvres éclairées, un bar de quartier à l'air canaille.
Hélas, il est trop tard, nuit, les chaises sont retournées sur les tables rondes par les bras de déménageur d'un patron à la carrure de catcheur Drapeau arc-en-ciel sur la vitrine : un discret insigne un peu incongru dans ce quartier. Le bar ferme. Dommage.
De dépit, on en revient, aimantés, vers le point de nos attractions errantes.
Ambiance explosée !!
Une convention ? Un séminaire ? En français, en anglais, l'endroit dégueule de gens, ils ont l'air de tous se connaître, aux styles équivalents, aussi - lunettes rectangulaires, jeans siglés, baskets de marque. De quoi s'agit-il ? Une chaîne de télé ? Ils sont tous au vin rouge et mini-club sandwich, le blond un peu gras aux Puma à bandes jaunes, la brune au gilet long de laine brique, baskets hautes à la virgule blanche. Ou agence de pub. Brouhaha.
La musique espagnole, flamenca, chantéecriée, lutte contre le volume des affirmations simultanées. C'est bien la première fois, ce lieu, ainsi.
Ma voisine de droite est une anxieuse. Quelque chose dans sa posture crie l'attente, l'espoir, la crainte et le repli.
Tragicomédie des sociétés.
21:00 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, bar






Écrire un commentaire