08/07/2004

La plus belle baie du monde

Le 7 juillet.

Petit dejeuner devant une plage surperlative : sable clair, surfs "lifeguard" prets a l'usage, la mer est bleu acier, le ciel aussi, terrains de beach-volley, jeunes gars et filles en short clairs pour une partie loufoque, mamans appretees avec lunettes de soleil fashion et poussettes tout-terrain *c'est vachement chic, par ici*

ET CETTE LUMIERE !!!!!

Dans le ferry, pont superieur, a l'avant. Pour voir la ville venir, le soleil dans mon dos. Le ciel commence a se couvrir au sud, il fait 15 degres environ et bien plus en plein soleil. *enfin je n'ai pas froid !* Un joli vent, les voiliers ont largue pas mal de toile et filent lumineux.

Sydney est une belle cite, aux immeubles varies, aux styles interpretes et melanges. De grands parcs pour la faire respirer. Demain, je monte sur la Sydney Tower, voir la ville du point de vue de l'ange.

Les passages pietons australiens, politique pour les handicapes oblige (et bien appliquee partout, d'ailleurs), sont sonorises : battement lent au rouge, un pip et battement rapide au vert. En fait, c'est plutot dangereux : on s'habitue vite a ne se fier qu'a son oreille, en oubliant qu'il peut y avoir deux passages desservis par un meme feu... *Oups !*

La ville est reellement organisee autour de la baie, qui n'est pas une zone morte mais grouille de ferries (publics ou prives), d'activite (les port de commerce et militaire sont juste un peu plus loin), de voiliers, ...

L'opera ne faillit pas a sa reputation, exterieur. Tourne vers la baie, les ondulations blanchatres de son toit multiple refletent le soleil d'hiver. C'est beau. L'interieur accuse son epoque, beton nu et epoxy marron. Impressionnant.

Darling Harbour est un port reamenage pour les jeux de 2000 en immense complexe convention-entertainment, iMax inclus. L'arrivee en monorail est le seul interet, on traverse litteralement suspendu.

Le Queen Victoria Building est une galerie commerciale ancienne (fin XIXeme ?), sur 4 niveaux et un sous-sol, moquettes, fresques, horloge suspendue monumentale pour servir d'ecrins a des boutiques essentiellement de luxe. Tres joli.

Le Harbour Bridge a des allures gothamiennes dans le crepuscule mouille, projecteurs au sodium soulignant ses piles, ne manquent que les gargouilles ou les colosses neoclassiques *et Batman*.

Le crepuscule est electrique, reseau urbain orange pour dessiner la ville, neons et fenetres eclairees pour dire l'existence de la multitude de vies actives, fourmis pour la gloire de l'Australie et de la finance mondiale *oui, rive sud, c'est le quartier des affaires*

C'est beau, le business, la nuit ;-)

J'attrape la correspondance pour Manly, le ferry a cette heure-la (5h20) a des airs de sortie de bureau. Rentrer du boulot ainsi, c'est une etrangement calme coupure, lente oscillation de la houle pour bercer les passagers ereintes. Un temps suspendu. Photos entre chien mouille et loup humide, les couleurs s'estompent, la ville se retire.

Differences avec Melbourne : ca bouge, ca vibre, ca navigue, il y a du monde, les gens font normalement la gueule *tiens, on est en ville*, les habits sont plus sombres, tailleurs stricts et costumes rayes. Les Australiens semblent avoir d'abord une passion pour les T-shirts *jamais vu une telle variete* puis, avec l'age, pour les chemises *le paradis !!! mais je ne suis pas la pour ca - ou alors, acheter une autre valise...*

*Private : du ferry au bac, on a emprunte les memes bateaux *galeres ?* avec bonheur.*

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