30/06/2004
Pacifique...
Hier 29 juin, lever a 7h : depart en bus pour la decouverte de la Great Ocean Road, route cotiere (comme son nom l'indique) et monument touristique. C'est la grande excursion de cette premiere partie de voyage.
Alors que le ciel etait gris la veille, c'est un grand soleil qui nous accompagne - meme si le guide previent qu'ici, on peut avoir "les 4 saisons en une seule journee". Plein ouest donc. Je suis d'accord avec Carmen : 'c'est quand meme plus interessant que le shopping".
Premier stop : Bells Beach, une plage de surf - meme en hiver - magnifique sous le soleil matudinal. La lumiere est belle, les vagues regulieres et puissantes - un bon metre de haut. Australie de carte postale, certes, quoique la saison donne une teinte adoucie a l'air. Le Pacifique a perte de vue, on regarde l'Ouest - de l'autre cote, l'Afrique du Sud ?
La brume oceane dessine des arcs-en-ciel violemment colores, qui nous accompagnent dans les meandres du ruban goudronne *on suit la cote, au metre pres*.
Ca n'a pas l'air de deranger les kangourous, qui partagent le terrain avec des golfeurs. *c'est vrai, ils sont ex-anglais, ici*
Next stop : une foret d'eucalyptus, on marche nez en l'air, a la recherche du koala. Boule de fourrure grise, pas du tout impressionne par la flanquee de touristes, le marsupial est surtout occupe a attraper les jeunes feuilles d'eucalyptus sans crainte de perdre l'equilibre *mais comment fait-il ?* - et a dormir (19h par jour...). Sur les 600 varietes de cet arbre, seules 5 lui sont digerables. Juste au-dessus du chemin, en voila quelques-uns *on s'croirait chez Disney, avec ses grands yeux noirs arrondis - tiens, ca me rappelle quelqu'un...*
A suivre : la foret humide (rainforest) temperee, les 12 Apotres
11:10 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie
28/06/2004
On a ses faiblesses..., disait-elle
Vrai petit dejeuner ce matin : scrambled eggs, cafe et jus de fruits.
Matinee radieuse, je vais a Geelong. Ou est le mauvais temps hivernal annonce ? Ah si ! finalement le voila, depart sous le soleil, 50 minutes de train, arrivee sous la pluie.
Meme un lundi, Melbourne me semble ville paisible. Peu de monde dans les rues, un trafic raisonnable, la gare est presque vide - en plus d'etre en travaux, ce qui ne facilite pas le reperage.
* Ya des mouettes, aussi.*
Deux ou trois choses difficiles, ici :
- regarder a droite avant de traverser
- aller vers le sud pour avoir plus froid
- certains accents ("o-kaaaaaaaay")
Le sud de Melbourne, cote ouest, est plat pays. On voit les nuages arriver de loin, couverture grise - la terre prend tout a coup des couleurs salies. Le vent d'ici dessine les perturbations a grand coups de brosse, nuages etires etales comme dans sur une toile - ou est Turner, il aurait pu aimer ? Peu de differences entre la plaine americaine et la plaine australienne *de toute facon, c'est plat, gros malin !*, sauf qu'on y roule a l'envers. Et juste une impression de secheresse, guarrigue sans lavande ou centre Bretagne.
Arrivee a Geelong sous la pluie australienne : en gros, ca tombe mais c'est pas grave, il suffit d'une vingtaine de minutes. On voit d'ici les Dandenong, chaine montagneuse au nord de Melbourne ; la ville reste invisible masquee derriere un port industriel.
La cite est assurement touristique : pas un immeuble dans le centre ville qui ne soit une echoppe, un magasin, un mall raisonnable. L'architecture a un etage essentiellement, traduit la vocation commercante des immeubles les plus anciens : baies vitrees au rez-de-chaussee, porte-fenetre centrale au premier pour servir l'entrepot.
Le front de mer est semblable a ces mortes stations de basse saison : triste et ferme. Pas une vraie vie cotiere donc, juste une marina pour l'ete. Le ciel est plombe, la texture de l'air a change.
10:35 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie
Precisions utiles
Je me rends compte que n'etant pas si fidele au poste, je devrai desormais preciser quelques donnees. Du genre, le jour et l'heure des faits decrits, ca vous evitera de calculer.
Donc, j'ai 8h d'avance. La, il est 16 h, le 28 juin, dans un cafe, retour de Geelong. (cf supra)
*certains propos pouvant heurter la sensibilite de nos plus jeunes lecteurs, nous demandons aux adultes responsables (*ca existe ?!*) d'exercer la surveillance adequatement juvenile.*
Hier dimanche, soiree etonnante. Carmen m'a invite a l'accompagner a une conference de son Eglise, ambiance charismatique : musiques et chants, karaoke au retro-projecteur pour l'assistance, serrements de main a l'inconnu ("raise your hand those who have met a perfect stranger tonite !"), conference d'edification.
Le conferencier, americain, use de toutes les techniques de communication habituelles : rythme du discours, alternance d'appels a l'emotion et a la raison en forme parfois de sophismes ou d'interro-negations (on ne peut donc que repondre "oui !", et adherer subsequemment), repetition pedagogique, anecdotes forcement savoureuses dans lequel il a parfois le role du naif, et quelques citations. Bref, l'arsenal tel que je pouvais l'imaginer. Une chose importante cependant : le fond du message est clair, en rien contradictoire avec ce que je pense avoir compris de celui de l'Eglise catholique romaine.
En un sens, c'est rassurant.
Un vent glacial ebouriffe la ville. La nuit transperce meme la chaleur lunaire de ces rencontres imprevues. On rentre tot.
10:20 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie
26/06/2004
Life nights
Premiere vraie nuit a Melbourne : nous avons termine dans un bar, avec Paul, l'ami d'une des filles (Noemie) et un de leurs copains, Nicholas. Depart pour une rave pour terminer la soiree. Ouaaaaaa, apres avoir change d'adresse, nous arrivons dans un ancien commissariat de police transforme en boite, "Hard Kandy" (non, je ne traduirai pas), deux DJ dans la soiree, le premier plutot techno, le second plutot transe. Excellent ! Ca faisait longtemps que je n'avais pas autant danse, aussi librement. Les amis de Carmen etant asiatiques, c'est etonnant, ils se regroupent, je dois etre le seul "caucasien" parmi eux, m'accueillent cependant avec gentillesse et sympathie. Je danse libre et libere, peu importe le regard, si jamais, des autres. Oubli pendant trois heures au son des lasers verts et des caissons ultra-basse.
Ce matin, petit dejeuner sur le marche Victoria, musique gipsy d'un guitariste sur le trottoir, l'endroit vaut vraiment le detour. Il faisait beau, ca avait l'air d'un printemps. Le marche est une structure couverte avec des echoppes en dur sur une partie, carrelages blancs, grandes vitrines. On deambule parmi les victuailles, je ne suis pas certain qu'il y ait une organisation thematique : le patissier cotoie le marchand de vin, tandis que l'epicier grec a pour voisin une echoppe de conserves aborigenes. Quelques fromagers aussi, fromages locaux, certains noms en francais ("Brie from the Yupika Valley"...). Tout cela commerce dans une ambiance tres familiale, prenons un cafe on le boira sur les tables dehors.
Ce soir, a nouveau sortie : restaurant italien (pas terrible) - j'ai goute mes premiers vins australien et neo-zelandais, puis "european cafe" un groupe de rock, on dirait Buffy et les vampires, lycee des 90's et un peu de Grease pour huiler tout ca * je sais, elle etait facile*. Bof. Je prefere la transe, definitivement.
Il est presque 3h du matin. Peut-etre penser a se retirer.
Bref, une journee tranquille, on fera plus culturel demain ;-)
20:40 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie
25/06/2004
City in the winter
On dit dans les guides que le temps de Melbourne est imprevisible - c'est bien la sa seule constante. Il varie en quelques minutes, crachin leger et grande dechirure ensoleillee sur les facades de verre. *j'vais arreter de demander le bulletin meteo aux cabdrivers.*
Premier tramway. Donc, pour acheter un billet, il faut de la monnaie, comprendre que le billet est valable deux heures pour un nombre illimite de trajets, faut-il le composter a chaque fois, j'ai pas encore la reponse...
Rencontre avec Carmen et trois de ses amis. Petit dejeuner chinois, pas tres bon de l'avis commun, suffisamment roboratif pour marcher ensuite des heures a la decouverte de la ville. Le vent peut etre percant *penser a s'acheter un pull et une veste - ca tombe bien, c'est les soldes d'hiver*. On deambule oeil aux aguets d'une photo, la lumiere est tres douce presque normande ; l'une d'elles est en architecture, echanges de points de vue interessant sur les immeubles en construction. Le centre sur Federation Square a l'air complexe, patchwork de facades orientees selon trois angles, en fait un simple exercice de geometrie et de physique : il n'y a qu'un seul mur qui se deploie en entrelacs de poutrelles metalliques reliees de verre. Un ouvrier nettoie les vitres : il doit en cauchemarder la nuit. Le centre ville n'est pas si grand, peu de vieilles batisses, on sent le dynamisme tranquille de la cite.
La nuit tombe sur Melbourne, 17h30. L'auberge est spartiate et peu chauffee, melange culturel : japonais, chinois, un Francais (serviteur !), anglais, australiens, ... On pourrait y faire aussi Shakespeare au champagne.
Tout ca a le charme melancolique du hors-saison, les gens se croisent emmitoufles dans la nuit luisante de neons tranquilles. La fraicheur envahit le lobby au gre des portes ouvertes. Calme vesperal enveloppant la cite, meme les trams semblent retenir leur bringuebalement.
12:20 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie
Tous les matins du monde
... finissent par se ressembler : fallait-il se trouver de l'autre cote du monde pour etre reveille (et sauve pour le rendez-vous... j'avais oublie le reveil) par... des PIGEONS qui roucoulent (fort) sur le rebord de la fenetre ??!!!
Il pleut sur Melbourne, sorte de crachin leger presque insensible. On dit que le temps change tres vite ici, j'en accepte l'augure.
*ah oui, les claviers sont qwerty, pourquoi le reste du monde ne s'adapte-t-il pas a nous ? - je plaisante, Maman ;-P*
03:15 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie
24/06/2004
C'est beau, une ville, la nuit
Melbourne.
La deuxieme partie du voyage a ete terrible, alternant sommeil profond, reveils en sursaut ("nous traversons actuellement..."), esprit en roue libre *mais qu'est-ce que je fous ici ??!!*, pensees entrechoquees *c'etait quoi, cette remarque sur l'immaturite assumee ?*, ... sorte de reve amer, cet etonnant effet de la fatigue clochardisant l'ame (merci Jack).
Et la. Arrivee par le haut de Melbourne, gratte-ciels illumines, la ville a un petit air de San Francisco, joli port, tramway et pietons deambulant. La nuit y est belle, une rumeur de Kyoto aussi, pour le bord de la riviere Yarra. *a faire : relire le mode d'emploi pour les photos nocturnes*
Il fait 10 degres, le taxi dit "c'est un soir froid", la nuit est claire, nebulosites. Ame sereine : chuis arrive !!!
*ah ! oui, on roule a gauche, aussi*
Demain, rendez-vous est pris avec Carmen, les vacances commencent.
*je n'ai deja plus aucune idee de l'heure en France*
15:20 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie
22/06/2004
N'importe quoi... et le reste
Il est presque 21h. Les bagages ne sont pas commencés, rien n'est prêt (sauf le billet d'avion et l'appareil photo - qui a dit "voyager léger" ?), le cadeau pour mon amie Carmen - on verra demain à l'aéroport, le permis international - raté, j'espère que les loueurs préfèrent le business à la réglementation, le visa - demain au comptoir d'embarquement.
*vivre sur le fil, qu'ils disaient*
et j'ai passé un après-midi merveilleux.
*dis, hé !, serait temps de te stresser un peu*
22:35 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie
20/06/2004
Ouverture (allegro fortissimo)
C'est contagieux ce truc... Après avoir baguenaudé dans le weblog de ma petite soeur d'âme (qui, soit dit en passant, m'a fait un coup en traître en mettant une photo de moi-absolument-pas-à-mon-avantage... j'me vengerai), et comme je pars trois semaines aux antipodes (Australie), et que, et que/
*on s'en fiche, t'as ouvert un blog, voilà, un narcissique affiché de plus*
*oui mais non, c'est aussi pour mes amis*
*paix mes enfants, paix ! ce qui compte est ce qui est*
Ah oui, paraît que je suis schizo, dit une amie...
21:10 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





