19/06/2009
Depuis la savane
Après quelques mois dans ce nouveau poste, je commence à mieux cerner les caractères.
Une vraie animalerie, crocodile de marigot, vieux singe (à qui...), renard mielleux et zébu fatigué.
Un Disney à l'humour las.
16:33 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la compagnie
27/05/2009
La note de toutes les notes
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11:24 Publié dans Expéri-mental | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22/04/2009
Corps vivant, corps mort
La déraison du tout-biologique, du tout-génétique aboutit à la totale déshumanisation du corps.
Sur quels fondements éthiques peut-on baser une exposition de personnes mortes, mises en scène comme aucun taxidermiste n'oserait mettre en scène un animal, déchiquetées et tronçonnées pour tenir le fascinus haut levé ? Auraient-elles toutes consenties - ce qui est très loin d'être prouvé-, ces personnes -car oui, elles ont été des vivants-, que ça ne changerait rien, paradoxale rencontre de l'insanité de la permanence et de la folie du spectacle.
Sur quels fondements éthiques peut-on arriver à imposer son désir d'enfant au point de payer le ventre d'une femme indienne pour porter "son" enfant, le sien puisque, n'est-ce pas, les gamètes ne mentent pas, thuriféraires du seul vrai lien familial ? Si tu n'as pas mon sang, tu n'es pas des miens ? Ou ne serait-ce pas plutôt : si tu n'as pas mon sang, tu n'es pas "mien" ! Comment le désir d'enfant peut-il dériver en "droit à mon enfant que je ne pourrais considérer comme tel que s'il a 100% (au pire, 50%) des gènes de ses parents, à tout prix mais en comparant les tarifs" ?
Quelles folies !
10:42 Publié dans Polis, -itis : la Cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/04/2009
Géographie d'entreprise
J'ai commencé la journée avec l'Afrique du Sud.
Continué avec l'Egypte, l'Algérie.
Terminé avec la Turquie et la Russie.
Ma géographie s'améliore.
20:14 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30/03/2009
As time goes by... (2)
Soudain, l'appel à la prière se fraie un chemin dans la cacophonie urbaine. L'air est humide, atlantique, chaud dès que le soleil apparaît. La ville subitement bascule : ce n'est pas l'Afrique seulement, c'est aussi l'Islam, dans sa version apaisée (sunnisme malékite, pour les plus intéressés d'entre vous).
Le chant du muezzin efface les buildings : des minarets tombe la parole, et la ville s'y blottit.
Dans la Medina près du Palais Royal (la plus petite, la plus marocaine des deux - l'autre est derrière le Hyatt, grosse de néons et autres pièges à touristes), l'enfilade de colonnes abat le couchant sur les échoppes étroites où s'empilent jusqu'au plafond les babouches, les pièces d'argenterie, les faiences, les vêtements. Une saignée au sol graisseux mène à une petite cour : le marché de gros aux olives. Immenses bidons en plastique bleu, où se serrent des dizaines de variété. Le pavé de la cour dégorge son trop-plein d'huile et de poussière mêlées, ça colle et glisse en même temps, de façon surprenante.
La nuit tombe, nous dînerons de fritures et d'un poisson grillé.
14:55 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : casablanca, maroc
19/03/2009
As time goes by...
Le feulement des réacteurs accompagne la version aérienne du "petit déjeuner continental" (sucré, salé, chaud, froid). Il est peu après 7h30, siège 12D d'un Airbus A318 d'Air France en route pour le Maroc, trois heures de vol.
En approche, la première impression est : "C'est vert !", plus vert que je ne l'imaginais. J'apprendrai plus tard que le Maroc aride est aux portes de Marrakech. Ici, c'est l'influence atlantique, la brume de mer matinale.
Et les conséquences bourgeonnantes d'un hiver pluvieux.
Casablanca : pour moi, un mythe. Celui de maisons blanches, de foules compactes en burnous et jellabas, un air de piano intemporel, un homme qui aime encore une femme qui a renoncé à lui. La France, aussi, celle des pages d'une histoire sombre et glorieuse.
Casablanca l'européenne, ville africaine au rivage atlantique.
Les immeubles des années 50 cotoient les récents buildings de verre des banques et des industries. Cela n'empêche pas l'absence quasi-totale de trottoirs, ou, quand ils existent, fleuves de petits carreaux posée sur du sable ("sous les trottoirs, la plage" : c'est ici vrai !), incomplets, déchirés, troués. A côté d'un flot de Logan neuves, de vieilles guimbardes improbables discutent la route à une âne tirant sa charrette. Au carrefour, la population mêle sans logique apparente burnous, voiles, uniformes d'écoliers, costumes cintrés et mini-jupes cheveux au vent : l'injonction vestimentaire se nourrit de tant de sources, sans qu'aucune ne l'emporte (hormis dans les quartiers populaires, plus traditionnalistes), qu'il en résulte une impression de joyeux désordre, éclat de rire permanent à la face des tristes sires. Un confluent qui n'est pas sous influence : j'aime beaucoup.
Côté circulation, c'est l'anarchie. La signalisation routière, hormis quelques rares feux, ressemble à une aimable suggestion du préfet de police : lignes blanches, clignotants, stop - autant d'accessoires devant le couple originel de l'appel de phares et du klaxon. Joyeusement jouissif la plupart du temps, sauf quand la droite est occupée par un bus vert clair et blanc (d'anciens modèles de la RATP rebaptisés) et la gauche par une mobylette pétaradante - et fragile.
(à suivre)
15:16 Publié dans Détours du monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : casablanca, maroc
12/03/2009
Transitionnels
Bientôt un mois à mon nouveau poste.
Passées les premières semaines de prise de connaissance des dossiers, je m'affronte maintenant à l'épineuse question de la reprise en propre de certains projets, sans pour autant repartir de zéro, vexer les anciens responsables ni paraître débarquer de la Lune. Je n'ai pas encore la réponse.
Je me familiarise aussi avec les us de mes nouveaux patrons : le fonctionnel est aux abonnés absents (et je sais qu'il surgira comme un diable de sa boîte quand il en sentira le besoin), le hiérarchique a son propre agenda ; et ceux de mes collègues.
Bref, j'ai conscience que j'entre dans une période difficile.
12:22 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : la compagnie
02/03/2009
A-diction
D'où vient que les mots s'évaporent ?
Je n'écris plus beaucoup ici, plus du tout ailleurs.
Le rêve du quotidien est circonscrit par la liste des tâches journalières. L'effondrement vers le pénible est insensé, et je me rends compte que vouloir organiser le pénible, c'est déjà y céder. Il ne s'agit pas de s'aveugler : il y a toujours des "choses à faire", delenda Carthago.
Or, Carthage m'indiffère.
Mettre en rapport la vie rêvée et la réalité fonctionnaire, voilà l'erreur, le contre-nature.
Je cherche...
11:20 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/02/2009
Les merveilles de la Création
Aujourd'hui, la nounou a emmené Solal au Salon de l'Agriculture.
(Bon, il a déjà vu des vaches, en Auvergne - bon sang ne saurait mentir)
Combien j'aimerais être avec lui, plutôt que dans le quotidien morne de ma vie de bureau !
Photos à suivre :-)
13:17 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salon, agriculture, auvergne
19/02/2009
Puits gravitationnel
Au bureau, ma prise de fonctions déclenche des effets intéressants.
Un de mes anciens collègues est tombé dans le syndrome "MRVC" (Ma Relève Verra Ca, en militaire) et considère que, sur tel ou tel projet, la relève, c'est moi. Sur le fond, il a raison. Mais la forme qui consiste à m'envoyer un e-mail avec le compte-rendu de la dernière réunion (sous forme de liste de choses à faire mais sans indication de qui doit faire quoi pour quand) en m'indiquant qu'une réunion doit être organisée (par moi) la semaine prochaine... me, dira-t-on, chagrine.
Retour à mon ancien boss, qui confirme le fond et modifie la forme : on fera une vraie réunion de transmission, avec toutes les parties.
Quant à mes nouveaux collègues, ils voient arriver avec soulagement "l'homme qui va s'occuper des aspects d'organisation et de production". Je me retrouve donc avec une liste de tout ce qui est à améliorer, à mettre en place, à déployer sur la totalité de la zone, à prise d'effet immédiate... Passé le sentiment d'avalanche, je promets de leur revenir avec leur liste mise en forme, hiérarchisée par enjeu pour que l'on puisse ensemble la prioriser : tout ne peut pas être pour tout de suite, partout !
Pendant ce temps, mes deux nouveaux patrons (hiérarchique et fonctionnel) me mitonnent une liste d'objectifs (quoi pour quand) qui tient déjà sur deux pages.
Vivent les créations de poste...
11:43 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : la compagnie
09/02/2009
Nouvelle vie
Solal fait désormais quatre pas tout seul et ressemble de plus en plus à un petit garçon.
Elle a réussi sa première grande réunion à l'hôpital.
Nouveau job en place, avec déjà un dossier intéressant et complexe sur le Maroc et l'Algérie. Un déplacement au Maroc début mars.
Fin des cartons dans l'appartement. Il reste encore du tri et du rangement, notamment inverser la place de deux bibliothèques (arg !) mais on en voit le bout.
Lave-vaisselle livré et en marche : c'est amusant de constater que l'on garde encore les réflexes de la vie sans machine (de l'art d'économiser les couverts).
Reste à faire :
- changer de banque
- terminer les formalités de changement d'adresse
- et surtout, accrocher enfin les cadres aux murs.
Deux baby-sitters à rencontrer : on va pouvoir recommencer à sortir.
Au restaurant d'entreprise, ce midi, un collègue : "Tu as l'air serein et reposé."
Pas faux.
13:18 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27/01/2009
Le fil de la plume
Quand trois traits de plume définissent un visage, le plus important se trouve dans les zones blanches.
Une femme afghane veille son mari, dans le coma après un accident stupide. La répétition des gestes clôt une nouvelle réalité de soins, de silence, d'attente.
Mais l'attente de quoi ?
Ariq Rahimi écrit un court roman d'une densité troublante, dans lequel les murs d'un mariage en zone de guerrilla tiennent par la force d'une volonté et l'abandon face à ce qui nous dépasse. Comme un chant, le texte change de rythme, saute, revient, décrit et détaille, prononce ou, le plus souvent, tait : nos projections prennent place, jusqu'à ce rendre compte qu'il n'y a rien à projeter, vraiment rien à juger. Accueillir seulement la parole, de ruisseau à tempête, d'une femme à la lucidité de lame.
Dans un paysage de roches, l'eau chante, grossit et se fraie un chemin, vers ?
Magnifique roman.
11:10 Publié dans Voir, entendre, ressentir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : syngué sabour, ariq rahimi, goncourt
13/01/2009
En désir
Chaque soir, en débouchant du métro, ligne 6, je vois la Tour Eiffel illuminée depuis le boulevard Pasteur.
Chaque matin, dans la cohue tressautante de la rame, le dôme des Invalides, endormi sous le ciel laiteux de l'aube hivernale.
Hier, j'ai croisé un jardin d'enfants, minuscule, au départ de l'avenue de Breteuil.
Paris s'oublie dans la froidure, la neige a disparu - seules quelques fragments de glace dans les creux et caniveaux.
La Seine se joue immobile, au droit des tours de la Défense.
Côté cour, côté jardin : je traverse l'espace
en attendant demain.
Aimez-vous Brahms..
13:36 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, metro, seine
05/01/2009
En nouveau
Le déménagement : une épreuve. Il ne reste plus que sept ou huit cartons à ouvrir, tous les autres l'ont été en 48h, avant les vacances.
Reste à bien ranger.
Les vacances : si loin de l'agitation de l'an passé ! Belles, un peu de neige pour que Solal la découvre, de bons repas, de bonnes bouteilles en famille.
Et un virus.
La rentrée à Paris : longue comme une autoroute, pour trouver le contrat de travail de mon prochain poste, à la maison-mère, dans la boîte aux lettres.
Et toujours pas d'Internet.
Il neige ce matin sur la ville, qui allège la reprise.
Bonne année 2009 à tous !
11:46 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10/12/2008
Dénouaison
Appartement dans la rue bruyante : signature annulée.
Appartement moche au calme : à décaler ? (Il reste deux jours avant la signature)
Bail signé.
Et l'on se rend compte que nous ne disons plus "l'appartement" ou "la maison" en parlant de celui où nous sommes encore pour quelques jours.
Vivement le déménagement !
15:30 Publié dans Paris rêvé, vécu, vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note








